08.05.2008
Nous l'avons bien senti !
Il s'agit du tremblement de terre de cette nuit, on en parle ici.
Après trois semaines au japon et à trois jours de notre départ, on croyait qu'on allait passer "entre les gouttes" mais non: nous n'étions pas encore couché à cette heure, cherchant sur internet des informations pour le lendemain quand je sens mon cerveau bougé tout seul dans ma boite crânienne, je dis à Pia "c'est un tremblement de terre!", on entend ensuite des craquements comme pour un grand coup de vent et quand je me lève, je sens le sol de l'appart qui bouge.
Comme ça s'arrête après 10 secondes, on abandonne l'idée de réveiller les enfants pour se mettre tous sous la table.
20 minutes plus tard, on va se coucher en gardant toujours cette impression que le sol bouge, c'est très bizarre. J'ai un peu de mal à m'endormir quand j'entends à nouveau des craquements et des pas du voisin au dessus: c'est une nouvelle secousse bien plus forte cette fois. On saute du lit et on réveille difficilement les garçons en les tirant sous la table. On n'arrive pas à réveiller les filles. Ca dure un peu plus longtemps mais ça s'arrête. On retourne se coucher en pensant que chaque secousse repousse un peu plus loin la prochaine (est-ce vrai Mathieu ?).
On a eu un peu peur quand même, le tremblement de terre de Kobé de 1995 a fait 6000 morts.
Jerome
00:51 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Tremblement de terre, Jerome
20.04.2008
Encore à manger : pour la route
Eh oui, nous quittons Kyoto aujourd'hui. Nous sommes tous un peu tristes, cette ville nous a beaucoup plu, par son petit coté ville de province, calme et sympathique. Il faut dire que c'est cet aspect que nous avons recherché à Kyoto, la ville des Geishas.

Il est probable que la ville moderne est sous-jascente. Nous voici prêts à prendre le bus.

Et voilà un petit bout de la ville que nous quittons.

Nous allons donc reprendre le train, le shinkansen, rapide et confortable.

Le départ est prévu aux alentours de midi. La gare est immense et bondée (cherchez nous, on est quand même faciles à reconnaître).

Lors de notre précédent voyage en train, nous avions acheté notre repas dans la train, ce qui était insuffisant : un bento pour nous tous !. Je suis bien décidée à faire mieux aujourd'hui.
Nous nous précipitons donc dans une boutique de la gare,

et choisissons neuf bentos, allant du plus classique (viande et riz pour certaines personnalités plus classiques)

, au plus exotique (rien de bien bizarre : sushis à l'omelette sucrée, peut être ?).

Dans le train, grand émerveillement : les bentos, c'est encore plus beau que bon .

Et puis les petites douceurs que nous avons choisies sont délicieuses : crêpes de riz au chocolat, boulettes de presque pâte d'amande. Maman a bien choisi.
A l'arrivée à Tokyo, le propriétaire des appartements où nous allons vivre, Makoto, nous attend. Il nous emmène chacun dans sa chacunière. Nous, les Gelin, avons un confortable appart de trois pièces, avec une cuisine, et, miracle, un lave linge ! Makoto nous explique le fonctionnement du tri ménager (après une semaine, nous n'avons toujours rien compris, et espérons que nos erreurs inévitables (qu'est ce qui brûle, qu'est ce qui ne doit pas être brûlé ?)ne vont pas flanquer le système par terre...
Et, bien installés, nous allons faire les courses au rayon exotique du super marché : pâtes à la sauce tomate pour tout le monde, et fruits pour le dessert.

Pia
23:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Train;Bento;Pia
Papa annonce la couleur
Voilà Papa qui se promène dans le parc du pavillon d'or, à Kyoto. Il a trouvé une carte des lieux, une carte en anglais, très pratique, et la porte dans sa poche arrière.

Regardez de plus près...

Pia
00:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Pia
19.04.2008
Bains chauds, il fait beau
Après la douche des deux dernières journées, aujourd'hui, fait incroyable, il fait beau. Remarquez, on le savait, la météo japonaise est très fiable.
Nous voilà donc, pas trop tôt le matin, chacun de son coté en train de faire les courses pour un picnic. Nous nous retrouverons dans une petite gare de l'est de Kyoto, et prendrons un train pour la campagne. Aujoud'hui, nous allons à Kurama, un petit coin charmant paraît-il. Nous avons fini par comprendre le fonctionnement des appareils à ticket. Le plus dur, c'est de compter combien il y a d'enfants et d'adultes et d'appuyer sur les bonnes touches. Comme il faut s'y prendre en plusieurs fois, je ne vous ra(compte) pas combien de fois on s'est trompé !

Chargés de nos provisions, nous nous retrouvons dans la gare. Une demi heure de train plus tard, nous sommes arrivés au terminus, après avoir partagé la voie unique avec les trains qui viennent en sens inverse.

Voilà le plan local qui va nous guider...Mignon n'est-ce pas ? Et pourtant officiel.

L'endroit est peu fréquenté, très calme. Zen ?

A Kurama, il semble y avoir une histoire et un folklore conséquents, mais on ne comprend pas tout.

On retrouvera notamment ce personnage rouge écarlate, concurrent de Cyrano de Bergerac, décliné en de multiples objets dans les échoppes pour touristes du village.

Comme les enfants ont soif, Papa (Erik) offre une tournée générale au distributeur de boissons.
Je crois que je ne vous ai pas encore parlé des distributeurs de boisson japonais. Ils ont plusieurs caractéristiques intéressantes:
- Ils sont omniprésents. Impossible de mourir de soif, dans le quartier le plus reculé de la banlieue la plus résidentielle, on trouve ces distributeurs, disponibles pour tous.
- Ils sont explicites : toutes les bouteilles, de tous les parfums différents, et avec toutes les tailles disponibles, sont affichées sur le devant de la machine. Impossible de se tromper, impossible d'être trompé, vous avez ce que vous avez demandé, pas de surprise (sauf si vous ne lisez pas très bien le japonais, et encore, on s'en sort pas mal, puisque les bouteilles sont abondamment illustrées)

- Ils ne proposent que des boissons froides, même du café.
- Ils proposent des prix très attractifs (moins d'un euros, ça ne se trouve plus depuis longtemps en France)
- Ils disposent d'une poubelle ! Et ça, croyez moi, au Japon, c'est très précieux : les poubelles sont rares, donc il est courant de devoir trimballer ses ordures jusque...Parfois jusque chez soi (quand on n'a pas réussi à caser sa bouteille dans la minuscule poubelle des WC pour dame) !
Donc on prend vite le pli : on boit près de la machine , et on jette la bouteille avant de quitter les lieux.
Est il besoin de préciser que, malgré le manque de poubelles, il n'y a pratiquement jamais de papiers par terre, au Japon ?
Cette première soif apaisée, nous nous dirigeons vers le temple. Il est tout en haut d'un escalier à flanc de colline. C'est samedi, mais il n'y a pas tellement de monde. Et pourtant, l'air est doux, le soleil est là, et les cerisiers neigent.
L'escalier est raide,

et est remplacé parfois par un sentier. Partout, de petits temples,

de petits ponts,

des points de vues où s'arrêtent parfois les japonais.

Moins poétique, on trouve aussi des toilettes publiques, toujours très propres. Celles-ci ont bien amusé les filles: nos hommes européens font face à un mur trop petit pour les cacher, alors on peut voir... leur visage !
Au sommet, nous trouvons le temple, et, devant, une cours pleine de cerisiers en fleurs.

Les visiteurs, chacun à leur tour, se placent devant le temple, tirent la corde pour actionner la cloche, mettent quelques piécettes dans la fente, claquent deux fois des mains, et puis s'inclinent, les mains jointes.

Certains allument aussi des bâtonnets d'encens. Nous entrons dans le temple, très sombre par rapport à l'extérieur. Tout serait paisible, finalement,

si nous n'étions pas là. Nos horribles enfants (surtout les plus jeunes) et nièce se pourchassent dans les escaliers et les jardins. Nous battons en retraite pour pique-niquer plus loin !La vue est pas mal non plus.

Nous redescendons ensuite :

objectif, le Onsen du village.
Les Onsen, ce sont les bains chauds naturels traditionnels japonais. Le Japon est terriblement volcanique, et on y trouve de nombreuses sources chaudes. Les japonais vont s'y tremper très régulièrement.
Le principe est simple : l'eau chaude est un délassement, il ne faut pas la souiller. Donc on s'y baigne tout nu, tout propre. Les bains sont généralement pris sexes séparés. Et il faut se laver avant le bain, pour que l'eau reste propre. Pour nous, qui sommes 5 filles et 4 garçons, pas de problème. Nous louons des serviettes de bain, et achetons des petites serviettes à main, qui ne restent pas sèches, mais servent à se couvrir un minimum en sortant de l'eau. On voit pas mal d'images de japonais portant cette serviette sur la tête pendant leur bain. Je ne l'ai pas vu en vrai.
Donc nous payons notre prix d'entrée, nous nous séparons,

et allons nous déshabiller dans le vestiaire, où l'on trouve de grands paniers pour mettre les vêtements (et aussi des casiers fermant à clé, quand même). Le déshabillage est un peu plus difficile pour certaines adolescentes, mais nous nous retrouvons à l'endroit lavage, où, assises sur de petits bancs, nous utilisons le savon liquide fourni, et une eau pas très chaude...
Et puis on se met dans le grand bassin en bois et pierre. L'eau nous arrive au cou quand nous sommes assises. Nous sommes dehors et pouvons contempler les arbres et la montagne, au dessus de l'enclos qui protège nos pudeur des hommes... L'eau est très chaude. Il est souvent nécessaire de sortir le haut du corps pour se rafraîchir. Puis on replonge, sans bruit si possible, l'atmosphère est au calme. Il est impensable de chahuter ou même de nager.
Voilà Colas dans cette chaude atmosphère ! (il y a aussi un bain intérieur)

Au total, trois quarts d'heure dans l'eau, c'est plus que suffisant. Nous sortons et nous nous rhabillons. Les filles sont très étonnées de la pudeur... différente d'une vieille japonaise : elle remet presque tous ses vêtements avant sa culotte !
Nous sortons échauffés et mourant de soif. Il y a heureusement un distributeur de jus de fruit glacés à la sortie !
Note de Jérôme: Du coté des hommes, on ne s'est pas gêné pour tester la serviette sur la tête.
Nous retournons au village lentement. Difficile de repartir, on est si bien.
Avisant un salon de thé, nous entrons, enlevons nos chaussures et montons sur le tatamis. Nous sommes les seuls clients. La tenancière nous offre un thé vert de bienvenue.

Et nous demande ce que nous voulons. Instant de flottement : nous voulions du thé ! Et nous l'avons déjà eu.
Nous en commandons quand même, et demandons s'ils ont des gâteaux. Là, je vous laisse imaginer : toute la conversation se fait par signes, nous n'avons pas de langue en commun. Nous finissons par comprendre qu'ils ont des patates douces. Nous commandons, et en fait c'est le vendeur de patates douces qui est devant la porte du salon qui fournit. Et c'est tellement bon, ces patates douces rôties au four sans rien, qu'on en commande encore et encore.

On rentre tranquillement : demain, nous quittons déjà Kyoto pour Tokyo !
Pia
08:35 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kurama, Pia, Onsen, Bains
18.04.2008
Le gros Bouddha de Nara
Il pleut toujours, sur Kyoto, mais aujourd'hui, nous allons à Nara, encore une des multiples anciennes capitales du Japon. Ce n'est pas très loin de Kyoto, et nous y allons en train, grâce à la Jr pass. Nous avons rendez vous avec une autre guide : Idemi. Idemi est très jeune, et elle est étudiante en histoire de l'art. Elle nous attend à la gare, où, par miracle, nous ne sommes presque pas en retard.

Nous allons visiter le temple où se trouve la plus grande statue de Bouddha du Japon. Il fait aussi mauvais qu'hier, il pleut, mais nous sommes motivés. Nous montons dans les ruelles de Nara. Les boutiques, en grand nombre, contiennent des objets hétéroclites, comme par exemple des petites rennes au nez rouge, gonflables : qu'est ce qu'ils peuvent bien faire ici, et en plus même pas à Noël !
Un grand escalier monte sur la colline. Sur le coté, de jolies petites statues bizarrement affublées de bavoirs rouges.

Nous trouvons ça mignon, mais Idemi nous explique que ces statues de pierre représentent des bébés morts, c'est pour ça qu'ils ont des bavoirs.
Nous continuons à grimper,

et nous arrivons au sommet. Là, une fontaine s'offre à nos regards, et Erik demande à Idemi de nous montrer son utilisation : c'est une fontaine de purification, dans la religion bouddhiste, il faut se purifier avant de prier. Idemi nous explique : avec la petite louche en bambou fournie, on se verse de l'eau sur la main droite, puis la gauche. Enfin, on se rince la bouche.

Les enfants essayent, et leurs parents s'efforcent d'empêcher la bataille d'eau !
A propos d'eau, nous apprenons que la décoration en forme de vagues posée sur la pagode

sert (virtuellement) à la protéger du feu, puisque la pagode, avec ses 3, 5 ou 7 étages (les nombres pairs ne sont pas parfaits), est entièrement en bois.

Il pleut, donc nous décidons que nous avons très envie de visiter un temple, et ensuite un musée. Dans le temple, une statue de Bouddha, munie de 12 gardiens, un pour chaque année du cycle chinois. Nous essayons de trouver lequel est le singe...Ils ont tous une tête très patibulaire.

Le bouddha est spécialisé dans les études, ce qui fait que des étudiants viennent le prier, après avoir glissé leur obole dans une fente. Le parc du temple est plein d'écoliers en uniforme, mais plus jeunes que ceux que nous avions rencontré précédemment. Il est aussi plein de daims...Et brusquement, nous comprenons : les rennes au nez rouge, ce sont des daims !

Idemi confirme : ils sont sacrés ici,

et les visiteurs les vénèrent, et leur offrent des douceurs (en vente dans toutes les bonnes échoppes à touristes). Nous tenterons le coup un peu plus tard : les daims, après épuisement de la manne (des biscuits "spécial daim", heureusement que nous avons une guide, ce ne sont pas les inscriptions sur le paquet qui auraient pu nous empêcher d'en manger, sinon), n'hésitent pas à chercher dans les poches de nos Kways pour trouver du rab.

Dans le musée, nous nous félicitons d'avoir une guide étudiante en beaux arts : elle peut ainsi nous expliquer un peu ce que nous voyons, malheureusement, j'ai un peu oublié...En tous cas, nous admirons plusieurs statues de boudha très anciennes, ayant des vertus différentes. Un peu plus loin se trouvent des statues qui ont défié le temps : elles ont presque 2000 ans. Et puis, au milieu, une énorme effigie de bouddha : le bouddha aux mille bras. En fait il en a 40, chacun compte pour 25. Il a aussi des têtes tout autour de la tête. Il est donc prêt à écouter et à aider 1000 personnes en même temps. (je saute quand même sur l'occasion pour dire qu'à mon avis Dieu est plus fort, il peut écouter et aider encore plus de monde en même temps !)

Et puis, il faut sortir; sous la pluie, et nous diriger vers le gros bouddha, le plus gros du Japon, qui est dans un très grand temple, très célèbre. De loin, nous apercevons le toit du temple. Il porte deux queues de poisson en métal brillant : encore une fois, c'est pour protéger la bâtisse en bois du feu. Elle ne risque rien aujourd'hui, à mon avis.
L'entrée du temple bouddhiste est gardée par deux gigantesques statues à l'air martial.

Une est visiblement en train de crier. Idemi précise qu'elles crient toutes les deux, mais une crie oum (bouche fermée), et l'autre ta (bouche ouverte). Il semble que ce soient les lettres extrêmes de je ne sais plus quel alphabet (les sons oum et ta eux mêmes sont proposés sans aucune garantie). Ca veut dire que les gardiens protègent la statue de tout l'univers.
Marchant sur le pavé symbolique, nous allons jusqu'au temple, et y entrons. Le bouddha nous domine du haut de ses 15 mètres. Il est doré, imposant, le "sommet" perdu dans l'ombre.


et tombons sur une file d'écoliers de 8 à 10 ans. Ils font la queue pour passer dans le trou d'un pilier.

Ce trou creusé dans le bois, à ras de terre, est, paraît il de la même taille que les trous des narines de la statue de Bouddha. Quiconque peut passer par là jouira d'une très bonne santé. C'est pour ça que les enfants font la queue ! Elise, Philémon et Colas attendent leur tour pour tenter le coup. Nous les plus grands avons bien trop peur de ne pas passer... (et pas envie de nous traîner sur le sol trempé, non plus). Quelques adultes japonais essayent et y arrivent. J'ai l'impression que la superstition est encore assez vivace, ici.
Nos enfants , j'espère, ne cèdent pas à la superstition en brûlant de l'encens, mais à l'attrait du feu et de la bonne odeur !

Tout ça, c'est très joli, mais, encore une fois, nous avons très froid, et très faim aussi. Idemi promet de nous amener dans un endroit où il fait chaud, et elle tient parole : nous entrons dans un restaurant d'okonomiyaki. Les Okonomiyaki sont des grosses crêpes, fourrées de légumes, viande ou poisson ou nouilles, garnies de copaux de bonite (thon séché). Elles sont servies sur une plaque chauffante et finissent de cuire devant nous.

C'est délicieux ! Très loin de la cuisine japonaise telle qu'on l'imaginait, mais très bon, et parfait quand on a froid (la grande plaque chauffante au milieu de la table est formidable !
Après ça, difficile de se bouger. Nous errons dans les rues du vieux Nara, qui montent et qui descendent,

arrêtés tous les 20 mètres par des magasins alléchants. Nous arrivons trop tard à la vieille maison que Idemi se proposait de nous faire visiter. Mais nous avons quand même le temps d'observer les vieilles rues pavées, les maisons basses, fleuries (là, c'est quand même la devanture d'un fleuriste)

et flanquées chacune d'un seau rempli d'eau, en cas d'incendie.
Merci, Idemi, pour cette visite si agréable et instructive !
Pia
00:45 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Nara, Boudha, Daims, Okonomiyaki, Pia
La grande porte de bois
Le chemin des philosophes nous a mené à un temple. Il pleut toujours autant, et nous avons froid, mais ce temple est en fait un jardin, dans lequel on peut visiter de petits temples, mais surtout une porte monumentale en bois, et un aqueduc. La porte est en fait tout un bâtiment.

Nous grimpons, en chaussettes, nos chaussures dans un sac plastique à la main, dans cet édifice tout en bois sombre. Nous admirons la vue sur les jardins trempés...

Mais aussi sur le vieux Kyoto.
Il faut faire la queue pour redescendre l'escalier raide :

toujours les écoliers en voyage scolaire. Les pauvres n'ont pas de chance avec le temps !

Sous cette immense porte en bois, deux mannequins présentent la collection de printemps (ou d'automne, ce n'est pas flagrant).

Tout un petit monde est autour : photographes,éclairagistes, maquilleuse.

Les deux jeunes filles sont ravissantes, mais je ne crois pas que cette mode s'exporte facilement...
L'aqueduc prends son l'eau dans un grand lac proche de kyoto, et l'achemine dans les quartiers.

Moi qui croyais que les seuls aqueducs étaient romains !

Nous sommes trempés, et avons très froid, aussi sommes nous ravis, après cette visite éclair du temple, de nous diriger vers un restaurant très chic.
Nous enlevons nos chaussures, et sommes introduits dans un salon particulier : grande table basse sur tatamis,

coussins, vue sur le jardin intérieur. On nous sert un repas très raffiné : tempura (beignets légers),

soupe miso, riz, et petit dessert au tofu et kiwi. C'est très bon, et très exotique. imaginez la gymnastique des serveurs pour poser avec déférence un bol de riz sur une table à 40 cm de hauteur !
Nous arrachant ensuite à la tiédeur du restaurant, nous courons sous la pluie vers le centre d'artisanat de Kyoto : à nous les kimonos et autres chapeaux (pour Valentine). Nous faisons nos adieux à Yoshiko qui ne nous est plus très utile, et qui doit avoir envie de rentrer chez elle. Les enfants obtiennent de faire de petits objets artisanaux : émaux,

toupie,

sachets d'encens...

Après un lent goûter (c'est très long et très inhabituel ici de servir 9 gaufres au chocolat), nous partons vers le très célèbre quartier de Gion, le quartier des Geishas. Mais qu'il est encombré ! Les enseignes sont les mêmes que dans notre quartier, mais cet endroit est sillonné de cars de touristes qui espèrent apercevoir LA geisha. Nous, nous en avons vu plein, juste à coté de chez nous.
Nous sommes ici pour voir un spectacle très touristique justement : Gion Corner. Ce spectacle nous permet, en une heure chrono, d'avoir une idée de 5 arts : la cérémonie du thé (la dame qui a fait la démonstration avait des gestes d'une grâce incomparable),

l'arrangement floral, le théâtre kabuki,

la danse des maikos (apprenties geishas),

et le théâtre de marionnettes.

Pour que ce soit plus efficace, les scènes ont lie en même temps. Au vu de la performance des maikos, qui ont l'air revêche et pas du tout gracieux, je regrette beaucoup que notre emploi du temps ne nous permette pas d'aller voir les vraies danses de printemps, qui ont lieu demain (il y avait encore de la place, mais nous allons à Nara).
Le spectacle était quand même intéressant. Il est huit heures du soir. Nous sortons, et allons dîner dans le premier restaurant trouvé. C'est vraiment pas très bon, mais les serveuses nous trouvent très rigolos.

00:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Pia
17.04.2008
Le chemin des Philosophes
A Kyoto, au mois d’avril, il est semble –il impensable de ne pas se balader au moins une fois le long du chemin des philosophes. Ce chemin, qui longe une rivière, est bordé de cerisiers qui sont en fleurs pendant 2 à 3 semaines.

Nous attendons tous cette balade avec impatience. Nous serons accompagnés par notre guide de la veille, Yoshiko, et la voilà, ponctuelle comme une japonaise, à 11 heures à l’arrêt de bus.
Le problème, c’est qu’elle n’est pas seule : la pluie est arrivée aussi, et c’est le début d’une journée…mouillée.

Le chemin des philosophes, c’est vrai, est magnifique, surtout si on l’imagine avec du soleil.


Les cerisiers sont encore en fleurs, mais la pluie les dépouille, demain, il n’en restera plus rien.

Le chemin est charmant et calme, peut être plus que d’ordinaire. Nous apprécions chaque moment, à l’abri sous nos parapluies prêtés par notre maison. Certains ont l’avantage d’être transparents. Ils sont l’objet d’une lutte constante entre les enfants, qui les préfèrent aux autres. Même la mater familias junior les aime. Elle a mal à la jambe, et ce sont les seuls assez costauds pour lui servir de canne…
Nous croisons des japonais sur ce chemin. Prises de vues sous les cerisiers malgré la pluie…C’est beau quand même.

Personne ne regrette d’être là, malgré nos pieds mouillés. Pour un instant, nous sommes tous philosophes.
Pia

19:20 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Chemin;Philosophes;Yoshiko;Pia
16.04.2008
Le pavillon d'or
Nous avons rendez vous ce matin avec Yoshiko, une guide bénévole. Ca, c'est une institution au Japon. Il semble que les japonais aiment à se sentir utiles à la société. Donc, s'ils sont disponibles, à la retraite ou femme au foyer, ils font du bénévolat. Et quoi de plus noble que de montrer son beau pays à des étrangers ?
Donc il suffit d'écrire à l'organisme qui se charge des visites, dans chaque ville, et ils nous mettent en contact avec un guide, qui ne demande rien, à part de partager notre repas, et d'être remboursé de ses frais (bus, entrées de monuments...).
Donc nous avons rendez vous avec Yoshiko au sanctuaire qui est près de chez nous. Surprise, Yoshiko arrive, et c'est une femme. Nous n'avons pas l'habitude des prénoms japonais !
Nous prenons le bus vers le pavillon d'or, un complexe jardin-temple boudhiste dont chaque morceau a été incendié, puis reconstitué. Le pavillon d'or est couvert de feuilles d'or, et ça brille, du moins ça brillerait s'il faisait beau...

Les habituelles sorties scolaires donnent une petite touche marine-BCBG au paysage. Nous ne pouvons pas visiter le pavillon, mais les jardins sont encore une fois très beaux : une lente montée le long d'une colline, des érables (du japon) à feuilles minuscules et aristocratiques.
Tout en haut, nous nous essayons à la calligraphie : sur une grande feuille commune, chacun peut écrire ses voeux.
Papa (Erik, mon père) recopie élégamment les caractères chinois (ou Kanji, une des trois écritures japonaises) de la ligne précédente.

Notre guide lui apprend qu'il vient de souhaiter une vie de couple harmonieuse.
Les enfants se précipitent vers les boutiques, et nous apprenons que la pièce trouée en cuivre et la pièce trouée argentée n'ont pas la même valeur : Elle valent respectivement 56 et 50 yens.
Dans le jardin, des femmes en kimono se promènent et se laissent complaisamment photographier.

Yoshiko nous explique qu'à Kyoto, pour jouer sur la carte "ville historique" de l'endroit, les personnes en kimono se voient accorder des réductions sur le prix d'entrée des monuments. Nous apprécions beaucoup, car c'est joli, mais nous décidons de ne pas nous costumer, il est probable que nous n'ayons pas droit à la réduction de toutes façons...
Il est une heure et nous avons tous très faim. Yoshoko nous emmène dans un restaurant très couru (il faut faire la queue pour s'y assoir), qui propose un buffet de très bonne nourriture japonaise. C'est délicieux. Quand c'est c'est bon, nous dit Yoshiko en se couvrant la bouche pour pas qu'on voit ce qu'il y a dedans, il faut dire "Oishi ". Nous allons voir que c'est un mot très présent dans les émissions culinaires à la télé : la jeune fille qui n'est là que pour ça goûte ce que le chef a préparé et crie Oishi en se couvrant la bouche.
Dans ce resto, on s'arrête de crier oishi pour manger. Pour le dessert : chou cream à volonté, et glace italienne (un peu difficile à doser, le robinet en libre service, hein, Maman ?). Les enfants ont mangé à l'étage (sans chaussure, on monte l'escalier en pantoufles prêtées par la maison). Et on a été bien tranquilles. Eux aussi .
23:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Pavillon d'or, kimono, Yashiko;Pia
Le parc aux films
Après notre visite du pavillon d'or, notre organisatrice du parcours, Maman (France) propose le parc aux films : un parc d'attraction, mais où on tourne vraiment des films !
Nous arrivons un peu tard, sans nous rendre compte qu'une heure pour visiter tout ça, c'est vraiment peu. A l'entrée, photo avec des écolières rencontrées dans le bus : elles ont tellement dit que Colas était Kawai (mot japonais qui signifie "mignon", et que Colas repère facilement, que celui ci s'est écrié fièrement et en anglais dans le texte "yes , I'm cute". Il a donc fallu absolument prendre des photos à la sortie du bus !

D'abord, pélerinage vers nos héros enfantins : nous admirons une statue réduite (mais quand même deux mètres de haut) de Goldorak, et puis Candy, et puis aussi force rouge (et comme disent les inconnus, force jaune devant et marron derrière).

Nos vieux héros plaisent quand même à nos jeunes enfants !

Nous sortons ensuite vers les décors proprement dits. Yoshiko (qui comprend tout ce qui est écrit, et même dit au micro, elle est trop forte) nous entraine vers ce qui doit être la dernière animation de la journée : explications sur le tournage d'un film de samourai. En passant, nous admirons un décor de marché, pas aussi brillant que celui de holyland, mais joli quand même.

Le spectacle a commencé : deux protagonistes, des maisons avec toit asiatique, une jeune fille à sauver, ce sont les ingrédients de base. Les deux hommes sont face à face, et font une démonstration de lancer de couteau :

le samourai, propriétaire de la maison, le gentil, donc, lance un couteau sur le voleur, habillé en noir, qui le reçoit habilement dans le bras. Le truc ? Il y a deux couteaux, rien n'est vraiment lancé ! Le commentaire est en japonais, mais le spectacle est explicite.
Les acteurs se livrent ensuite à des acrobaties, retombant après leurs sauts périlleux sur les matelas cachés.
Pour finir, la scène est inversée, c'est le méchant qui gagne et sauve la jeune fille. C'est marrant, l'humour japonais est compréhensible pour les français !
Nous passons ensuite dans les rues reconstituées. Les enfants s'essaient au tir à l'arc, puis nous visitons une maison "ancienne" qui ressemble beaucoup à la maison dans laquelle nous vivons cette semaine.
Nous entrons aussi dans le studio, où il est possible de se déguiser en geishas et samourais pour une photo telle qu'on les aime, mais il est trop tard, plus le temps de se costumer, le studiuo est en train de démaquiller les dernières geiko...
Un petit tour sur un pont japonais,

et c'est l'heure de partir : nous allons dîner avec les filles, puis les ramener à leur ryokan, un hotel traditionnel où tout est comme au japon ancien (sauf qu'il y a de l'eau chaude dans les douches). Un kimono en coton est fourni, les filles l'utilisent avec plaisir.

Bonne nuit !
00:25 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Studio;Cinema;Pia
15.04.2008
Musée des mangas
Après tant d'histoire, un peu de nouveauté : nous allons au musée des mangas, qui n'est pas loin du tout. En passant, les enfants s'offrent des miniatures de sabre japonais. Ca ne coupe pas, mais c'est tellement joli !
Le musée des mangas est un batiment un peu ancien, il est bordé d'une vrai fausse pelouse, où des groupes d'écoliers en uniforme sont allongés, des mangas à la main.

Nous entrons, prenons des billets pour le musée et l'exposition temporaire, et nous dirigeons vers celle ci : on peut admirer les œuvres d'un précurseur du manga, qui, il y a trois cent ans, a dessiné des images comiques mettant en scène des animaux parlant et des humains caricaturés.
Nous tombons en arrêt devant une fresque sur papier de plus de cinq mètres de long, représentant une épique bataille de... pets ! Les combattants, tous japonais, sont d'abord nourris (sans doute de haricots) par l'équipe de soutien. Ils foncent ensuite sur l'ennemi, tous nus, et dirigent sur lui un jet beigeasse sans équivoque. Un pauvre homme à l'air mal-en-point est même assailli par plusieurs tirs simultanés. (Pas de photo hélas, elles ne sont pas autorisées).
Le raffinement et la politesse exquise des japonais ont donc des soupapes, nous en avons découvert une !
Le reste du musée est en fait une gigantesque bibliothèque de mangas, et comme il y en a aussi en français et en anglais, les enfants (et aussi les grands ) passent un bon moment.
On peut admirer aussi une expo où des geishas sont dessinées par différents auteurs,


des dessins de passionnés,

une expo sur le manga chinois...
Au total, on aurait quand même aimé un peu plus d'explications, mais c'était intéressant, et puis rigolo de voir que le public nippon va presque de 7 à 77 ans !

Nous finissons la soirée au starbucks (café américain présent partout sauf à l'isle d'Abeau), pour que certains des enfants un peu dépaysés par la nourriture japonaise aient leur content de calories.
Demain, nous aurons une guide, et visiterons le pavillon d'or.
Pia
Note de Jérôme: Le manga est au japon ce que la bande dessinée est à la belgique... Les kiosques à journaux ont leur section mangas envahie de lecteurs en costards cravatte après la sortie des bureaux (quand les journeaux ne sont pas ficelés pour empécher leur lecture à l'oeil). Il parait même qu'on peut voir des gens lirent des mangas tout en conduisant !

23:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Manga, Pia
Le Palais Nijojo
Premier jour entier à Kyoto : nous tous les neuf allons visiter le château de Kyoto.
Nous avons cru que le départ matinal serait grandement facilité par la configuration n-2 que
Papa et Maman nous ont offert en prenant nos deux filles dans leur Ryokan, avec Elise. Un Ryokan est un hôtel traditionnel japonais, où fleurissent tatamis et pantoufles pour les wc, comme dans notre maison. nous sommes donc tous à la même enseigne, sauf peut être que notre propriétaire à nous ne nous guette pas pour vérifier qu'on a bien ôté les pantoufles sur les tatamis.
La configuration n-2 nous a permis de traîner un grand moment avant de prendre le bus et de nous apercevoir qu'il faudrait plus d'une demi-heure pour faire le trajet...
Nous arrivons devant le grand mur d'enceinte du Palais. Il y a foule, d'écoliers japonais en uniforme. Nous apprendrons par la suite que nous sommes à l'époque des voyages scolaires. Le château est une destination prisée, et les jeunes japonais se pressent par groupe de 5 ou 6, souvent accompagnés d'un guide-chaperon qui s'emploie à rendre le voyage fructueux. A dix heures 30, nous sommes accueillis par les trois filles, ravies d'avoir été prises en photo avec des écolières. Les écolières en question étant tout aussi excitées, tout le monde est content.

La porte monumentale franchie,

nous voilà au Japon tel que nous l'imaginions : le jardin est parfait jusqu'à la forme des arbres, qui ne doit rien au hasard, les toits sont recourbés, et tout ça sous un délicieux soleil de printemps.

Certains enfants ne voient que ce soleil, d'ailleurs, et préfèrent organiser des courses dans le jardin.

Première visite : intérieur d'un des châteaux, construit entre 1543 et 1616 par Tokugawa Ieyasu; le Shogun (chef japonais) qui a fait la prouesse de réussir à unifier le Japon pendant plus de deux siècles et demi. )

Photo de l'extérieur : on n'a pas le droit de photographier l'intérieur...
Nous sommes au Japon, donc personne ne s'offusque de devoir quitter ses chaussures pour entrer dans le palais (note : acheter des chaussettes, pour ne pas avoir trop honte de leur état la prochaine fois))
Le célèbre Shogun, qui tenait à sa vie autant qu'à son autorité, a fait poser un parquet « rossignol »,dont voilà le mécanisme;

posé de façon à produire un petit grincement à chaque pas pour trahir la présence d’intrus, le grincement ressemble vraiment à un pépiement, c'est charmant (et imaginez si on a envie de se lever pour faire pipi la nuit ). Il avait aussi des samourais embusqués derrière des panneaux de ses salles de conseil. Et puis pour s'assurer de la loyauté de ses seigneurs, Iyeasu a imaginé d'assigner à résidence leur première femme et leur fils aîné, dans la capitale (Kyoto puis Tokyo). Des otages, en quelque sorte.C’est dans ces lieux qu’en 1867 le dernier shogun de la famille des Tokugawa abdiqua au profit de l’Empereur. On voit dans le chateau la reconstitution de la scène : la salle a trois niveaux, et bien sur le Shogun se trouve en haut, peut être avec l'empereur (je n'ai pas tout saisi).
Les seigneurs sont répartis hierarchiquement dans les parties basses de la salle. Ils sont prosternés : ils ne doivent pas voir le visage de l'empereur.
Nous sortons ensuite pour explorer les jardins. Je vous l'ai dit, ils sont parfaits : les conifères ressemblent aux arbres des estampes japonaises : leurs branches sont idéalement espacées et poussent à l'horizontale. Nous comprendrons plus tard comment on arrive à obtenir ces formes : chaque branche est, à certains moments de la croissance de l'arbre, attachée à un bambou horizontal. Les branches risquant de gâcher l'esthétique de l'ensemble, quand à elles, sont impitoyablement supprimées.

La pelouse semble moins importante : elle n'a rien d'un gazon anglais; mais entoure des mares ravissantes.
D'immenses murs entourent le jardin intérieur : ils sont épais de plusieurs mètres, et faits d'énormes blocs arrangés harmonieusement, donnant une impression formidable de force.

L'intérieur de ces murs est beaucoup moins bien arrangé, et les blocs sont fixés par des renforts en fer, invisibles de l'extérieur.
nous montons sur le chemin de ronde. Une japonaise en kimono et getas de bois (ce sont les chaussures traditionnelles) monte aussi. Ce n'est pas facile .
D'en haut, nous voyons le reste du jardin : plein de cerisiers en fleurs.

Les Japonais aiment beaucoup la période des cerisiers en fleurs. Traditionnellement, ils viennent pique-niquer sous les arbres pendant cette période, habituellement début avril. Or, nous sommes le 16 avril. Pas de pique nique ) l'horizon, mais forêt de cerisiers roses et blancs, au moins une dizaine de variétés, du simple à fleurs simples, au pleureur à fleurs doubles.
On passe voir le carpes koi des douves,


puis déjeuner au soleil, riz et divers sushis et beignets. soupe de nouille pour certains; L'endroit regorge de boutiques, à la grande joie de 3 jeunes filles qui se ruinent en éventails.
et puis nous retournons voir les cerisiers magnifiques.



Ca dégénère presque...

Le château contient une petite maison de thé, entourée d'un très joli jardin. Nous décidons d'y goûter le thé vert typiquement japonais : le thé matcha.
Nous sommes agenouillés sur un tatamis protégé par un tissu rouge.

Colas teste la protection en renversant immédiatement son bol de thé (très vert). Le thé est bizarre, ressemblant assez à une soupe de cresson. heureusement, le petit gâteau qui accompagne le thé est bon, ça ressemble à de la crème de marrons, en blanc.

Nous dégustons, puis partons après nous être copieusement excusés pour le tapis rouge devenu vert.
Nous quittons à regret le château fleuri pour le japon moderne : le musée des mangas !
Pia

11:20 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Palais Nijojo;Pia
14.04.2008
Et les cerises ?
Notre passage au japon est prévu de la façon suivante: même si nous arrivons dans le pays à Tokyo, nous allons passer la première semaine à Kyoto puis revenir à Tokyo pour la seconde semaine. C'est un choix volontaire afin de voir les cerisiers en fleurs dont "la vague" se déplace du sud au nord du Japon. Mais ça, c'est la théorie.
En pratique, le printemps est arrivé plus tôt que d'habitude cette année et la floraison est sur sa fin déjà à Tokyo !
Si vous avez réussi à me suivre jusque là, vous avez compris que nous n'allons pas voir autant de cerisiers en fleur qu'espéré. La "fenêtre de tir" est en fait assez réduite, deux semaines maximum. C'est ce qui explique certainement une partie de la valeur de l'événement. Pour un voyage au japon, il faut donc bien viser, où alors vivre au japon, c'est certainement la solution de ces photographes qui font des livres entiers sur l'arbre Dieu.


En faisant des recherches sur internet, vous trouverez certainement plein d'infos sur le pourquoi de l'engouement des japonais pour le cerisier en fleur. Personnellement ce que j'aime chez le cerisier c'est son fruit mais au japon, personne n'en parle, au point que je me demande même si leurs cerisiers font des cerises. Toi David, qui vit là depuis cinq ans, tu peux nous le dire ? Et si oui, est-ce qu'elles sont bonnes ?
Jérôme
18:25 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Cerisiers, Fleurs, Jérôme
La maison de Kyoto
Jérôme m’avais dit : j’ai trouvé une maison à Kyoto. J’ai regardé les photos, vite fait, sûre que c’était le mieux possible. J’ai juste remarqué les WC japonais modernes, et j’en ai bizarrement déduit que nous allions dans un appartement moderne.
Après environ 3h de train rapide Shinkansen (le seul équivalent mondial du TGV),et après avoir testé notre premier bento, une de ces boites de "pique nique" vendues dans les gares et les trains; et encore plus jolies à voir que bonnes à manger,

nous sommes accueillis par l’agent de location, qui nous emmène, Jérôme, les garçons et moi, vers la maison. Nous nous arrêtons dans une toute petite rue, en double file. Les maisons basses sont ornées de lanternes en papier rouge. Notre guide nous emmène dans une encore plus petite rue transversale,

fait coulisser une porte ajourée, et nous demande d’enlever nos chaussures avant de monter sur les tatamis…
C’est une maison japonaise traditionnelle !! La reconstitution, dit le descriptif, d’une maison de négociant de Kyoto.
Première pièce, surélevée par rapport à l’entrée (où on doit laisser les chaussures) : elle est recouverte d’un tatamis, ce tapis tressé en paille de riz, très agréable au pieds, qui sent bon, et qui a l’air très très fragile. Attention, ne pas rouler les valises dessus.

Deuxième pièce : mini cuisine, avec ordinateur, micro-ondes, grille pain, bouilloire, mais pas de fourneau : nous ne sommes pas sensés cuisiner.

Troisième pièce : salle de séjour, table basse et coussins, plus télé.

Elle donne sur un couloir et sur un mini jardin intérieur ravissant.

Le couloir mène à une salle de bain japonaise : la douche est en dehors de la baignoire, avec un petit banc pour se laver assis avant de se plonger dans le bain. Comme chacun se lave avant, l’eau est utilisée par toute la maisonnée, et il y a une couverture de baignoire pour la garder chaude. Honte à nous, nous n’avons jamais utilisé la baignoire (mais la douche était délicieusement chaude).

En haut de l’escalier, deux chambres, dans lesquelles on déroule des futons, qui sont recouverts de couettes japonaises : entourées d’une housse blanche qui est trouée pour qu’on voie le joli édredon coloré. C’est super, exactement comme dans les livres pour enfant de la famille souris !
a


Nous voilà donc partis pour une semaine à ras de terre. C’est plus difficile que ça n’en a l’air. Ce n’est pas très reposant de s’asseoir par terre ; surtout avec les jambes repliées parce que la table n’a pas de pieds. Et c’est bizarre de littéralement se « lever » de son lit, le matin.
C’est très amusant, de vivre comme des japonais, dans cette petite rue de ce petit quartier.
Et puis ce quartier a un atout étonnant, que nous découvrons petit à petit : toutes ces maisons aux lanternes rouges sont des maisons de thé,

et, au crépuscule, nous avons pu 4 ou 5 fois apercevoir à leur entrée de vraies Geishas, avec coiffure, maquillage blanc (sauf les deux pointes de chair nue dans le cou) et kimono de cérémonie, se hâtant vers les maisons de thé sur leurs getas en bois. Avec Philémon, nous en avons même observé une qui passait un petit coup de fil avec son téléphone portable avant de rentrer dans la maison où elle était attendue pour distraire sans doute d’éminents hommes d’affaire japonais ! Le temps que je sorte mon appareil photo, elle avait disparu. Jérôme a pu photographier une maiko (apprentie), de loin. On la reconnaît à son immense obi (nœud derrière le kimono). Avez-vous lu le livre « Geisha » ? Eh bien nous, on est en plein dedans !
(Et pourtant, nous ne sommes pas dans le célèbre quartier de Gion, et tant mieux, il est beaucoup trop plein de cars de touristes) (Nous sommes des touristes qui se déplacent en bus).
Pia

07:00 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Logement;Maison;Pia
13.04.2008
WC japonais
Bon, ok, tous vos amis qui sont allés au Japon ont dû vous le raconter…
Mais les WC japonais, c’est vraiment particulier. Je ne parle pas des WC traditionnels, qu’on trouve surtout dans les lieux publics : ces WC là ressemblent à des pantoufles creuses en porcelaine, et il suffit de s’accroupir au dessus. Pas très différents des WC à la turque, quoi.
Ce qui est le plus surprenant, ce sont les WC japonais modernes. D’abord, dans les WC japonais (en général, et c’est tant mieux, ils sont séparés de la salle de bains), il y a toujours une prise de courant. Pourquoi ? Pour brancher la lunette, bien sûr !
Reprenons : vous arrivez dans les toilettes, très souvent scrupuleusement propres, et vous vous asseyez. Le siège est tiède ! Là, votre esprit occidental se dit, vaguement dégoûté : « il y a quelqu’un qui a passé du temps ici juste avant moi… Pas du tout : le siège est chauffé. Bien sûr, on peut régler la température, histoire de ne pas se brûler.
Ensuite, c’est là que les choses se compliquent : vous avez fini, et voulez tirer la chasse. L’œil attiré par un véritable panneau de commande sur le coté droit des toilettes (je ne sais pas s’il y a le modèle pour gaucher), vous appuyez sur le bouton représentant une petite douche, et là une espèce de tige extra-terrestre sort de la lunette, et commence à cracher de l’eau tiède vers le ciel ! Ce n’était pas la chasse, mais le lave-derrière (à noter qu’il existe aussi en général un lave-devant pour les dames). La chasse est à gauche. Et vous n’avez pas eu de chance, car si vous aviez eu le dernier modèle de siège, il n’y aurait pas eu d’eau partout : ce trône possède un senseur intégré, qui ne douche les fesses que si quelqu’un est installé.

J’ai failli oublier le dernier raffinement : le bouton « note de musique ». Quand on appuie dessus, on entend le doux son de la chasse d’eau, destiné à couvrir le bruit gênant de liquide sur la porcelaine. Ce bruit est même parfois déclenché automatiquement (au premier jet ?) dans les toilettes publiques. Souriez, vous êtes repérés !
PS : Avez vous remarqué les pantoufles dans les toilettes ? Ce sont les "pantoufles de toilettes", à utiliser uniquement dans ce lieu. Les porter dans d'autres pièces serait dégoùtant au possible.
19:20 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Tokyo;Wc;Pia
Premier jour à Tokyo
Il est déjà presque 10h du matin, nous venons de retrouver mes parents et Elise, et nous avons plein de choses à faire : mettre des valises à la consigne (en particulier, la valise verte et rose de Valentine, qui contient des devoirs à renvoyer de toute urgence : compte tenu des délais postaux, il faudra qu’ils partent en France avec Papa et Maman…), louer deux téléphones portables (cela s'avèrera très pratique pour communiquer quand nous serons séparés en deux groupes), prendre nos JR pass (forfaits pour prendre plusieurs trains pendant une semaine), et, last but not least, nourrir les fauves : nous avons petit-déjeuné très tôt, et n’envisageons pas de faire Narita (ville de l’aéroport)-Tokyo, un petit voyage de 1h30, sans déjeuner.
Direction donc les restaurants de l’aéroport, où nous choisissons pour la première fois grâce aux plats qui sont en vitrine. Pour que ces plats aient l’air appétissants, et soient à l’épreuve du temps, ce sont des plats en plastique, très réaliste et très colorés.

C’est quand même très pratique quand, comme nous, on ne lit pas le japonais.
Petite pensée pour nos touristes japonais en France à qui on ne facilite pas le décodage de nos menus... mais nos chefs accepteraient-ils que leurs créations culinaires soient plastifiées?, rien n'est moins sûr !
A l’intérieur, nous empilons les 9 valises dans un coin du restaurant, et nous installons. Surprise, la carte est en anglais, et abondamment illustrée. Nous choisissons quand même un peu au hasard et à l’aventure, Papa choisissant d’entrée les nouilles froides aux algues « pour se mettre dans l’ambiance ». Dans l’euphorie, nous commettons l’erreur classique, mainte fois renouvelée de commander un plat pour chacun. J’espère que les japonais ont des cochons !
Le repas ne comportant pas de dessert, nous (en fait, le grand père..) offrons des glaces à tous les enfants dans une boutique de l’aéroport.
Puis nous partons en train, ou plutôt en métro (les sièges sont orientés parallèlement au sens de la marche, ce qui donne beaucoup de places debout et très peu de places assises) pour traverser la banlieue de Tokyo. C’est sûr, nous sommes dans un autre monde…Rizières, caractères chinois partout, maisons aux toits relevés…
Nous arrivons à la gare de Tokyo, et partons tous ensemble vers l’hôtel de la famille Gelin: il est dans Ginza, le quartier chic de Tokyo, on se croirait à Paris sur les champs Elysées. Nous prenons possession de nos deux chambres, sous le regard inquiet du concierge qui se demande si on n’a pas amené la famille dans le but de dormir à neuf dans deux chambres…
Dans les faits, la distribution se fait pour l’instant très calmement : Les adultes dans une chambre se font un thé et dégustent de merveilleux petits chocolats suisses. Les enfants dans l’autre dégustent les mêmes chocolats en découvrant avec délices la télé japonaise, qui a le bon goût, la plupart du temps, de se laisser comprendre même si on ne parle pas le japonais.
Victime de la japan-mania française actuelle, Valentine trouve tous les (très) jeunes hommes japonais « trop beaux ».

Après ce temps de repos, nous nous séparons, et, tandis que la partie Sylvander prend le métro vers son Ryokan (hôtel traditionnel japonais), la partie Gelin va chercher à manger. Le quartier de Ginza est un peu intimidant : après avoir vu des passants habillés à la dernière mode entrer dans des restaurants chics, nous nous rabattons sur une sandwicherie (type subway pour ceux qui connaissent), et finissons le repas avec un « chou cream » (en japonais dans le texte) qui n’a rien à envier à un chou à la crème français. On dirait que c’est fini, la malbouffe !
Demain: direction Kyoto.
Pia
06:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Tokyo, Ginza, Pia
Retrouvailles inattendues
Départ le 12 avril au matin de Nouméa.

Le stress du jour : on a oublié la valise contenant les cours de Valentine : une valise pourtant difficile à louper : elle est rose à pois verts ! Nous sommes déjà à l'aéroport La Tontouta, à plus de 30 minutes de l’hôtel quand on s'en aperçoit.
La réceptionniste de l’hotel le Stanley, appelée à la rescousse, trouve une famille qui va vers le nord, en brousse. Elle lui confie la valise, qui arrive à temps pour être enregistrée ! Merci à tous !
Nous avons trois heures de vol jusqu’à Sydney, puis presque une journée d’attente là bas. Nous préférons ne pas sortir. Nous nous installons pour lire, écrire des cartes postales, envoyer des mails (c’est l’anniversaire de Siloé, de Carole, de Laure). Les garçons sillonnent l’aéroport avec leurs chaussures à roulettes Helys (les grand-mère australiennes nous arrêtent régulièrement pour nous demander où elles pourraient en trouver pour leurs petits enfants).
A 21h50, retour dans l’avion pour le vol de Tokyo. Les enfants (et les parents) retrouvent avec joie le système d’animation en vol de Quantas : une cinquantaine de films différents, à la demande, plus des jeux, la télé…
C’est très reposant pour les parents. Nous sommes tellement fatigués que nous dormons bien.

Au réveil, nous voyons que nous allons bientôt arriver : le soleil est levant, on est dans la bonne direction…
Arrivée à Tokyo : la foule ! Nous attendons plus d’une heure pour passer la douane. Jérôme s’écarte un moment pour téléphoner, et est abordé par une voix en français: c'est notre amie Katia de Russie! Katia vient de Koursk (ville située entre Moscou et Kiev), où elle a participé trois ans de suite avec nous à des stages de français organisés par « français sans frontières », une association dont nous sommes menbres. Nous avons beaucoup sympathisé lors de ces stages; Maintenant, elle travaille à Moscou, et vient de commencer à apprendre à jouer du shamisen, un instrument à corde japonais, ce qui lui a permis d’accompagner son professeur à Tokyo puis à Kyoto pour des concerts. Cette rencontre est surréaliste.

Quand on dit que le monde est petit, on ne s’attend pas à trouver une aiguille dans une botte de foin !
Une autre rencontre nous attend, plus attendue celle-ci mais tout aussi étrange : mes parents, Erik et France, et ma nièce Elise qui sont venus de France pour passer des vacances avec nous. Quel bonheur que ces retrouvailles !
Nous allons passer 15 jours ensemble, dans ce pays qu’aucun de nous ne connaît, le Japon.
Et on attaque par des nouilles !

Pia
00:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Tokyo, Katia, Pia
12.04.2008
Ce qu'on n'a pas fait...en Nouvelle Calédonie
OK; on est restés un mois.
Mais les enfants avaient du travail, et puis aussi il a plu...
Donc voilà ce que j'aurais voulu faire :
S'envoler vers les îles : Maré, Lifou, et surtout Ouvéa, qui a plus de sable blanc et d'eaux turquoises qu'on peut l'imaginer.
Aller voir la route à horaires alternés, le long de la côte est. Elle fonctionne une heure dans le sens nord-sud, une heure dans le sens sud-nord.
Partir vers le nord, voir des troupeaux de cerfs et des plantations.
Faire de la plongée sous marine autour de l'aiguille de Prony.
Faire du kite-surf (ça, c'est Jérôme)
Et surtout, aller dans une tribu, et faire "la coutume" : demander à voir le chef pour discuter avec lui, et lui remettre solennellement un morceau de tissu et un billet de 1000 francs CFP, en gage d'amitié. Je dis ça, mais ce n'est pas un geste facile pour un bête métro, je ne sais pas si je saurais...
A voir la prochaine fois !
Et merci à Joël, pour tous ses conseils.
Pia
18:45 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Pia
09.04.2008
Le centre culturel Tjibaou
Qu'est ce que c'est que cette série de pinceaux délicats que l'on aperçoit, quand on passe à l'est de Nouméa ?

Ce sont les cases du centre culturel Jean Marie Tjibaou, du nom du célèbre leader indépendantiste kanak.
Ce centre a fait l'objet d'un concours architectural, et on peut voir dans une salle les maquettes des différents projets. Celui qui a été choisi est a la fois audacieux et harmonieux : du grand art.

Nous passons une bonne après midi à visiter les différentes salles du musée : sculptures faîtières, qui dépassent du haut des cases, exposition de peinture kanak; exposition mettant en scène la poignée de main avec Jacques Lafleur, le 26 juin 1988, lors de la signature des accords de Matignon, qui prévoient un référendum sur l'autodétermination après dix ans.
A l'extérieur, on peut visiter de vraies cases kanak, il y en a trois, pour le sud, le nord et les îles.

L'entrée et l'intérieur sont sculptés, c'est très beau.

Je m'émerveille devant le chemin kanak, un parcours botanique avec seulement des plantes de Nouvelle Calédonie.
Nous finissons par la statue de Jean Marie Tjibaou, qui surplombe le site.


