08.05.2008
Nous l'avons bien senti !
Il s'agit du tremblement de terre de cette nuit, on en parle ici.
Après trois semaines au japon et à trois jours de notre départ, on croyait qu'on allait passer "entre les gouttes" mais non: nous n'étions pas encore couché à cette heure, cherchant sur internet des informations pour le lendemain quand je sens mon cerveau bougé tout seul dans ma boite crânienne, je dis à Pia "c'est un tremblement de terre!", on entend ensuite des craquements comme pour un grand coup de vent et quand je me lève, je sens le sol de l'appart qui bouge.
Comme ça s'arrête après 10 secondes, on abandonne l'idée de réveiller les enfants pour se mettre tous sous la table.
20 minutes plus tard, on va se coucher en gardant toujours cette impression que le sol bouge, c'est très bizarre. J'ai un peu de mal à m'endormir quand j'entends à nouveau des craquements et des pas du voisin au dessus: c'est une nouvelle secousse bien plus forte cette fois. On saute du lit et on réveille difficilement les garçons en les tirant sous la table. On n'arrive pas à réveiller les filles. Ca dure un peu plus longtemps mais ça s'arrête. On retourne se coucher en pensant que chaque secousse repousse un peu plus loin la prochaine (est-ce vrai Mathieu ?).
On a eu un peu peur quand même, le tremblement de terre de Kobé de 1995 a fait 6000 morts.
Jerome
00:51 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Tremblement de terre, Jerome
20.04.2008
Encore à manger : pour la route
Eh oui, nous quittons Kyoto aujourd'hui. Nous sommes tous un peu tristes, cette ville nous a beaucoup plu, par son petit coté ville de province, calme et sympathique. Il faut dire que c'est cet aspect que nous avons recherché à Kyoto, la ville des Geishas.

Il est probable que la ville moderne est sous-jascente. Nous voici prêts à prendre le bus.

Et voilà un petit bout de la ville que nous quittons.

Nous allons donc reprendre le train, le shinkansen, rapide et confortable.

Le départ est prévu aux alentours de midi. La gare est immense et bondée (cherchez nous, on est quand même faciles à reconnaître).

Lors de notre précédent voyage en train, nous avions acheté notre repas dans la train, ce qui était insuffisant : un bento pour nous tous !. Je suis bien décidée à faire mieux aujourd'hui.
Nous nous précipitons donc dans une boutique de la gare,

et choisissons neuf bentos, allant du plus classique (viande et riz pour certaines personnalités plus classiques)

, au plus exotique (rien de bien bizarre : sushis à l'omelette sucrée, peut être ?).

Dans le train, grand émerveillement : les bentos, c'est encore plus beau que bon .

Et puis les petites douceurs que nous avons choisies sont délicieuses : crêpes de riz au chocolat, boulettes de presque pâte d'amande. Maman a bien choisi.
A l'arrivée à Tokyo, le propriétaire des appartements où nous allons vivre, Makoto, nous attend. Il nous emmène chacun dans sa chacunière. Nous, les Gelin, avons un confortable appart de trois pièces, avec une cuisine, et, miracle, un lave linge ! Makoto nous explique le fonctionnement du tri ménager (après une semaine, nous n'avons toujours rien compris, et espérons que nos erreurs inévitables (qu'est ce qui brûle, qu'est ce qui ne doit pas être brûlé ?)ne vont pas flanquer le système par terre...
Et, bien installés, nous allons faire les courses au rayon exotique du super marché : pâtes à la sauce tomate pour tout le monde, et fruits pour le dessert.

Pia
23:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Train;Bento;Pia
Papa annonce la couleur
Voilà Papa qui se promène dans le parc du pavillon d'or, à Kyoto. Il a trouvé une carte des lieux, une carte en anglais, très pratique, et la porte dans sa poche arrière.

Regardez de plus près...

Pia
00:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Pia
19.04.2008
Bains chauds, il fait beau
Après la douche des deux dernières journées, aujourd'hui, fait incroyable, il fait beau. Remarquez, on le savait, la météo japonaise est très fiable.
Nous voilà donc, pas trop tôt le matin, chacun de son coté en train de faire les courses pour un picnic. Nous nous retrouverons dans une petite gare de l'est de Kyoto, et prendrons un train pour la campagne. Aujoud'hui, nous allons à Kurama, un petit coin charmant paraît-il. Nous avons fini par comprendre le fonctionnement des appareils à ticket. Le plus dur, c'est de compter combien il y a d'enfants et d'adultes et d'appuyer sur les bonnes touches. Comme il faut s'y prendre en plusieurs fois, je ne vous ra(compte) pas combien de fois on s'est trompé !

Chargés de nos provisions, nous nous retrouvons dans la gare. Une demi heure de train plus tard, nous sommes arrivés au terminus, après avoir partagé la voie unique avec les trains qui viennent en sens inverse.

Voilà le plan local qui va nous guider...Mignon n'est-ce pas ? Et pourtant officiel.

L'endroit est peu fréquenté, très calme. Zen ?

A Kurama, il semble y avoir une histoire et un folklore conséquents, mais on ne comprend pas tout.

On retrouvera notamment ce personnage rouge écarlate, concurrent de Cyrano de Bergerac, décliné en de multiples objets dans les échoppes pour touristes du village.

Comme les enfants ont soif, Papa (Erik) offre une tournée générale au distributeur de boissons.
Je crois que je ne vous ai pas encore parlé des distributeurs de boisson japonais. Ils ont plusieurs caractéristiques intéressantes:
- Ils sont omniprésents. Impossible de mourir de soif, dans le quartier le plus reculé de la banlieue la plus résidentielle, on trouve ces distributeurs, disponibles pour tous.
- Ils sont explicites : toutes les bouteilles, de tous les parfums différents, et avec toutes les tailles disponibles, sont affichées sur le devant de la machine. Impossible de se tromper, impossible d'être trompé, vous avez ce que vous avez demandé, pas de surprise (sauf si vous ne lisez pas très bien le japonais, et encore, on s'en sort pas mal, puisque les bouteilles sont abondamment illustrées)

- Ils ne proposent que des boissons froides, même du café.
- Ils proposent des prix très attractifs (moins d'un euros, ça ne se trouve plus depuis longtemps en France)
- Ils disposent d'une poubelle ! Et ça, croyez moi, au Japon, c'est très précieux : les poubelles sont rares, donc il est courant de devoir trimballer ses ordures jusque...Parfois jusque chez soi (quand on n'a pas réussi à caser sa bouteille dans la minuscule poubelle des WC pour dame) !
Donc on prend vite le pli : on boit près de la machine , et on jette la bouteille avant de quitter les lieux.
Est il besoin de préciser que, malgré le manque de poubelles, il n'y a pratiquement jamais de papiers par terre, au Japon ?
Cette première soif apaisée, nous nous dirigeons vers le temple. Il est tout en haut d'un escalier à flanc de colline. C'est samedi, mais il n'y a pas tellement de monde. Et pourtant, l'air est doux, le soleil est là, et les cerisiers neigent.
L'escalier est raide,

et est remplacé parfois par un sentier. Partout, de petits temples,

de petits ponts,

des points de vues où s'arrêtent parfois les japonais.

Moins poétique, on trouve aussi des toilettes publiques, toujours très propres. Celles-ci ont bien amusé les filles: nos hommes européens font face à un mur trop petit pour les cacher, alors on peut voir... leur visage !
Au sommet, nous trouvons le temple, et, devant, une cours pleine de cerisiers en fleurs.

Les visiteurs, chacun à leur tour, se placent devant le temple, tirent la corde pour actionner la cloche, mettent quelques piécettes dans la fente, claquent deux fois des mains, et puis s'inclinent, les mains jointes.

Certains allument aussi des bâtonnets d'encens. Nous entrons dans le temple, très sombre par rapport à l'extérieur. Tout serait paisible, finalement,

si nous n'étions pas là. Nos horribles enfants (surtout les plus jeunes) et nièce se pourchassent dans les escaliers et les jardins. Nous battons en retraite pour pique-niquer plus loin !La vue est pas mal non plus.

Nous redescendons ensuite :

objectif, le Onsen du village.
Les Onsen, ce sont les bains chauds naturels traditionnels japonais. Le Japon est terriblement volcanique, et on y trouve de nombreuses sources chaudes. Les japonais vont s'y tremper très régulièrement.
Le principe est simple : l'eau chaude est un délassement, il ne faut pas la souiller. Donc on s'y baigne tout nu, tout propre. Les bains sont généralement pris sexes séparés. Et il faut se laver avant le bain, pour que l'eau reste propre. Pour nous, qui sommes 5 filles et 4 garçons, pas de problème. Nous louons des serviettes de bain, et achetons des petites serviettes à main, qui ne restent pas sèches, mais servent à se couvrir un minimum en sortant de l'eau. On voit pas mal d'images de japonais portant cette serviette sur la tête pendant leur bain. Je ne l'ai pas vu en vrai.
Donc nous payons notre prix d'entrée, nous nous séparons,

et allons nous déshabiller dans le vestiaire, où l'on trouve de grands paniers pour mettre les vêtements (et aussi des casiers fermant à clé, quand même). Le déshabillage est un peu plus difficile pour certaines adolescentes, mais nous nous retrouvons à l'endroit lavage, où, assises sur de petits bancs, nous utilisons le savon liquide fourni, et une eau pas très chaude...
Et puis on se met dans le grand bassin en bois et pierre. L'eau nous arrive au cou quand nous sommes assises. Nous sommes dehors et pouvons contempler les arbres et la montagne, au dessus de l'enclos qui protège nos pudeur des hommes... L'eau est très chaude. Il est souvent nécessaire de sortir le haut du corps pour se rafraîchir. Puis on replonge, sans bruit si possible, l'atmosphère est au calme. Il est impensable de chahuter ou même de nager.
Voilà Colas dans cette chaude atmosphère ! (il y a aussi un bain intérieur)

Au total, trois quarts d'heure dans l'eau, c'est plus que suffisant. Nous sortons et nous nous rhabillons. Les filles sont très étonnées de la pudeur... différente d'une vieille japonaise : elle remet presque tous ses vêtements avant sa culotte !
Nous sortons échauffés et mourant de soif. Il y a heureusement un distributeur de jus de fruit glacés à la sortie !
Note de Jérôme: Du coté des hommes, on ne s'est pas gêné pour tester la serviette sur la tête.
Nous retournons au village lentement. Difficile de repartir, on est si bien.
Avisant un salon de thé, nous entrons, enlevons nos chaussures et montons sur le tatamis. Nous sommes les seuls clients. La tenancière nous offre un thé vert de bienvenue.

Et nous demande ce que nous voulons. Instant de flottement : nous voulions du thé ! Et nous l'avons déjà eu.
Nous en commandons quand même, et demandons s'ils ont des gâteaux. Là, je vous laisse imaginer : toute la conversation se fait par signes, nous n'avons pas de langue en commun. Nous finissons par comprendre qu'ils ont des patates douces. Nous commandons, et en fait c'est le vendeur de patates douces qui est devant la porte du salon qui fournit. Et c'est tellement bon, ces patates douces rôties au four sans rien, qu'on en commande encore et encore.

On rentre tranquillement : demain, nous quittons déjà Kyoto pour Tokyo !
Pia
08:35 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kurama, Pia, Onsen, Bains
18.04.2008
Le gros Bouddha de Nara
Il pleut toujours, sur Kyoto, mais aujourd'hui, nous allons à Nara, encore une des multiples anciennes capitales du Japon. Ce n'est pas très loin de Kyoto, et nous y allons en train, grâce à la Jr pass. Nous avons rendez vous avec une autre guide : Idemi. Idemi est très jeune, et elle est étudiante en histoire de l'art. Elle nous attend à la gare, où, par miracle, nous ne sommes presque pas en retard.

Nous allons visiter le temple où se trouve la plus grande statue de Bouddha du Japon. Il fait aussi mauvais qu'hier, il pleut, mais nous sommes motivés. Nous montons dans les ruelles de Nara. Les boutiques, en grand nombre, contiennent des objets hétéroclites, comme par exemple des petites rennes au nez rouge, gonflables : qu'est ce qu'ils peuvent bien faire ici, et en plus même pas à Noël !
Un grand escalier monte sur la colline. Sur le coté, de jolies petites statues bizarrement affublées de bavoirs rouges.

Nous trouvons ça mignon, mais Idemi nous explique que ces statues de pierre représentent des bébés morts, c'est pour ça qu'ils ont des bavoirs.
Nous continuons à grimper,

et nous arrivons au sommet. Là, une fontaine s'offre à nos regards, et Erik demande à Idemi de nous montrer son utilisation : c'est une fontaine de purification, dans la religion bouddhiste, il faut se purifier avant de prier. Idemi nous explique : avec la petite louche en bambou fournie, on se verse de l'eau sur la main droite, puis la gauche. Enfin, on se rince la bouche.

Les enfants essayent, et leurs parents s'efforcent d'empêcher la bataille d'eau !
A propos d'eau, nous apprenons que la décoration en forme de vagues posée sur la pagode

sert (virtuellement) à la protéger du feu, puisque la pagode, avec ses 3, 5 ou 7 étages (les nombres pairs ne sont pas parfaits), est entièrement en bois.

Il pleut, donc nous décidons que nous avons très envie de visiter un temple, et ensuite un musée. Dans le temple, une statue de Bouddha, munie de 12 gardiens, un pour chaque année du cycle chinois. Nous essayons de trouver lequel est le singe...Ils ont tous une tête très patibulaire.

Le bouddha est spécialisé dans les études, ce qui fait que des étudiants viennent le prier, après avoir glissé leur obole dans une fente. Le parc du temple est plein d'écoliers en uniforme, mais plus jeunes que ceux que nous avions rencontré précédemment. Il est aussi plein de daims...Et brusquement, nous comprenons : les rennes au nez rouge, ce sont des daims !

Idemi confirme : ils sont sacrés ici,

et les visiteurs les vénèrent, et leur offrent des douceurs (en vente dans toutes les bonnes échoppes à touristes). Nous tenterons le coup un peu plus tard : les daims, après épuisement de la manne (des biscuits "spécial daim", heureusement que nous avons une guide, ce ne sont pas les inscriptions sur le paquet qui auraient pu nous empêcher d'en manger, sinon), n'hésitent pas à chercher dans les poches de nos Kways pour trouver du rab.

Dans le musée, nous nous félicitons d'avoir une guide étudiante en beaux arts : elle peut ainsi nous expliquer un peu ce que nous voyons, malheureusement, j'ai un peu oublié...En tous cas, nous admirons plusieurs statues de boudha très anciennes, ayant des vertus différentes. Un peu plus loin se trouvent des statues qui ont défié le temps : elles ont presque 2000 ans. Et puis, au milieu, une énorme effigie de bouddha : le bouddha aux mille bras. En fait il en a 40, chacun compte pour 25. Il a aussi des têtes tout autour de la tête. Il est donc prêt à écouter et à aider 1000 personnes en même temps. (je saute quand même sur l'occasion pour dire qu'à mon avis Dieu est plus fort, il peut écouter et aider encore plus de monde en même temps !)

Et puis, il faut sortir; sous la pluie, et nous diriger vers le gros bouddha, le plus gros du Japon, qui est dans un très grand temple, très célèbre. De loin, nous apercevons le toit du temple. Il porte deux queues de poisson en métal brillant : encore une fois, c'est pour protéger la bâtisse en bois du feu. Elle ne risque rien aujourd'hui, à mon avis.
L'entrée du temple bouddhiste est gardée par deux gigantesques statues à l'air martial.

Une est visiblement en train de crier. Idemi précise qu'elles crient toutes les deux, mais une crie oum (bouche fermée), et l'autre ta (bouche ouverte). Il semble que ce soient les lettres extrêmes de je ne sais plus quel alphabet (les sons oum et ta eux mêmes sont proposés sans aucune garantie). Ca veut dire que les gardiens protègent la statue de tout l'univers.
Marchant sur le pavé symbolique, nous allons jusqu'au temple, et y entrons. Le bouddha nous domine du haut de ses 15 mètres. Il est doré, imposant, le "sommet" perdu dans l'ombre.


et tombons sur une file d'écoliers de 8 à 10 ans. Ils font la queue pour passer dans le trou d'un pilier.

Ce trou creusé dans le bois, à ras de terre, est, paraît il de la même taille que les trous des narines de la statue de Bouddha. Quiconque peut passer par là jouira d'une très bonne santé. C'est pour ça que les enfants font la queue ! Elise, Philémon et Colas attendent leur tour pour tenter le coup. Nous les plus grands avons bien trop peur de ne pas passer... (et pas envie de nous traîner sur le sol trempé, non plus). Quelques adultes japonais essayent et y arrivent. J'ai l'impression que la superstition est encore assez vivace, ici.
Nos enfants , j'espère, ne cèdent pas à la superstition en brûlant de l'encens, mais à l'attrait du feu et de la bonne odeur !

Tout ça, c'est très joli, mais, encore une fois, nous avons très froid, et très faim aussi. Idemi promet de nous amener dans un endroit où il fait chaud, et elle tient parole : nous entrons dans un restaurant d'okonomiyaki. Les Okonomiyaki sont des grosses crêpes, fourrées de légumes, viande ou poisson ou nouilles, garnies de copaux de bonite (thon séché). Elles sont servies sur une plaque chauffante et finissent de cuire devant nous.

C'est délicieux ! Très loin de la cuisine japonaise telle qu'on l'imaginait, mais très bon, et parfait quand on a froid (la grande plaque chauffante au milieu de la table est formidable !
Après ça, difficile de se bouger. Nous errons dans les rues du vieux Nara, qui montent et qui descendent,

arrêtés tous les 20 mètres par des magasins alléchants. Nous arrivons trop tard à la vieille maison que Idemi se proposait de nous faire visiter. Mais nous avons quand même le temps d'observer les vieilles rues pavées, les maisons basses, fleuries (là, c'est quand même la devanture d'un fleuriste)

et flanquées chacune d'un seau rempli d'eau, en cas d'incendie.
Merci, Idemi, pour cette visite si agréable et instructive !
Pia
00:45 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Nara, Boudha, Daims, Okonomiyaki, Pia
La grande porte de bois
Le chemin des philosophes nous a mené à un temple. Il pleut toujours autant, et nous avons froid, mais ce temple est en fait un jardin, dans lequel on peut visiter de petits temples, mais surtout une porte monumentale en bois, et un aqueduc. La porte est en fait tout un bâtiment.

Nous grimpons, en chaussettes, nos chaussures dans un sac plastique à la main, dans cet édifice tout en bois sombre. Nous admirons la vue sur les jardins trempés...

Mais aussi sur le vieux Kyoto.
Il faut faire la queue pour redescendre l'escalier raide :

toujours les écoliers en voyage scolaire. Les pauvres n'ont pas de chance avec le temps !

Sous cette immense porte en bois, deux mannequins présentent la collection de printemps (ou d'automne, ce n'est pas flagrant).

Tout un petit monde est autour : photographes,éclairagistes, maquilleuse.

Les deux jeunes filles sont ravissantes, mais je ne crois pas que cette mode s'exporte facilement...
L'aqueduc prends son l'eau dans un grand lac proche de kyoto, et l'achemine dans les quartiers.

Moi qui croyais que les seuls aqueducs étaient romains !

Nous sommes trempés, et avons très froid, aussi sommes nous ravis, après cette visite éclair du temple, de nous diriger vers un restaurant très chic.
Nous enlevons nos chaussures, et sommes introduits dans un salon particulier : grande table basse sur tatamis,

coussins, vue sur le jardin intérieur. On nous sert un repas très raffiné : tempura (beignets légers),

soupe miso, riz, et petit dessert au tofu et kiwi. C'est très bon, et très exotique. imaginez la gymnastique des serveurs pour poser avec déférence un bol de riz sur une table à 40 cm de hauteur !
Nous arrachant ensuite à la tiédeur du restaurant, nous courons sous la pluie vers le centre d'artisanat de Kyoto : à nous les kimonos et autres chapeaux (pour Valentine). Nous faisons nos adieux à Yoshiko qui ne nous est plus très utile, et qui doit avoir envie de rentrer chez elle. Les enfants obtiennent de faire de petits objets artisanaux : émaux,

toupie,

sachets d'encens...

Après un lent goûter (c'est très long et très inhabituel ici de servir 9 gaufres au chocolat), nous partons vers le très célèbre quartier de Gion, le quartier des Geishas. Mais qu'il est encombré ! Les enseignes sont les mêmes que dans notre quartier, mais cet endroit est sillonné de cars de touristes qui espèrent apercevoir LA geisha. Nous, nous en avons vu plein, juste à coté de chez nous.
Nous sommes ici pour voir un spectacle très touristique justement : Gion Corner. Ce spectacle nous permet, en une heure chrono, d'avoir une idée de 5 arts : la cérémonie du thé (la dame qui a fait la démonstration avait des gestes d'une grâce incomparable),

l'arrangement floral, le théâtre kabuki,

la danse des maikos (apprenties geishas),

et le théâtre de marionnettes.

Pour que ce soit plus efficace, les scènes ont lie en même temps. Au vu de la performance des maikos, qui ont l'air revêche et pas du tout gracieux, je regrette beaucoup que notre emploi du temps ne nous permette pas d'aller voir les vraies danses de printemps, qui ont lieu demain (il y avait encore de la place, mais nous allons à Nara).
Le spectacle était quand même intéressant. Il est huit heures du soir. Nous sortons, et allons dîner dans le premier restaurant trouvé. C'est vraiment pas très bon, mais les serveuses nous trouvent très rigolos.

00:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Pia
17.04.2008
Le chemin des Philosophes
A Kyoto, au mois d’avril, il est semble –il impensable de ne pas se balader au moins une fois le long du chemin des philosophes. Ce chemin, qui longe une rivière, est bordé de cerisiers qui sont en fleurs pendant 2 à 3 semaines.

Nous attendons tous cette balade avec impatience. Nous serons accompagnés par notre guide de la veille, Yoshiko, et la voilà, ponctuelle comme une japonaise, à 11 heures à l’arrêt de bus.
Le problème, c’est qu’elle n’est pas seule : la pluie est arrivée aussi, et c’est le début d’une journée…mouillée.

Le chemin des philosophes, c’est vrai, est magnifique, surtout si on l’imagine avec du soleil.


Les cerisiers sont encore en fleurs, mais la pluie les dépouille, demain, il n’en restera plus rien.

Le chemin est charmant et calme, peut être plus que d’ordinaire. Nous apprécions chaque moment, à l’abri sous nos parapluies prêtés par notre maison. Certains ont l’avantage d’être transparents. Ils sont l’objet d’une lutte constante entre les enfants, qui les préfèrent aux autres. Même la mater familias junior les aime. Elle a mal à la jambe, et ce sont les seuls assez costauds pour lui servir de canne…
Nous croisons des japonais sur ce chemin. Prises de vues sous les cerisiers malgré la pluie…C’est beau quand même.

Personne ne regrette d’être là, malgré nos pieds mouillés. Pour un instant, nous sommes tous philosophes.
Pia

19:20 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Chemin;Philosophes;Yoshiko;Pia
16.04.2008
Le pavillon d'or
Nous avons rendez vous ce matin avec Yoshiko, une guide bénévole. Ca, c'est une institution au Japon. Il semble que les japonais aiment à se sentir utiles à la société. Donc, s'ils sont disponibles, à la retraite ou femme au foyer, ils font du bénévolat. Et quoi de plus noble que de montrer son beau pays à des étrangers ?
Donc il suffit d'écrire à l'organisme qui se charge des visites, dans chaque ville, et ils nous mettent en contact avec un guide, qui ne demande rien, à part de partager notre repas, et d'être remboursé de ses frais (bus, entrées de monuments...).
Donc nous avons rendez vous avec Yoshiko au sanctuaire qui est près de chez nous. Surprise, Yoshiko arrive, et c'est une femme. Nous n'avons pas l'habitude des prénoms japonais !
Nous prenons le bus vers le pavillon d'or, un complexe jardin-temple boudhiste dont chaque morceau a été incendié, puis reconstitué. Le pavillon d'or est couvert de feuilles d'or, et ça brille, du moins ça brillerait s'il faisait beau...

Les habituelles sorties scolaires donnent une petite touche marine-BCBG au paysage. Nous ne pouvons pas visiter le pavillon, mais les jardins sont encore une fois très beaux : une lente montée le long d'une colline, des érables (du japon) à feuilles minuscules et aristocratiques.
Tout en haut, nous nous essayons à la calligraphie : sur une grande feuille commune, chacun peut écrire ses voeux.
Papa (Erik, mon père) recopie élégamment les caractères chinois (ou Kanji, une des trois écritures japonaises) de la ligne précédente.

Notre guide lui apprend qu'il vient de souhaiter une vie de couple harmonieuse.
Les enfants se précipitent vers les boutiques, et nous apprenons que la pièce trouée en cuivre et la pièce trouée argentée n'ont pas la même valeur : Elle valent respectivement 56 et 50 yens.
Dans le jardin, des femmes en kimono se promènent et se laissent complaisamment photographier.

Yoshiko nous explique qu'à Kyoto, pour jouer sur la carte "ville historique" de l'endroit, les personnes en kimono se voient accorder des réductions sur le prix d'entrée des monuments. Nous apprécions beaucoup, car c'est joli, mais nous décidons de ne pas nous costumer, il est probable que nous n'ayons pas droit à la réduction de toutes façons...
Il est une heure et nous avons tous très faim. Yoshoko nous emmène dans un restaurant très couru (il faut faire la queue pour s'y assoir), qui propose un buffet de très bonne nourriture japonaise. C'est délicieux. Quand c'est c'est bon, nous dit Yoshiko en se couvrant la bouche pour pas qu'on voit ce qu'il y a dedans, il faut dire "Oishi ". Nous allons voir que c'est un mot très présent dans les émissions culinaires à la télé : la jeune fille qui n'est là que pour ça goûte ce que le chef a préparé et crie Oishi en se couvrant la bouche.
Dans ce resto, on s'arrête de crier oishi pour manger. Pour le dessert : chou cream à volonté, et glace italienne (un peu difficile à doser, le robinet en libre service, hein, Maman ?). Les enfants ont mangé à l'étage (sans chaussure, on monte l'escalier en pantoufles prêtées par la maison). Et on a été bien tranquilles. Eux aussi .
23:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Pavillon d'or, kimono, Yashiko;Pia
Le parc aux films
Après notre visite du pavillon d'or, notre organisatrice du parcours, Maman (France) propose le parc aux films : un parc d'attraction, mais où on tourne vraiment des films !
Nous arrivons un peu tard, sans nous rendre compte qu'une heure pour visiter tout ça, c'est vraiment peu. A l'entrée, photo avec des écolières rencontrées dans le bus : elles ont tellement dit que Colas était Kawai (mot japonais qui signifie "mignon", et que Colas repère facilement, que celui ci s'est écrié fièrement et en anglais dans le texte "yes , I'm cute". Il a donc fallu absolument prendre des photos à la sortie du bus !

D'abord, pélerinage vers nos héros enfantins : nous admirons une statue réduite (mais quand même deux mètres de haut) de Goldorak, et puis Candy, et puis aussi force rouge (et comme disent les inconnus, force jaune devant et marron derrière).

Nos vieux héros plaisent quand même à nos jeunes enfants !

Nous sortons ensuite vers les décors proprement dits. Yoshiko (qui comprend tout ce qui est écrit, et même dit au micro, elle est trop forte) nous entraine vers ce qui doit être la dernière animation de la journée : explications sur le tournage d'un film de samourai. En passant, nous admirons un décor de marché, pas aussi brillant que celui de holyland, mais joli quand même.

Le spectacle a commencé : deux protagonistes, des maisons avec toit asiatique, une jeune fille à sauver, ce sont les ingrédients de base. Les deux hommes sont face à face, et font une démonstration de lancer de couteau :

le samourai, propriétaire de la maison, le gentil, donc, lance un couteau sur le voleur, habillé en noir, qui le reçoit habilement dans le bras. Le truc ? Il y a deux couteaux, rien n'est vraiment lancé ! Le commentaire est en japonais, mais le spectacle est explicite.
Les acteurs se livrent ensuite à des acrobaties, retombant après leurs sauts périlleux sur les matelas cachés.
Pour finir, la scène est inversée, c'est le méchant qui gagne et sauve la jeune fille. C'est marrant, l'humour japonais est compréhensible pour les français !
Nous passons ensuite dans les rues reconstituées. Les enfants s'essaient au tir à l'arc, puis nous visitons une maison "ancienne" qui ressemble beaucoup à la maison dans laquelle nous vivons cette semaine.
Nous entrons aussi dans le studio, où il est possible de se déguiser en geishas et samourais pour une photo telle qu'on les aime, mais il est trop tard, plus le temps de se costumer, le studiuo est en train de démaquiller les dernières geiko...
Un petit tour sur un pont japonais,

et c'est l'heure de partir : nous allons dîner avec les filles, puis les ramener à leur ryokan, un hotel traditionnel où tout est comme au japon ancien (sauf qu'il y a de l'eau chaude dans les douches). Un kimono en coton est fourni, les filles l'utilisent avec plaisir.

Bonne nuit !
00:25 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Studio;Cinema;Pia
15.04.2008
Musée des mangas
Après tant d'histoire, un peu de nouveauté : nous allons au musée des mangas, qui n'est pas loin du tout. En passant, les enfants s'offrent des miniatures de sabre japonais. Ca ne coupe pas, mais c'est tellement joli !
Le musée des mangas est un batiment un peu ancien, il est bordé d'une vrai fausse pelouse, où des groupes d'écoliers en uniforme sont allongés, des mangas à la main.

Nous entrons, prenons des billets pour le musée et l'exposition temporaire, et nous dirigeons vers celle ci : on peut admirer les œuvres d'un précurseur du manga, qui, il y a trois cent ans, a dessiné des images comiques mettant en scène des animaux parlant et des humains caricaturés.
Nous tombons en arrêt devant une fresque sur papier de plus de cinq mètres de long, représentant une épique bataille de... pets ! Les combattants, tous japonais, sont d'abord nourris (sans doute de haricots) par l'équipe de soutien. Ils foncent ensuite sur l'ennemi, tous nus, et dirigent sur lui un jet beigeasse sans équivoque. Un pauvre homme à l'air mal-en-point est même assailli par plusieurs tirs simultanés. (Pas de photo hélas, elles ne sont pas autorisées).
Le raffinement et la politesse exquise des japonais ont donc des soupapes, nous en avons découvert une !
Le reste du musée est en fait une gigantesque bibliothèque de mangas, et comme il y en a aussi en français et en anglais, les enfants (et aussi les grands ) passent un bon moment.
On peut admirer aussi une expo où des geishas sont dessinées par différents auteurs,


des dessins de passionnés,

une expo sur le manga chinois...
Au total, on aurait quand même aimé un peu plus d'explications, mais c'était intéressant, et puis rigolo de voir que le public nippon va presque de 7 à 77 ans !

Nous finissons la soirée au starbucks (café américain présent partout sauf à l'isle d'Abeau), pour que certains des enfants un peu dépaysés par la nourriture japonaise aient leur content de calories.
Demain, nous aurons une guide, et visiterons le pavillon d'or.
Pia
Note de Jérôme: Le manga est au japon ce que la bande dessinée est à la belgique... Les kiosques à journaux ont leur section mangas envahie de lecteurs en costards cravatte après la sortie des bureaux (quand les journeaux ne sont pas ficelés pour empécher leur lecture à l'oeil). Il parait même qu'on peut voir des gens lirent des mangas tout en conduisant !

23:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Manga, Pia
Le Palais Nijojo
Premier jour entier à Kyoto : nous tous les neuf allons visiter le château de Kyoto.
Nous avons cru que le départ matinal serait grandement facilité par la configuration n-2 que
Papa et Maman nous ont offert en prenant nos deux filles dans leur Ryokan, avec Elise. Un Ryokan est un hôtel traditionnel japonais, où fleurissent tatamis et pantoufles pour les wc, comme dans notre maison. nous sommes donc tous à la même enseigne, sauf peut être que notre propriétaire à nous ne nous guette pas pour vérifier qu'on a bien ôté les pantoufles sur les tatamis.
La configuration n-2 nous a permis de traîner un grand moment avant de prendre le bus et de nous apercevoir qu'il faudrait plus d'une demi-heure pour faire le trajet...
Nous arrivons devant le grand mur d'enceinte du Palais. Il y a foule, d'écoliers japonais en uniforme. Nous apprendrons par la suite que nous sommes à l'époque des voyages scolaires. Le château est une destination prisée, et les jeunes japonais se pressent par groupe de 5 ou 6, souvent accompagnés d'un guide-chaperon qui s'emploie à rendre le voyage fructueux. A dix heures 30, nous sommes accueillis par les trois filles, ravies d'avoir été prises en photo avec des écolières. Les écolières en question étant tout aussi excitées, tout le monde est content.

La porte monumentale franchie,

nous voilà au Japon tel que nous l'imaginions : le jardin est parfait jusqu'à la forme des arbres, qui ne doit rien au hasard, les toits sont recourbés, et tout ça sous un délicieux soleil de printemps.

Certains enfants ne voient que ce soleil, d'ailleurs, et préfèrent organiser des courses dans le jardin.

Première visite : intérieur d'un des châteaux, construit entre 1543 et 1616 par Tokugawa Ieyasu; le Shogun (chef japonais) qui a fait la prouesse de réussir à unifier le Japon pendant plus de deux siècles et demi. )

Photo de l'extérieur : on n'a pas le droit de photographier l'intérieur...
Nous sommes au Japon, donc personne ne s'offusque de devoir quitter ses chaussures pour entrer dans le palais (note : acheter des chaussettes, pour ne pas avoir trop honte de leur état la prochaine fois))
Le célèbre Shogun, qui tenait à sa vie autant qu'à son autorité, a fait poser un parquet « rossignol »,dont voilà le mécanisme;

posé de façon à produire un petit grincement à chaque pas pour trahir la présence d’intrus, le grincement ressemble vraiment à un pépiement, c'est charmant (et imaginez si on a envie de se lever pour faire pipi la nuit ). Il avait aussi des samourais embusqués derrière des panneaux de ses salles de conseil. Et puis pour s'assurer de la loyauté de ses seigneurs, Iyeasu a imaginé d'assigner à résidence leur première femme et leur fils aîné, dans la capitale (Kyoto puis Tokyo). Des otages, en quelque sorte.C’est dans ces lieux qu’en 1867 le dernier shogun de la famille des Tokugawa abdiqua au profit de l’Empereur. On voit dans le chateau la reconstitution de la scène : la salle a trois niveaux, et bien sur le Shogun se trouve en haut, peut être avec l'empereur (je n'ai pas tout saisi).
Les seigneurs sont répartis hierarchiquement dans les parties basses de la salle. Ils sont prosternés : ils ne doivent pas voir le visage de l'empereur.
Nous sortons ensuite pour explorer les jardins. Je vous l'ai dit, ils sont parfaits : les conifères ressemblent aux arbres des estampes japonaises : leurs branches sont idéalement espacées et poussent à l'horizontale. Nous comprendrons plus tard comment on arrive à obtenir ces formes : chaque branche est, à certains moments de la croissance de l'arbre, attachée à un bambou horizontal. Les branches risquant de gâcher l'esthétique de l'ensemble, quand à elles, sont impitoyablement supprimées.

La pelouse semble moins importante : elle n'a rien d'un gazon anglais; mais entoure des mares ravissantes.
D'immenses murs entourent le jardin intérieur : ils sont épais de plusieurs mètres, et faits d'énormes blocs arrangés harmonieusement, donnant une impression formidable de force.

L'intérieur de ces murs est beaucoup moins bien arrangé, et les blocs sont fixés par des renforts en fer, invisibles de l'extérieur.
nous montons sur le chemin de ronde. Une japonaise en kimono et getas de bois (ce sont les chaussures traditionnelles) monte aussi. Ce n'est pas facile .
D'en haut, nous voyons le reste du jardin : plein de cerisiers en fleurs.

Les Japonais aiment beaucoup la période des cerisiers en fleurs. Traditionnellement, ils viennent pique-niquer sous les arbres pendant cette période, habituellement début avril. Or, nous sommes le 16 avril. Pas de pique nique ) l'horizon, mais forêt de cerisiers roses et blancs, au moins une dizaine de variétés, du simple à fleurs simples, au pleureur à fleurs doubles.
On passe voir le carpes koi des douves,


puis déjeuner au soleil, riz et divers sushis et beignets. soupe de nouille pour certains; L'endroit regorge de boutiques, à la grande joie de 3 jeunes filles qui se ruinent en éventails.
et puis nous retournons voir les cerisiers magnifiques.



Ca dégénère presque...

Le château contient une petite maison de thé, entourée d'un très joli jardin. Nous décidons d'y goûter le thé vert typiquement japonais : le thé matcha.
Nous sommes agenouillés sur un tatamis protégé par un tissu rouge.

Colas teste la protection en renversant immédiatement son bol de thé (très vert). Le thé est bizarre, ressemblant assez à une soupe de cresson. heureusement, le petit gâteau qui accompagne le thé est bon, ça ressemble à de la crème de marrons, en blanc.

Nous dégustons, puis partons après nous être copieusement excusés pour le tapis rouge devenu vert.
Nous quittons à regret le château fleuri pour le japon moderne : le musée des mangas !
Pia

11:20 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Palais Nijojo;Pia
14.04.2008
Et les cerises ?
Notre passage au japon est prévu de la façon suivante: même si nous arrivons dans le pays à Tokyo, nous allons passer la première semaine à Kyoto puis revenir à Tokyo pour la seconde semaine. C'est un choix volontaire afin de voir les cerisiers en fleurs dont "la vague" se déplace du sud au nord du Japon. Mais ça, c'est la théorie.
En pratique, le printemps est arrivé plus tôt que d'habitude cette année et la floraison est sur sa fin déjà à Tokyo !
Si vous avez réussi à me suivre jusque là, vous avez compris que nous n'allons pas voir autant de cerisiers en fleur qu'espéré. La "fenêtre de tir" est en fait assez réduite, deux semaines maximum. C'est ce qui explique certainement une partie de la valeur de l'événement. Pour un voyage au japon, il faut donc bien viser, où alors vivre au japon, c'est certainement la solution de ces photographes qui font des livres entiers sur l'arbre Dieu.


En faisant des recherches sur internet, vous trouverez certainement plein d'infos sur le pourquoi de l'engouement des japonais pour le cerisier en fleur. Personnellement ce que j'aime chez le cerisier c'est son fruit mais au japon, personne n'en parle, au point que je me demande même si leurs cerisiers font des cerises. Toi David, qui vit là depuis cinq ans, tu peux nous le dire ? Et si oui, est-ce qu'elles sont bonnes ?
Jérôme
18:25 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Cerisiers, Fleurs, Jérôme
La maison de Kyoto
Jérôme m’avais dit : j’ai trouvé une maison à Kyoto. J’ai regardé les photos, vite fait, sûre que c’était le mieux possible. J’ai juste remarqué les WC japonais modernes, et j’en ai bizarrement déduit que nous allions dans un appartement moderne.
Après environ 3h de train rapide Shinkansen (le seul équivalent mondial du TGV),et après avoir testé notre premier bento, une de ces boites de "pique nique" vendues dans les gares et les trains; et encore plus jolies à voir que bonnes à manger,

nous sommes accueillis par l’agent de location, qui nous emmène, Jérôme, les garçons et moi, vers la maison. Nous nous arrêtons dans une toute petite rue, en double file. Les maisons basses sont ornées de lanternes en papier rouge. Notre guide nous emmène dans une encore plus petite rue transversale,

fait coulisser une porte ajourée, et nous demande d’enlever nos chaussures avant de monter sur les tatamis…
C’est une maison japonaise traditionnelle !! La reconstitution, dit le descriptif, d’une maison de négociant de Kyoto.
Première pièce, surélevée par rapport à l’entrée (où on doit laisser les chaussures) : elle est recouverte d’un tatamis, ce tapis tressé en paille de riz, très agréable au pieds, qui sent bon, et qui a l’air très très fragile. Attention, ne pas rouler les valises dessus.

Deuxième pièce : mini cuisine, avec ordinateur, micro-ondes, grille pain, bouilloire, mais pas de fourneau : nous ne sommes pas sensés cuisiner.

Troisième pièce : salle de séjour, table basse et coussins, plus télé.

Elle donne sur un couloir et sur un mini jardin intérieur ravissant.

Le couloir mène à une salle de bain japonaise : la douche est en dehors de la baignoire, avec un petit banc pour se laver assis avant de se plonger dans le bain. Comme chacun se lave avant, l’eau est utilisée par toute la maisonnée, et il y a une couverture de baignoire pour la garder chaude. Honte à nous, nous n’avons jamais utilisé la baignoire (mais la douche était délicieusement chaude).

En haut de l’escalier, deux chambres, dans lesquelles on déroule des futons, qui sont recouverts de couettes japonaises : entourées d’une housse blanche qui est trouée pour qu’on voie le joli édredon coloré. C’est super, exactement comme dans les livres pour enfant de la famille souris !
a


Nous voilà donc partis pour une semaine à ras de terre. C’est plus difficile que ça n’en a l’air. Ce n’est pas très reposant de s’asseoir par terre ; surtout avec les jambes repliées parce que la table n’a pas de pieds. Et c’est bizarre de littéralement se « lever » de son lit, le matin.
C’est très amusant, de vivre comme des japonais, dans cette petite rue de ce petit quartier.
Et puis ce quartier a un atout étonnant, que nous découvrons petit à petit : toutes ces maisons aux lanternes rouges sont des maisons de thé,

et, au crépuscule, nous avons pu 4 ou 5 fois apercevoir à leur entrée de vraies Geishas, avec coiffure, maquillage blanc (sauf les deux pointes de chair nue dans le cou) et kimono de cérémonie, se hâtant vers les maisons de thé sur leurs getas en bois. Avec Philémon, nous en avons même observé une qui passait un petit coup de fil avec son téléphone portable avant de rentrer dans la maison où elle était attendue pour distraire sans doute d’éminents hommes d’affaire japonais ! Le temps que je sorte mon appareil photo, elle avait disparu. Jérôme a pu photographier une maiko (apprentie), de loin. On la reconnaît à son immense obi (nœud derrière le kimono). Avez-vous lu le livre « Geisha » ? Eh bien nous, on est en plein dedans !
(Et pourtant, nous ne sommes pas dans le célèbre quartier de Gion, et tant mieux, il est beaucoup trop plein de cars de touristes) (Nous sommes des touristes qui se déplacent en bus).
Pia

07:00 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Logement;Maison;Pia
13.04.2008
WC japonais
Bon, ok, tous vos amis qui sont allés au Japon ont dû vous le raconter…
Mais les WC japonais, c’est vraiment particulier. Je ne parle pas des WC traditionnels, qu’on trouve surtout dans les lieux publics : ces WC là ressemblent à des pantoufles creuses en porcelaine, et il suffit de s’accroupir au dessus. Pas très différents des WC à la turque, quoi.
Ce qui est le plus surprenant, ce sont les WC japonais modernes. D’abord, dans les WC japonais (en général, et c’est tant mieux, ils sont séparés de la salle de bains), il y a toujours une prise de courant. Pourquoi ? Pour brancher la lunette, bien sûr !
Reprenons : vous arrivez dans les toilettes, très souvent scrupuleusement propres, et vous vous asseyez. Le siège est tiède ! Là, votre esprit occidental se dit, vaguement dégoûté : « il y a quelqu’un qui a passé du temps ici juste avant moi… Pas du tout : le siège est chauffé. Bien sûr, on peut régler la température, histoire de ne pas se brûler.
Ensuite, c’est là que les choses se compliquent : vous avez fini, et voulez tirer la chasse. L’œil attiré par un véritable panneau de commande sur le coté droit des toilettes (je ne sais pas s’il y a le modèle pour gaucher), vous appuyez sur le bouton représentant une petite douche, et là une espèce de tige extra-terrestre sort de la lunette, et commence à cracher de l’eau tiède vers le ciel ! Ce n’était pas la chasse, mais le lave-derrière (à noter qu’il existe aussi en général un lave-devant pour les dames). La chasse est à gauche. Et vous n’avez pas eu de chance, car si vous aviez eu le dernier modèle de siège, il n’y aurait pas eu d’eau partout : ce trône possède un senseur intégré, qui ne douche les fesses que si quelqu’un est installé.

J’ai failli oublier le dernier raffinement : le bouton « note de musique ». Quand on appuie dessus, on entend le doux son de la chasse d’eau, destiné à couvrir le bruit gênant de liquide sur la porcelaine. Ce bruit est même parfois déclenché automatiquement (au premier jet ?) dans les toilettes publiques. Souriez, vous êtes repérés !
PS : Avez vous remarqué les pantoufles dans les toilettes ? Ce sont les "pantoufles de toilettes", à utiliser uniquement dans ce lieu. Les porter dans d'autres pièces serait dégoùtant au possible.
19:20 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Tokyo;Wc;Pia
Premier jour à Tokyo
Il est déjà presque 10h du matin, nous venons de retrouver mes parents et Elise, et nous avons plein de choses à faire : mettre des valises à la consigne (en particulier, la valise verte et rose de Valentine, qui contient des devoirs à renvoyer de toute urgence : compte tenu des délais postaux, il faudra qu’ils partent en France avec Papa et Maman…), louer deux téléphones portables (cela s'avèrera très pratique pour communiquer quand nous serons séparés en deux groupes), prendre nos JR pass (forfaits pour prendre plusieurs trains pendant une semaine), et, last but not least, nourrir les fauves : nous avons petit-déjeuné très tôt, et n’envisageons pas de faire Narita (ville de l’aéroport)-Tokyo, un petit voyage de 1h30, sans déjeuner.
Direction donc les restaurants de l’aéroport, où nous choisissons pour la première fois grâce aux plats qui sont en vitrine. Pour que ces plats aient l’air appétissants, et soient à l’épreuve du temps, ce sont des plats en plastique, très réaliste et très colorés.

C’est quand même très pratique quand, comme nous, on ne lit pas le japonais.
Petite pensée pour nos touristes japonais en France à qui on ne facilite pas le décodage de nos menus... mais nos chefs accepteraient-ils que leurs créations culinaires soient plastifiées?, rien n'est moins sûr !
A l’intérieur, nous empilons les 9 valises dans un coin du restaurant, et nous installons. Surprise, la carte est en anglais, et abondamment illustrée. Nous choisissons quand même un peu au hasard et à l’aventure, Papa choisissant d’entrée les nouilles froides aux algues « pour se mettre dans l’ambiance ». Dans l’euphorie, nous commettons l’erreur classique, mainte fois renouvelée de commander un plat pour chacun. J’espère que les japonais ont des cochons !
Le repas ne comportant pas de dessert, nous (en fait, le grand père..) offrons des glaces à tous les enfants dans une boutique de l’aéroport.
Puis nous partons en train, ou plutôt en métro (les sièges sont orientés parallèlement au sens de la marche, ce qui donne beaucoup de places debout et très peu de places assises) pour traverser la banlieue de Tokyo. C’est sûr, nous sommes dans un autre monde…Rizières, caractères chinois partout, maisons aux toits relevés…
Nous arrivons à la gare de Tokyo, et partons tous ensemble vers l’hôtel de la famille Gelin: il est dans Ginza, le quartier chic de Tokyo, on se croirait à Paris sur les champs Elysées. Nous prenons possession de nos deux chambres, sous le regard inquiet du concierge qui se demande si on n’a pas amené la famille dans le but de dormir à neuf dans deux chambres…
Dans les faits, la distribution se fait pour l’instant très calmement : Les adultes dans une chambre se font un thé et dégustent de merveilleux petits chocolats suisses. Les enfants dans l’autre dégustent les mêmes chocolats en découvrant avec délices la télé japonaise, qui a le bon goût, la plupart du temps, de se laisser comprendre même si on ne parle pas le japonais.
Victime de la japan-mania française actuelle, Valentine trouve tous les (très) jeunes hommes japonais « trop beaux ».

Après ce temps de repos, nous nous séparons, et, tandis que la partie Sylvander prend le métro vers son Ryokan (hôtel traditionnel japonais), la partie Gelin va chercher à manger. Le quartier de Ginza est un peu intimidant : après avoir vu des passants habillés à la dernière mode entrer dans des restaurants chics, nous nous rabattons sur une sandwicherie (type subway pour ceux qui connaissent), et finissons le repas avec un « chou cream » (en japonais dans le texte) qui n’a rien à envier à un chou à la crème français. On dirait que c’est fini, la malbouffe !
Demain: direction Kyoto.
Pia
06:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Tokyo, Ginza, Pia
Retrouvailles inattendues
Départ le 12 avril au matin de Nouméa.

Le stress du jour : on a oublié la valise contenant les cours de Valentine : une valise pourtant difficile à louper : elle est rose à pois verts ! Nous sommes déjà à l'aéroport La Tontouta, à plus de 30 minutes de l’hôtel quand on s'en aperçoit.
La réceptionniste de l’hotel le Stanley, appelée à la rescousse, trouve une famille qui va vers le nord, en brousse. Elle lui confie la valise, qui arrive à temps pour être enregistrée ! Merci à tous !
Nous avons trois heures de vol jusqu’à Sydney, puis presque une journée d’attente là bas. Nous préférons ne pas sortir. Nous nous installons pour lire, écrire des cartes postales, envoyer des mails (c’est l’anniversaire de Siloé, de Carole, de Laure). Les garçons sillonnent l’aéroport avec leurs chaussures à roulettes Helys (les grand-mère australiennes nous arrêtent régulièrement pour nous demander où elles pourraient en trouver pour leurs petits enfants).
A 21h50, retour dans l’avion pour le vol de Tokyo. Les enfants (et les parents) retrouvent avec joie le système d’animation en vol de Quantas : une cinquantaine de films différents, à la demande, plus des jeux, la télé…
C’est très reposant pour les parents. Nous sommes tellement fatigués que nous dormons bien.

Au réveil, nous voyons que nous allons bientôt arriver : le soleil est levant, on est dans la bonne direction…
Arrivée à Tokyo : la foule ! Nous attendons plus d’une heure pour passer la douane. Jérôme s’écarte un moment pour téléphoner, et est abordé par une voix en français: c'est notre amie Katia de Russie! Katia vient de Koursk (ville située entre Moscou et Kiev), où elle a participé trois ans de suite avec nous à des stages de français organisés par « français sans frontières », une association dont nous sommes menbres. Nous avons beaucoup sympathisé lors de ces stages; Maintenant, elle travaille à Moscou, et vient de commencer à apprendre à jouer du shamisen, un instrument à corde japonais, ce qui lui a permis d’accompagner son professeur à Tokyo puis à Kyoto pour des concerts. Cette rencontre est surréaliste.

Quand on dit que le monde est petit, on ne s’attend pas à trouver une aiguille dans une botte de foin !
Une autre rencontre nous attend, plus attendue celle-ci mais tout aussi étrange : mes parents, Erik et France, et ma nièce Elise qui sont venus de France pour passer des vacances avec nous. Quel bonheur que ces retrouvailles !
Nous allons passer 15 jours ensemble, dans ce pays qu’aucun de nous ne connaît, le Japon.
Et on attaque par des nouilles !

Pia
00:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Tokyo, Katia, Pia
12.04.2008
Ce qu'on n'a pas fait...en Nouvelle Calédonie
OK; on est restés un mois.
Mais les enfants avaient du travail, et puis aussi il a plu...
Donc voilà ce que j'aurais voulu faire :
S'envoler vers les îles : Maré, Lifou, et surtout Ouvéa, qui a plus de sable blanc et d'eaux turquoises qu'on peut l'imaginer.
Aller voir la route à horaires alternés, le long de la côte est. Elle fonctionne une heure dans le sens nord-sud, une heure dans le sens sud-nord.
Partir vers le nord, voir des troupeaux de cerfs et des plantations.
Faire de la plongée sous marine autour de l'aiguille de Prony.
Faire du kite-surf (ça, c'est Jérôme)
Et surtout, aller dans une tribu, et faire "la coutume" : demander à voir le chef pour discuter avec lui, et lui remettre solennellement un morceau de tissu et un billet de 1000 francs CFP, en gage d'amitié. Je dis ça, mais ce n'est pas un geste facile pour un bête métro, je ne sais pas si je saurais...
A voir la prochaine fois !
Et merci à Joël, pour tous ses conseils.
Pia
18:45 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Pia
09.04.2008
Le centre culturel Tjibaou
Qu'est ce que c'est que cette série de pinceaux délicats que l'on aperçoit, quand on passe à l'est de Nouméa ?

Ce sont les cases du centre culturel Jean Marie Tjibaou, du nom du célèbre leader indépendantiste kanak.
Ce centre a fait l'objet d'un concours architectural, et on peut voir dans une salle les maquettes des différents projets. Celui qui a été choisi est a la fois audacieux et harmonieux : du grand art.

Nous passons une bonne après midi à visiter les différentes salles du musée : sculptures faîtières, qui dépassent du haut des cases, exposition de peinture kanak; exposition mettant en scène la poignée de main avec Jacques Lafleur, le 26 juin 1988, lors de la signature des accords de Matignon, qui prévoient un référendum sur l'autodétermination après dix ans.
A l'extérieur, on peut visiter de vraies cases kanak, il y en a trois, pour le sud, le nord et les îles.

L'entrée et l'intérieur sont sculptés, c'est très beau.

Je m'émerveille devant le chemin kanak, un parcours botanique avec seulement des plantes de Nouvelle Calédonie.
Nous finissons par la statue de Jean Marie Tjibaou, qui surplombe le site.

Nous avons bien aimé la visite. Mais l'ensemble était presque trop calme : il n'y avait presque personne Le centre est il autre chose qu'un divertissement (parfois pas très facile d'approche) pour intellectuels ou parents soucieux de la culture de leur progéniture ?
Pia
18:25 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Tjibaou, Pia
08.04.2008
La baie de Prony
La baie de Prony, on y est déjà allés, par la mer. Son côté terre est intéressant aussi, à cause des ruines du bagne, de la côte, et même de la route qui y mène.
Donc, départ en début d’après midi pour Prony, sa vieille ville, son usine de Nickel (et Phil n’a toujours pas fait de post). Nous contournons le grand Mont Dore

pour pouvoir nous arrêter à la source du même nom, une vraie source, qui remplit toutes les bouteilles d’eau minérales de Nouméa, et dont le trop plein est public et aménagée : nous remplissons trois bouteilles,

tandis que les autres personnes arrêtées en remplissent des dizaines, voire même quatre ou cinq grosses bonbonnes à fontaines (les fontaines marchent bien, en Nouvelle Calédonie comme en Australie, et les particuliers ont ces gros rafraîchisseurs d’eau chez eux). Nous pique-niquons près de la source, et repartons. Comme l’autre jour à Yaté, la route se rétrécit, devient sinueuse…Et puis nous dépassons un homme qui fait du stop. Nous avons une grosse voiture : nous nous arrêtons. Ce monsieur s’appelle Jean, il est nettoyeur à l’usine de traitement de Nickel. Nous allons le rapprocher de son but, qui est quand même à 25 km. Il a eu un jour de congé, rare puisqu’il bosse 6 jours sur 7. Comme les ouvriers de l’usine bientôt ouverte (la mine est opérationnelle, l’usine pas encore. Les écologistes déplorent le rejet d’eau très minéralisée dans la mer et essayent d’empêcher son ouverture. Nous, on ne sais pas très bien quoi penser).
En attendant, la pluie, elle aussi, modifie le paysage. Nous traversons plusieurs rivières en passant par un radier : on roule sur un pont, lui-même recouvert d’eau. Il faut faire attention, quand on ne voit plus les bords du pont, il ne faut pas traverser. Là, ça va, mais pour nous, c’est l’aventure ! On arrive à l’embranchement pour Prony, et on dit à Jean : « on vous descend, vous trouverez sans doute du trafic sur la route de Prony… ». Dix minutes après, on remonte Jean sur la route principale : le village de Prony ressemble beaucoup à un cul de sac…Qui en plus ne sent pas bon, à cause d’une très vieille charogne presque incrustée dans la route.

On redescend donc, on gare la voiture à un autre endroit, et on commence à suivre le « sentier du bagne ». D’abord, le cimetière des déportés. Les tombes sont simplement marquées par un bénitier (un gros coquillage).

Un tombe est ronde : d’après le guide (le livre), c’est parce que c’est une tombe de japonais, et que les japonais sont enterrés accroupis.
Plus loin, cimetière des gardiens. Et ensuite on admire un gros tronc qui montre comment les arbres étaient abattus puis traînés dans la jungle.

L’étape d’après, ce sont les ruines d’un escalier et d’un mur,

ensevelis dans la végétation qu’il faut bien qualifier de luxuriante.

Le chemin, quant à lui, est un peu gras...

A la fin du chemin, Prony, le village. On ne voit personne, pourtant le village semble être habité : il est très joli, fleuri, très simple, juste des maisons, une rivière et une rue en terre.

Nous avançons un peu, et voilà des habitants : deux calédoniens (ça veut dire blancs installés depuis des générations) sont en train de nettoyer le produit de leur pêche : des poissons perroquets tout verts, et de lever des filets à l’aspect appétissant.
Nous prenons congé, et repartons, par la côte cette fois. La mer est rouge, il paraît qu’elle ne l’était pas avant l’usine.

Nous rentrons à « la maison », en repassant par les radiers, quand même,

et à toute vitesse, pour les gerbes d’eau ! En route, nous admirons le coucher du soleil sur la côte. Espérons que Jean a trouvé un gros 4×4 pour le ramener à l’usine !
Pia
17:45 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Prony, Pia
05.04.2008
Sortie à Bourail
Cette troisième semaine en Nouvelle Calédonie a été plutôt studieuse : il faut avouer que l’île des pins la semaine précédente était une troisième semaine de vacances de février (les deux premières étaient celle en Tasmanie et celle dans le centre rouge de l’Australie). Valentine avait bien emporté quelques cours sur le bateau mais ils n’étaient pas sortis de sa valise…
Mais Nouméa n’est pas la Nouvelle Calédonie ! Alors nous ne voulons pas rester enfermés dans notre appartement et nous lançons dans la découverte de « l’extérieur » : le mardi, nous avons revu Yves et le Touaou pour une sortie en mer au phare Amédée, le jeudi après midi, nous avons laissé Valentine travailler seule et découvert l’île du coté de Yaté, le week end, nous sommes partis vers le nord découvrir les environs de Bourail.
En route, nous recherchons des pétroglyphes. Les pétroglyphes sont des dessins sculptés sur les cailloux par les peuplades habitant l’île il y a très très longtemps. Ceux que nous trouvons ont fait l’objet d’une attention particulière : un promontoire permet de les voir depuis la route.

Vous serez peut être surpris par l’état du panneau d’informations ?

Nous non, car partout où nous allons dans Nouméa, tout est taggué, et particulièrement les lieux touristiques. Un des maux de l’île.

Heureusement les pétroglyphes sont bien visibles et intactes, protégés par le ruisseau qui empêche d’y accéder facilement.
Plus d'infos sur ces gravures ici : http://petroglyphes.ifrance.com/petroglyphes/katiramona.htm
Plus loin, notre chemin des écoliers passe par un petit musée recensé par l’office du tourisme mais insuffisant pour faire vivre son propriétaire.

Nous sommes bien dans l’horaire indiqué sur la pancarte à l’entrée mais tout est fermé. On suppose encore que c’était là… mais on n’en est toujours pas sûr.
Plus loin, des étals sur le bord de route nous attirent et devraient combler notre curiosité concernant les produits locaux bons à manger

ou plaisant à regarder comme ces dessus de lits cousus par cette vieille dame aux 32 petits enfants.

Nous la laissons nous raconter sa vie (pas facile avec un fils qui, parti plonger dans les plaisirs de la métropole, oubliant sa famille insulaire s'est retrouvé déshérité à son retour sur l’île). Quand elles nous demandent pour la troisième fois combien on a d’enfants, on finit par douter de tout ce qu’elle nous a raconté.
Le chemin des écoliers c’est bien mais il nous reste encore beaucoup de route pour atteindre Bourail et l’après midi est déjà bien entamée.
Notre objectif est de faire une petite randonnée près de la roche percée : nos difficultés à trouver l’entrée du chemin vient nous confirmer que le tourisme en Nouvelle Calédonie n’est pas encore à la hauteur de ce que nous connaissons en métropole. Mais nous sommes en saison humide sous les tropiques et la végétation qui pousse à toute vitesse, se fiche pas mal des randonneurs.
Voilà la roche percée vue de haut

de profil (on voit mieux hein ?)

Et la côte qui l’abrite

Nous retrouvons les pins colonaires que nous avions déjà vu sur l’île des pins, toujours aussi photogéniques.

La nuit va bientôt tomber et nous faisons un passage rapide dans la rue principale de Bourail, une rue style Far West avec ses boutiques à fausses façades de chaque coté.
Savez-vous qu’il y a un Far West en Nouvelle Calédonie avec ses vaches et ses cow boys (sur toute la côte Nord Ouest) ? Nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’aller plus haut que Bourail qui en est la porte d’entrée.
Sur la route de retour, Pia insiste pour s’arrêter au Cimetière des Algériens, est-ce parce qu’elle est née en Algérie ? Ou pour pouvoir raconter à sa tante Ingrid l’histoire des Kabiles de Nouvelle Calédonie ?

Quoiqu’il en soit, les noms sur les tombes nous laissent penser qu’ils étaient bien intégrés dans la société française : Lucien Saïd, Raymond Driss et sa fille… Intéressant.
Un autre cimetière plus loin nous apprend que les Néo-zélandais se sont battus pour la France dans le pacifique durant la guerre de 39-45.

La route se poursuit tard dans la nuit. Heureusement, son état est semblable à celui d’une route nationale de métropole, heureusement que ce n’est pas la route de Yaté !
Infos sur les kabyles du pacifique: http://fr.wikipedia.org/wiki/Kabyles_du_Pacifique
18:15 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Bourail, Roche perçée, Kabyles, Jérôme
04.04.2008
On est allés à Yaté
Ce jour là, il fait beau (et non, ce n’est pas toujours le cas), donc départ en début d’après midi pour découvrir un petit coin de brousse, du coté est du pays, la ville de Yaté.
Départ donc avec Lucile, Philémon et Colas, Valentine étant en période de travail intense pour essayer de boucler ses devoirs avant le 1er mai. Nous n’oublions pas le pique-nique, avec surtout des baguettes de pain dont nous ne nous lassons pas.
Après une demi-heure de route vers l’est, l’environnement change complètement : il passe des banlieues chics de Nouméa à la montagne rouge, avec végétation verte. Très beau, très sauvage, très vide :

nous croisons seulement quelques camions, sur cette route qui se détériore un peu.

Nous nous arrêtons pour déjeuner au bord de l’eau, des myriades de petits poissons attrapent presque au vol les petits bouts de pain que nous leur lançons. Par miracle, Colas ne tombe pas à l’eau.

Nous ne sommes pas très loin de Nouméa, mais le paysage a changé : la terre est rouge, et le barrage de Yaté a crée un grand lac calme, dans lequel on voit encore une forêt de chênes argentés.

Nous sommes seuls à l’admirer, un peu plus haut.

Et puis nous redescendons pour aller visiter le barrage, un très grand barrage, tellement calme qu’il a presque l’air abandonné.

Une ballade part d’ici, mais il est déjà un peu tard. Comme la nuit tombe tôt ici, il faut partir si nous voulons visiter Yaté.
Redescente vers Yaté : nous voyons la mer du coté pacifique. Coucou, les américains !

Nous allons visiter « une charmante petite ville, très pittoresque ». On n’a pas dû trouver le bon endroit : nous voyons un « charmant petit magasin, assorti de sa pompe à essence », et pas grand-chose d’autre. Alors, on achète une bouteille de Solo (oh, bienheureux pays où on trouve le meilleur de la France et de l’Australie : le solo est l’équivalent australien et au citron de l’orangina français), et on repart, vers l’ouest, en passant par les chutes de la Madeleine, qu’on ne voit pas parce qu’elles sont inondées, devinez la faute à qui ?
On arrive de nuit, Valentine commençait à se faire du souci. Nous allons bien, mais nous sommes tous rouges, et la voiture aussi (presque comme celle ci; qui appartient à la société du barrage)

Pia
16:40 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Yaté, Pia
La tondeuse au boulot !
Un voyage autour du monde, c’est aussi la confrontation avec le monde des prises électriques. Avant notre départ, j’avais acheté un adaptateur « universel » qui a servi partout où nous sommes passés pour l’instant mais je n’en avais acheté qu’un, c’était sans compter qu’on avait deux ordinateurs, une tondeuse, un épilateur et autres Nintendo DS à brancher et à recharger !
Si les formes des prises varient, la tension et la fréquence aussi et on a appris très rapidement (au canada, notre premier pays) une tension de 110V ne permet pas de recharger la tondeuse à cheveux !
Donc au Canada et aux US, pas de tondeuse à cheveux, les garçons vont chez le coiffeur et les filles ont leurs cheveux qui poussent, qui poussent… En Australie et en Nouvelle Calédonie, la tondeuse reprend du service.
Avant:

Après

Bon, là, on avait longtemps cédé aux supplications de valentine pour que Philémon garde les cheveux longs, le trouvant si mignon, mais on a fini par gagner !
Jérôme
16:30 Publié dans Vie quotidenne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tondeuse, Coiffeur, Prise électrique, Jerome
Poisson d'avril
Peu de réaction de votre part, mais bien sûr, le dernier paragraphe du phare Amédée était un gros poisson d'avril...
Ce poisson là, c'est une baliste "picasso". On en a vu, mais comme on n'a pas d'appareil-photo étanche, on a pris l'image ailleurs...

Nous sommes revenus (après notre balade en bateau et un séjour à l'île des pins), et nous essayons de rattraper notre retard !
Pia
14:00 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.04.2008
La météo en Nouvelle Calédonie
Toujours dans l’hémisphère sud, nous pensions débarquer en Nouvelle Calédonie en été. Mais ici, il n’y a pas d’été, il y a « la saison des cyclones ». Rassurez vous, pas de cyclones pour l’instant mais de bonnes averses tropicales entrecoupées de belles éclaircies, j’appellerai cela plutôt la saison des arcs en ciel !
Aux saisons s’ajoutent, parait-il, le El Nino et la Nina, des phénomènes que je ne connaissais pas (et que je ne comprends pas même après avoir lu l’encyclopédie Wikipedia ici. Matthieu, tu peux nous faire un résumé « pour les nuls » ?)
Si vous ajoutez le fait qu’on est sur une île et que cette île est recouverte de hautes montagnes, il est pratiquement inutile de se fier aux prévisions météo tellement elles sont incertaines.
Il y a quand même une règle générale qu’on a vérifié mardi dernier au phare Amédée : il fait souvent plus beau au large que sur la Grande Terre (c’est comme ça qu’on appelle la grande île principale de nouvelle Calédonie).
Cela explique peut être pourquoi ici beaucoup de gens ont un bateau et se cherchent un îlot tranquille dans le lagon pour passer leur dimanche…
Jérôme
14:00 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Météo, Jérôme
Devinette n°7
Figurez-vous qu’en Nouvelle Calédonie, l’heure est la même qu’à Sydney alors que nous sommes à plus de 1500 km à l’Est. Le soleil se lève vers 5h30 et se couche à 18h (20 h à Sydney).
La conséquence est qu’ici tout le monde démarre et termine sa journée très tôt, encore plus tôt qu’à Sydney (sauf la poste qui ouvre à 9h et ferme à 15h30, on est France quand même). Un signe qui ne trompe pas est que le film du soir est à 20h, comme quand j’étais petit….
Le décalage avec la métropole était de 10h jusqu’au week end dernier où la métropole (on dit ça ici) est passée à l’heure d’été (les veinards !). Maintenant il est de 9h. Au même moment, l’Australie est passée en heure d'hiver. Alors d’après vous quel est maintenant le décalage horaire entre la Nouvelle Calédonie et l’Australie ?
Jérôme
13:30 Publié dans Devinette | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Devinette, Jérôme
Y'a internet ?
Mon rapport à internet prend une allure particulière cette année autour du monde : c’est une quête permanente partout où nous passons. Nous en avons besoin pour organiser notre périple, obtenir des cours du CNED, renvoyer des devoirs scolaires, gérer mes affaires restées en France, communiquer avec nos amis et notre famille, faire ce blog et les enfants le réclame pour entretenir leur réseau relationnel (comprendre MSN).
Si bien que Internet est un des premiers -sinon le premier- critères de choix de nos hébergements, de courte comme de longue durée.
Plusieurs fois, nous avons logé dans des maisons de vacances, seules locations « courte durée » possibles. Mais qui a besoin d’internet pendant ses vacances ? Alors quand un site web d’annonces permet de choisir Internet comme critère de recherche, c’est le must ! Même s’il faut ensuite faire le tri entre les internets lents (dial up) et ADSL (broadband).
Quand nous voyageons par la route et logeons à l’hôtel, aux US et en australie, nous recherchons le mot magique sur les panneaux lumineux extérieurs (en dessus du « vacancy »). Si nous devons demander à la réception, Pia et moi nous retenons de demander avant toute chose « Avez-vous internet ? » Ca pourrait surprendre. On se rabat sur un classique « Avez-vous de la disponibilité ? Pour combien ? Pour 6…. » Mais la question sur Internet vient très vite. Quand Internet est là, il est souvent « sans fil » et même si on le capte dans la chambre, il vaut mieux aller se mettre près de la réception de l’hôtel, au plus près de l’émetteur WIFI, c’est plus rapide.
Malheureusement, il arrive qu’il n’y a pas d’internet, alors je prends mon courage à deux mains et vais chercher un hotspot WIFI privé dans les alentours: m’imaginez vous roulant à 20km/h, au volant de la voiture, une main sur le volant, l’autre sur le pc posé sur le siège passager, à cliquer régulièrement sur « rechercher wifi », à stopper dès qu’apparaît un accès sans le cadenas (pas de cryptage) et tenter une récupération d’emails ? C’est pourtant comme ça que ça se passe !
Voici quelques souvenirs de nos pérégrinations :
- A Montréal, le WIFI était partagé par tout l’immeuble alors quand le voisin français a voulu voir la coupe du monde de rugby qui ne passait pas à la télé canadienne, on s’est retrouvé sans plus aucun débit. Le propriétaire a aussi changé de fournisseur d’accès pendant notre séjour, grosse coupure.
- A Coos Bay, Oregon, US, c’était retour à l’âge de pierre avec un accès dialup depuis un vieux pc remisé de résidence secondaire, et les voisins proches n’avaient pas de Wifi libre : alors Ron et moi partions en voiture cherche un hotspot : On en trouve un dans le quartier mais la voiture reste nécessaire à cause de la pluie permanente. Une fois, une voisine vient frapper à la fenêtre alors que Ron et moi sommes connectés avec chacun notre laptop, Ron lui répond avec assurance « on vient travailler au calme, à la maison, y’a les enfants, vous comprenez madame…. », une demi-vérité qui la satisfait et elle repart rassurée.
- Dans la Death Valley, au milieu du désert, y’a un accès internet WIFI: il est au centre d’information touristique, alors peut-être ais-je lu vos emails dans la nuit super étoilée ?
- A Las Vegas, il y a du WIFI dans l’hôtel même si cela fait de la concurrence aux machines à sous
- En Australie, sur la côte entre Sydney et Melbourne, Internet est beaucoup moins connu que la pêche au gros, alors on est pas resté longtemps
- A Melbourne : notre loueuse nous donne un modem GSM, c’est lent mais ça marche, c’est l’essentiel !
- En Tasmanie, vue la difficulté à trouver des hébergements au jour le jour, nous avons abandonné le critère internet. Une fois pourtant, il y a eu du WIFI dans le motel mais il n’arrive pas jusqu’à notre chambre. Le gérant s’est mis en quatre à 10 heures du soir pour nous tirer un câble depuis la réception. Comme le cable n’arrive pas jusqu’à notre chambre alors on s’installe dans la buanderie. Pour Internet seulement, pas pour la nuit !
- Toujours en Tasmanie, j’étais connecté à un Hotspot devant une maison allumée, on est venu me demander si je n’étais pas un taxi. Plus tard, deux types s’approchent de la voiture et me demandent, menaçant, de partir sur le champ. Je n’insiste pas et vais un peu plus loin.
- En Australie, à Port Campbell, chose rare, notre hôtel a à la fois l’internet par câble et par Wifi, c’est la première fois que les deux pc peuvent être installés dans deux pièces différentes. Mais au bout de deux jours, grosse coupure d’internet, Pia et moi faisons 25 km pour aller utiliser l’accès public d’une bibliothèque dans la ville voisine. Pas pratique. Quand on revient, l’internet est de retour, c’était un paysan qui avait creusé un peu trop profond dans son champ et isolé d’un coup de pelle toute la ville du reste du monde.
- Toujours en Australie mais dans le centre rouge, à Alice Springs, l’internet WIFI est près de la réception. La nuit tombée, les kangourous viennent voir ce que vous faîtes avec l’air de se dire « ces humains sont vraiment bizarres … » Le jour suivant, nous sommes allés trop loin dans le désert: pas d’accès internet dans le camping et les premières habitations sont à 200 km.
- Maintenant, à Nouméa (nouvelle calédonie), on a internet très lent mais... on a internet ! Ici, l'abonnement téléphonique coûte 100 euros par mois et l'ADSL 250kbps 50 euros par mois !
Jérôme
13:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Internet, Jérôme
01.04.2008
Drôle de journée au phare Amédée
Enfin des nouvelles très fraîches.
Aujourd’hui, oui, aujourd’hui, nous sommes allés faire du bateau, avec Yves. Je vous raconterai ça un peu plus tard, mais nous avons déjà navigué pendant 3 jours avec Yves, et aujourd’hui, nous sommes sortis pour la journée, sur son grand catamaran, le Touaou. Destination, le phare Amédée, un îlot portant un phare, à 22km au large de Nouméa. Cet îlot est presque à la limite du lagon, et est une réserve marine. Il porte un grand phare métallique blanc, fabriqué en France, et installé pour l’anniversaire de l’impératrice Eugénie.
Le plus grand intérêt de cet île presque déserte (c’était un mardi, il paraît que le dimanche c’est différent), c’est le récif corallien : de grosses « patates » de corail, entourées de poissons corallivores, de toutes les couleurs et de toutes les formes. Nous avons été entourés de poissons énormes, se pressant autour de nous pour quelques miettes de pain. Tous les enfants en ont profité, Colas avec des brassards, Philémon maintenant très à l’aise en pleine mer, même avec plus de trois mètres de fond transparent.
Savez vous que les poissons perroquets, qui sont violet, vert, jaune, rose et bleu, mordent les doigts des plongeurs qui les nourrissent ? Et qu’ils font caca du calcaire ?
Sur la plage, autre curiosité : les serpents tricot, rayés orange et noir (dans le sens qui n’amincit pas). Ces serpents sont amphibies, et ils passent la nuit dans l’eau à chasser l’anguille. Le jour, ils retournent sur la plage se chauffer au soleil, en ondulant gracieusement. Un petit détail : leur venin est 10 fois plus rapide et mortel que celui du cobra. Mais le serpent tricot ne mort que si on l’embête beaucoup. Donc il n’y a pratiquement jamais de problème avec eux.
Et puis nous sommes montés dans le phare : 56 mètres de haut, 267 marches, ouf. Et en haut, vue sur le lagon. Très joli.
Mais le plus étonnant était à venir : en redescendant du phare, l’île avait été envahie de tricots rayés et il était impossible de ne pas marcher dessus pour retourner au canot à moteur. A propos de celui-ci, il était parti à la dérive car mal amarré, et la mer était infestée de requins dont on voyait les nageoires dorsales nous interdire le retour au voilier. Il a fallu que la marine française intervienne pour nous permettre de revenir à Nouméa. Philémon a bien aimé l’hélitreuillage dans les sirènes hurlantes qui se déclenchent automatiquement quand il y a encore quelqu’un après 16 h sur l’îlot. Nous, on est un peu crevés, après cette journée très spéciale.
14:30 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Bateau, Phare Amédée, Animaux, Pia
31.03.2008
Et les photos ?
Vous l'avez peut être remarqué : outre notre retard énorme, nous avons tendance ces derniers jours à omettre les photos.
c'est que nous sommes en ce moment en Nouvelle Calédonie, à Nouméa. Et même si ici ça ressemble à la France (on y mange du très bon pain), l'internet est vraiment très lent.
Alors plutôt que de ne rien mettre sur le blog, nous mettons des textes, et les photos viendrons...Plus tard !
Gros bisous
Pia
14:30 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.03.2008
Dernier jour à l'île des pins
Ca y est, le dernier jour à l'Ile des Pins fini par arriver. Notre bateau de retour pour Nouméa est à 17h00, nous avons le temps... de ne rien faire!
Le ciel est gris, la pluie revient enterrant définitivement tout espoir que nos affaires sèchent sur cette île.
Les gens du gîte sont toujours très gentils et nous permettent de rester dans le faré jusqu'à notre départ puisque personne ne nous y succède pour l'instant. Nous faisons une dernière partie de Monopoly édition Nouvelle Calédonie, jeu prêté par le gîte.

Valentine et Lucile en profitent pour aller à la seule boutique dans le coin, celle de l'hôtel Kou-Bugny à 1 km. Là, les prix enterrent définitivement leurs espoirs de consommation.
Cette fois nous prenons la navette du gîte pour aller jusqu'au ponton, c'est quand même moins galère. Par contre, ne comptez sur personne pour charger vos valises dans la voiture, le chauffeur nous dit "vous pouvez charger" et nous regarde faire les bras croisés (pareil à l'arrivée). Est-ce les effets indésirables d'un système sans pourboire ?

Légère angoisse sur le ponton: Le Betico est bien là mais aucune trace de notre réservation faite la semaine précédente sur le site internet de la compagnie. L'employé kanak appelle le capitaine pour ce cas particulier "Capitaine, ils ont réservé sur internet ! (mouarf)". Celui-ci, conciliant (peut-être parceque nous sommes métro' ?) inscrit nos noms et coordonnées sur une feuille et nous autorise à monter à bord. Ouf !

Le Betico est un catamaran très rapide (37 noeuds nautiques et 4 moteurs développant 10 000 chevaux pour ceux à qui ça parle). Il parait qu'il va être remplacé car inadapté au lagon, je ne sais pas pourquoi, mais il parait que les locaux l'ont surnommé le Vomito... Nous n'aurons pas l'occasion de le vérifier et tant mieux.
Nous avons rencontré la nuit durant la traversée et Yves nous apprendra plus tard que nous l'avons doublé au niveau du port alors qu'il rentrait lui-même avec le Touaou.
A l'arrivée, nous apprécions de voir l'employée de Hertz (pub pour ce loueur très efficace et souple) qui nous attends comme prévu pour nous remettre les clefs de la voiture de location. L'occasion nous est alors donnée de rendre service à une mère et ses trois enfants qui sortent elles-aussi du Beticho mais ne semble pas avoir de moyen de transport. Elle est australienne, habite à Nouméa depuis un an et parle parfaitement le français (de par son mari). Nous les avons ramenés chez eux, leur faisant profiter de notre grosse camionnette. Quand nous sympathisons comme ça avec des gens, nous leur laissons une carte de visite (avec nos emails et l'adresse de ce blog). Alors si vous êtes de ceux là et lisez ce post, n'hésitez pas à laisser nous faire un coucou via un commentaire (cliquez sur Commentaire(0) en dessous du pos).
Nous finissons la soirée par un snack près de la baie des citrons (non, tout n'est pas fermé le dimanche, finalement), et retour à l'hôtel le Stanley où nous reprenons possession de notre appartement et de l'ensemble de nos valises laissées là une semaine.
C'est quand même agréable quand tout se passe comme prévu !
04:25 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Ile des pins, Retour, Pia, Jérôme
29.03.2008
Le pic N’Ga (par Philémon)
Nous voila à l’île des pins, avec une montagne de 262 mètres à escalader, le pic N’ga. C’est un nom Kanak je pense. Le voici quand nous étions en bateau en vue de l'île des pins.

Quand nous sommes allés au pic, l'entrée était boueuse et trempée.

On continue jusqu'à un « ruisseau» (il a tellement plu). On décide de rentrer mais à l’entrée du chemin, des voyageurs qui connaissent le chemin nous font changer d’avis. Alors on utilise des sauts, des techniques pour ne pas se tremper (y’a que moi qui fait ça) et ça marche !
On arrive à la montée, il n’y a plus d’eau.

Nous arrivons à un pic et nous voyons le bateau de Yves (voir premier jour en mer je crois).

Note de Jérôme: Nous voyons aussi la baie de Kanumera et la presqu'île de Kuto dont nous avons fait le tour.

Et la baie d'Ubi que nous avons traversé en pirogue la veille:

Philémon: Les fourmis électriques piquent (petites fourmis). On arrive au sommet, on déjeune, on repart par une crête.

Note de Jérôme: descendre par les crêtes au nord est un conseil de nos voisins de la première nuit sur la Touaou, ceux qui avait pris la bouée de mouillage avant nous, vous ais-je parlé d'eux ? Lui est kiné et a ouvert l'unique cabinet de kiné de l'île, Elle est artiste et vends ses cartes postales de plages avec du sable collé dessus (du vrai, de la plage en question) aux touristes australiens ou japonais qui descendent de leur paquebot et qui ma foi, ne trouvent pas grand chose pour satisfaire leur appétit de consommation. Ils vivent sur leur voilier et ne travaillent que trois jours par semaine, le reste de la semaine, ils le passent sur le lagon. Leur petite "bénéficie ici d'un cadre de vie unique". Et vous, ça vous tente ?
Mais retour au pic N'Ga, avec Philémon: A la fin de la descente, on trouve un château d’eau construit en 1875 par des bagnards.


Voila
Philou
Note de Jérôme: Philémon, tu oublies le cimetière des déportés

et les vestiges du bagne

As-tu déjà oublié ?
18:55 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Ile des pins, Pic N'Go, Cimetière, Bagne, Philémon, Jérôme
27.03.2008
La piscine, comme on n’en avait jamais vu !
Vendredi, comme prévu, à 7h30, la famille motivée est devant l’accueil du gîte : nous partons pour la balade en pirogue. Arrivés les premiers (nous venons des pays anglo-saxons, où il est crucial d’être à l’heure…), nous attendons un peu, et puis nous partons, en voiture, vers le début de la balade.

Il fait très beau, et nous commençons à nous mettre de la crème solaire, tout en observant les pirogues : ce sont de grandes pirogues, à voiles et à balancier. Nous espérons qu’il y aura du vent. Les autres participants arrivent, de tous les hôtels et gîtes de l’île. Forcément, c’est la première journée de beau temps depuis une semaine. Je crois bien qu’il y a même le bus de l’hôtel Méridien, le luxe suprême !

Nous reconnaissons une famille australienne de notre gîte, avec laquelle nous avons déjà bavardé : deux parents et trois filles, dont l’ainée apprend le français, et le parle pas mal. C’est un peu un séjour linguistique pour elle. Sinon, les australiens ne choisissent pas la Nouvelle Calédonie pour leurs vacances : les îles alentour sont bien moins chères, et bien plus anglophones !
Nous partageons donc une pirogue avec Scott, Carline et leurs filles. Pour monter, il faut se mouiller ! L’eau arrive à mi-cuisses pour Jérôme, et à la taille pour Colas. Heureusement, elle est chaude.

La balade dans la baie est enchanteresse. Eaux turquoises, îles biscornues, on aperçoit même une raie manta. Il y a du vent, ce qui fait que nous glissons silencieusement dans tout ce bleu…






Nous arrivons trop vite à la forêt (je parle pour moi). Nous traversons cette forêt tropicale, en évitant d’écraser les énormes escargots. Les moustiques essayent de nous attaquer, aussi.

De l’autre côté, on voit une étendue de sable, couverte de 10 cm d’eau. C’est l’eau qui vient de la mer, et va remplir la "piscine naturelle d'Oro", un immense trou, alimenté seulement à marée haute. 10 minutes de marche dans l’eau (que faire : enlever ses tongues pour aller plus vite, ou les garder pour ne pas avoir mal aux pieds), encore un bout de forêt, et nous arrivons au site.

Il y a du monde, mais bien sûr, rien de comparable à la côte d’azur : il est difficile de se cogner à quelqu’un, et la plage semble vide. Normal, tout le monde est dans l’eau, avec palmes, masques et tubas, en train d’observer.
Voilà quelques photos trouvées sur le web (nous n'avons pas d'appareil photo sous marin) de ce qu'on a vu là:




Eau cristalline, myriades de poissons attirés par quelques miettes de pain, bénitiers de toutes les couleurs (rayé vert et violet, noir et jaune…), coraux abritant des poissons colorés. Il nous est difficile de nous arracher à cet endroit.
Il le faut cependant : on va manger un bougnat, spécialité de Nouvelle Calédonie.
Pia
18:55 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Ile des pins, Baie d'Upi, Pirogues, Pia
Soirée australienne à l’île des pins
On s’est bien entendus avec Scott, Carline, et leurs filles. Alors, comme ils partent le lendemain matin, on les a invités à l’apéro. Sur l’île des pins, on ne vend pas de bière, sauf à Vao, à 5 km, et on n’a pas de voiture. Politique très anti-alcool, puisque même au gîte, ils n’ont le droit de servir de l’alcool qu’avec un repas.
Alors on invite les australiens avec des boissons gazeuses, et quand même un peu de panaché, des chips et c’est tout. Pas de problème, les australiens, en tous cas ceux que nous avons connus, sont simples, et aiment recevoir, donc ils ne se formalisent pas quand nous les « gardons à dîner », avec des pâtes, quelques lardons et quelques fruits !
Soirée à parler foot, puisque Scott et Carline ont mis de l’argent dans une entreprise de fabrication de chaussures de foot à dessus concave, « permettant plus de précision dans la frappe ». Ils sont très contents de ce projet, il paraît qu’il est actuellement testé par des équipes anglaises célèbres. En avez-vous entendu parlé ?
Soirée voyages, aussi, cette famille de 5 personnes passe toutes ses vacances en voyage, et est presque allée partout dans le monde !
Soirée dégustation : on échange des carambars (tous mous à cause de la chaleur) contre des tim-tam et des bonbons rouges australiens.
Photo rapide avant leur départ, le lendemain, à 8 heures (vous voyez, on est levés tôt !)

Et "au revoir les amis", peut être à une autre fois dans nos voyages !
Pia
18:25 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Ile des pins, Scott, Carline, Amis, Tim Tam, Carembart
Baie de Kanumera et presqu'île de Kuto
Après nous avoir débarqués tôt sur l'île des pins, et avoir pris possession de notre faré au gite Nataïwatch, il nous restait du temps pour faire une petite visite du coin.
Notre skipper Yves est lui parti à la recherche de nouveaux clients. Vivre sur un lagon n'en dispense en rien, sachez-le.
Nous le reverrons la semaine suivante pour une croisière d'un jour au phare Amédée. Si vous suivez, vous avez déjà lu notre post sur cette journée là, et bravo à vous, car c'est pas facile de nous suivre, j'en conviens.
Alors voilà la baie de Kanoumera. Et comme un joli nom ne suffisait pas:


Il paraît que c'est une des plus belles plages de Nouvelle Calédonie. On l'aurait déjà cru sur parole.
Passé le choc de tant de beauté, nous continuons, les uns sur la plage, les autres dans l'eau. Nous passons près d'un rocher sur lequel il est strictement interdit de monter.

Yves nous a raconté qu'il y a quelques années, les kanaks locaux ont brulé une touriste japonaise sur ce rocher. Crime religieux ou pas, on ne sait pas. Quoiqu'il en soit, et même si les panneaux d'interdiction donnent l'impression de jeux d'enfants (bois sculpté sommairement), nous, on reste en bas !
Plus loin, les vagues se brisent (se brisent ? disons qu'elles viennent s'allonger, plutôt "rythme des îles"), contre les restes d'un ancien hotel, qui a brûlé et qu'on n'a pas reconstruit (genre paillotes en corse, si vous voyez ce que je veux dire...).

Alors ? La vie des îles, ce n'est pas ce que vous croyiez hein ? Ils ont le sang chaud ici ! Où alors, il n'y a rien à faire. Peut-être un peu des deux.
Puis nous abordons la presqu'île de Kuto. En fait, Kuto était une île jusqu'à ce qu'on décide qu'il serait plus simple d'y accéder en voiture (peut-être parce que la gendarmerie est dessus ?). Il nous reste assez de temps pour en faire le tour, par un sentier que nous a conseillé Yves (encore un bon conseil, merci Yves!).
Alors peut-être avez remarqué sur les photos précédentes de l'île ces arbres tous droits, minces et hauts qui dépassent de la forêt ?

Il y en a partout en Nouvelle Calédonie, ce sont des pins colonaires, en forme de colonne en fait. Il y en a ailleurs sur la planète mais la nouvelle Calédonie abrite la majorité des variétés existantes.

Le tour de la presqu'île de Kuto est l'occasion pour nous de les approcher de très prêt, de les toucher, de voir leurs aiguilles (c'est pas piquant, pas doux, entre les deux).

De voir un peu de la faune locale, ici l'escargot qui a déjà un peu du coquillage:

Nous voyons des plantes exotiques

qui ne voient presque jamais personne

Mais 18h sonnent déjà et jamais la nuit ne manque ce rendez-vous. Il est temps de rentrer, non sans se retourner vers l'ouest pour profiter des dernières couleurs de la journée.

Jérôme
18:10 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Ile des pins, Baie de Kanoumera, Jérôme
Recette du Bougnat (par Pia)
Petit déjeuner tôt. Ensuite, faites une heure et demi de pirogue, trois quarts d’heure de marche, une heure et demi de snorkling, plus encore 20 minutes de marche.

Observer des dames calédoniennes armées de grandes pelles. Elles attaquent un gros tas de cendres, enlèvent d’abord des sacs et des cartons, puis de grosses pierres fumantes.

Elles retirent enfin du feu des paquets de feuilles de bananier.

S’asseoir à une table au bord de l’eau, ne pas manger tout le pain (et pourtant, c’est de la baguette), attendre un peu.

Admirer la façon dont le paquet de feuille a été tressé en corbeille, respirer : humm, le bougnat.

Attaquer. C’est très bon, très fin, et après, on n’a plus faim (beaucoup de féculents : ignames, tarots, bananes…).
Pour finir, une bonne salade de fruits exotiques, un petit café…

Et on n’a même plus le courage de retourner à la piscine (il faut dire qu’on n’a plus que ¾ d’heures, et il faut marcher 15 minutes pour y arriver).
On essaie la sieste sous les cocotiers, mais à la réflexion (et après avoir entendu le « poum » d’une chute pas très loin), c’est un peu dangereux.

Alors on va admirer les crabes violonistes, suivis d’un gentil chien qui admire les crustacés noirs et rouges d’un peu trop près : le voilà pincé à la truffe. Il a beau secouer la tête, le crabe ne lâche pas avant d’avoir perdu sa pince !

A 15h, le gîte vient nous chercher. On va pouvoir faire la sieste, digérer et puis retourner à la plage.
C’est si bon…
Pia
18:10 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Ile des pins, Chez Régis, Bougna, Crabe, Animal, Bouffe
26.03.2008
Troisième jour sur le Touaou
Ce matin là, le temps est gris mais Yves en a vu d'autres: Ne nous laissons pas faire, il nous propose d'aller avec l'annexe sur une patate de corail. Kezako ? Il s'agit d'un récif sous la mer en forme de boule qu'il faut absolument voir.
Nous suivons Yves les yeux fermés et malgré la pluie qui s'annonce, nous fonçons vers la patate avec tout notre attirail de masques et tubas. Là, Yves nous dit de sauter à l'eau, on hésite, ne sachant pas trop ce qui nous attends.
Je crois que c'est là que j'ai vu le plus beau spectacle marin de ma vie (pia aussi):

Des milliers de poissons multicolores et de toutes les formes. Cela dépasse largement ce que nous avions vu dans les keys de Floride. Comme dit Yves, c'est aussi beau que la mer rouge sauf qu'ici, on est tout seul.
J'ai eu là, la chance de voir un requin :

(Photo prise sur internet)
Yves nous racontait qu'il avait eu un client qui venait de voir son premier requin à plus de 40 ans. Yves, c'est exactement mon cas !
Le requin se trouvait au fond à 4 ou 5 m et me voyait, c'est sûr. Il surveillait que je ne touche pas à son garde manger. S'il m'avait ressenti comme un concurrent sur ce récif, il aurait peut-être attaqué. Je l'ai suivi un peu, sans appréhension (je me sentais sûr de pouvoir me défendre en cas d'agression, mais ceux qui connaissent les requins rigolent déjà) et ce jusqu'à ce que je prennes peur que les enfants le voie et paniquent. Là je suis retourné vers l'annexe. Ils ne l'avaient pas vu car lassés d'être piqués par des petites méduses, ils étaient remontés à bord. Et oui, il n'y a pas que nous qui aimons l'eau chaude.
Sur le chemin du retour, Yves nous sort un "chaque fois que je viens là, je me fais un petit bouquet de fleurs". Comment est-ce possible ? Y'a pas de fleurs ici ! Et le voilà qui dirige l'embarcation vers un rocher qui dépasse de l'eau avec une forme caractéristique dans cette baie:

Dessus pousse une fleur blanche qui gardera son nom secret. Difficile de monter sur le rocher extrèmement piquants (du corail ou du rocher je sais pas mais ça pique très fort). Nous rapportons, enchanté, de quoi décorer le Touaou:

La journée a bien commencé. Il faut maintenant lever l'ancre pour terminer notre croisière au sud de l'île des pins, là où nous avons réservé une hutte pour la fin de la semaine.

Alors cap sur l'îlot Moro, au moteur malheureusement et sous la pluie mais pluie ou pas, la vigilance est de mise: la route jusqu'à l'îlot Moro est très risquée avec un chemin précis à suivre pour éviter les récifs. Yves le connait après avoir suivi une fois un bateau qui connaissait la passe.

Ici, le savoir doit se vivre pour se transmettre.
Nous arrivons près de l'îlot Moro en milieu d'après-midi, nous donnant largement le temps de faire une descente sur l'îlot. L'occasion se présente à nouveau d'utiliser les kayaks de mer: 3 font l'aller et les 3 autres feront le retour. Sur l'îlot, les pieds sur la terre ferme retrouvent leurs réflexes: les enfants se lancent dans une grande fresque faite de coquillages, coraux, morceaux de bois et noix de coco trouvées à portée de mains. Moi, je ne me lasse pas de snorkler et découvre toute une vie multicolore qui s'est établie autour d'un tronc d'arbre flottant entre deux eaux et venant terminer sa dérive ici...
Yves qui nous avait laissé un instant seul sur l'îlot revient pour nous montrer l'intérieur de l'îlot: la tribu propriétaire de l'îlot a installé ici des tables de picnic pour ses dimanches en famille. Normalement, il faut demander la permission à la tribu pour débarquer mais le temps gris qui finit par tourner à la pluie ne nous fait pas craindre une seconde de déranger quelqu'un ici.
Après encore de la baignade, du snorkeling sur le récif proche et le diner, Yves sort son youkoulele puis sa guitare, suivi de Pia son violon. Tout le monde finit par chanter les chansons de Maxime le Forestier et autres "Hissez haut" que vous connaissez tous.

C'est notre dernière soirée sur le Touaou. Le lendemain, nous débarquons sur l'île des Pins.
Jérôme
17:15 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Croisière, Le Touaou, Jérôme
Débarquement à l’île des Pins
Ce jeudi matin, nous quittons le Touaou pour la terre ferme de l’île des Pins. Et il fait beau, enfin ! Et pour au moins 3 jours d’après la météo ! On y croyait plus après trois jours trop souvent gris et humides.

Nous avons passé la dernière nuit aux abords de l’îlot Moro, il suffit donc de le contourner en veillant à bien éviter le récif au Sud pour atteindre la baie des rouleaux.

Nous y croisons deux dauphins matinaux qui partent petit-déjeuner vers le large puis on arrive dans la baie de Kuto où nous mouillons pour débarquer.

Voyez l'annexe avec nos trois ou quatre valises et nos au moins dix sacs de nourriture : nous n’avons pas tout consommé sur le Touaou, loin de là, et deux voyages au ponton son nécessaires.

Puis nous partons à pied pour le gîte Natai-wach, normalement pas loin, sauf que sur une île tropicale, chargés comme des bourriques, le chemin est long et difficile.

Heureusement, il est original, vous ne trouvez pas :

Et pour satisfaire ceux auquel le paysage ne suffit pas pour se consoler, une amie de Yves notre Skipper arrive à la rescousse, et prend les bagages dans sa voiture. Merci à elle !
Nous arrivons donc à notre gîte en assez bonne forme. Le faré qui va nous recevoir est presque prêt : vive la Nouvelle Calédonie, où tout se fait plus tôt ! Il n’est que 9h30, et nous pouvons emménager.

Les garçons font un super château de sable, trop content de retrouver la terre ferre où ils peuvent se défouler. On le savait, ils sont dans un camping comme des poissons dans l’eau.
Notre logement est un faré semi-traditionnel : murs en dur en bas, puis bois. Pas de vitres, mais une charpente traditionnelle de toute beauté. Il y fait un peu sombre, malgré l’électricité.

Une chambre pour 4, une cuisine – chambre salle de séjour. Pour la salle de bains, c’est les douches du camping. L’ensemble est très reposant : pas de radio, pas de télé, pas de clim, non plus, et on est collant en permanence. Il fait très chaud.

Un employé kanak arrive pour construire un abri en bois devant notre bungalow. Bien sympathique, cool, il finit par dire « ah votre mari fait la sieste ? respect, je vais travailler ailleurs » et s'en va.
Donc plage, puis repas, sieste, plage, et ne pas oublier de réserver l’excursion du lendemain : traversée de la baie en pirogue, marche dans le bois jusqu’à une piscine naturelle, remplie par la mer. Tout ça suivi d’un bougnat chez Régis. Ici tout se réserve à l’avance. Ca permet de s’organiser, somme toute. Il n’y a pas ici de tourisme tout- tout de suite. Mais ce n’est pas gênant, tant qu’on est prévenus !
Et ce soir, coucher 9h. Vous voyez, on s’y tient !
Pia
16:35 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Ile des pins, Le Touaou, NataÏwatch, Pia, Jerome
Troisième jour sur le Touaou : Blanc (par Pia)
Le troisième jour, plongée ! Ou plutôt snorkling, la surface nous suffit encore. Nous nous préparons : palmes, masques, tubas. Nous partons voir des « patates » de corail.

En voyant que Yves nous emmène à un endroit bleu foncé (au delà du rocher au milieu sur la photo), j’ai un instant d’appréhension : j’ai toujours eu le vertige dans les grandes profondeurs. Philémon a un peu peur aussi, du coup, moi plus du tout. Nous descendons dans l’eau tiède, et c’est l’émerveillement : nous avions déjà fait du snorkling, en Floride. Mais ce n’était rien par rapport à ça : nous nageons, tous seuls, entre les coraux de toutes les couleurs, même fluorescents.

Les poissons sont partout, petits bleus, jaunes et noirs, gros perroquets, et Jérôme voit même un requin. J’ai l’impression de voler, quand il y a plus de 5 m de fond. Sur les patates, il faut faire attention, on est tout près de la surface. C’est un spectacle magnifique, dont on ne se lasserait pas, s’il n’y avait un peu trop de méduses… L’eau est trop chaude ! Nous avons peur des méduses australiennes (les gelly box, mortelles à souhait), mais il parait qu’ici, il n’y en a pas. Aucun animal sauvage n'est très méchant en Nouvelle-Calédonie, "ils sont tous en Australie" nous a-t-on dit !
A la surface, cependant, Yves, Colas et Philémon qui les a rejoint se lassent, eux. Il pleut à verse !
Nous remontons, les yeux pleins de couleurs. Un petit détour pour cueillir des fleurs blanches des rochers, et nous voilà rentrés.
Pia
09:55 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Croisière, Le Touaou, Animaux, Baie de Gadji, Pia
25.03.2008
Deuxième jour sur le Touaou
Durant la première nuit sur le Touaou, les moustiques se sont bien gavés. Peut-être parce ce qu’on avait mouillé près d’une côte sauvage recouverte de forêt vierge, inaccessible autrement que par la mer, peut-être parce que cette année, la saison des pluies est bien arrosée, certainement un peu des deux. En tout cas, Lucile était furieuse au réveil en voyant ses bras… défigurés.
C’est le moteur qu’Yves vient de démarrer qui nous réveille. Pour sortir de la baie sans vent et arriver à l’île des pins dans l’après midi, c’est qu’il y a de la route et il ne faut pas tarder.

Nos voisins de la nuit sont partis peu avant nous, nous les voyons devant. Ils vont aussi à l’île des pins mais nous ne ferons pas la course : nous avons quelques mètres carrés de voilure de plus qu’eux ce qui leur laisse peu de chance de gagner (Yves, quand tu nous lis, tu peux nous rappeler les dimensions du Touaou ?).


Une fois passée la balise de Bonne Anse et laissé filer le bateau des ouvriers de l’usine d’extraction du Nickel (Demandez à Philémon de vous écrire un post sur cette spécialité de la Nouvelle Calédonie), nous arrêtons le moteur et hissons la grand voile.

Un bruit de clapot s’établit : nous avançons ! Ceci nous est confirmé par le sillage que nous laissons derrière nous, et à l’énergie renouvelable de surcroît. Le bonheur.
Une fois au vent, plus question d'aller tout droit, il faut "tirer des bords" et voilà ce que ça donne :

Les enfants, oubliez ce qu'on vous dit à l'école, ici, le plus court chemin, ce n'est pas la ligne droite.
Pour aller à l'île des pins, nous ne sortons pas du lagon. Le lagon, c'est la partie de la mer qui entoure la grande terre de Nouméa et qui est peu profonde (de 1m à 30m au maximum). Au delà de la barrière de corail, la mer 'tombe' à plusieurs centaines voir milliers de mètres de profondeur, c'est la "haute" mer.
Qui dit lagon dit récifs:

Ce n'est pas donné à tout le monde de naviguer ici et l'absence d'obligation d'avoir un permis pour piloter un bateau fait qu'il n'est pas rare d'être témoin d'un échouage via la radio du bord. Il y en avait un la veille alors que nous nous éloignions de Nouméa: beau temps, jour férié, et voilà un navigateur du dimanche qui s'échoue sur l'îlot Maître, juste à la sortie du port.
Pendant que Yves va et vient entre le GPS, la barre (le volant) et le pont, Pia saute sur l'occasion d'utiliser le four qui lui manque tant à l'hotel (et à nous aussi, fidèles admirateurs):

Et voilà, bonne an mal an (conseil des pivots en herbe pour l'ortografe ?), nous voici arrivés

dans la baie de Gadji, en bordure de l'île des pins:


Yves, pas seulement skipper mais aussi guide, voulait nous montrer cette baie, uniquement accessible par la mer (l'accès depuis l'île des pins est parait-il une étendue de vase, difficile à croire n'est ce pas ?).
Nous mouillons rapidement au milieu de la baie: il nous reste suffisamment de temps avant la nuit pour visiter une petite plage tout près:

Mais qui résisterai à l'appel de cette eau ?

Alors pour moi, ce sera snorkeling jusqu'à la plage, je découvre des colonies de petits poissons autour de leur buisson de corail, c'est magnifique.
Nous bravons l'orage qui ménace, excepté Philémon qui, ayant entendu une histoire de bateau qui coule après avoir reçu la foudre nous supplie de ne pas y aller. Après avoir passé outre ses demandes, nous reconnaissons quand même que le tonnerre et les éclairs sont quand même impressionnants. Alors nous ne restons pas longtemps sur la plage et je dois dire que le snorkeling avec les éclairs qui illuminent les fonds sous marins, c'est exceptionnel !
De retour au bateau, après les yeux, le ventre est satisfait par un délicieux poulet et une tarte à la banane, merci le four !
Jérôme
12:35 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Croisière, Le Touaou, Jérôme
Deuxième jour de bateau : bleu (par Pia)
Comme il l’avait dit, Yves se lève avant 6h du matin… Nous nous réveillons à peine, vers 6h, qu’il a déjà mis en route le moteur : Il n’y a toujours pas de vent en baie de Prony !

Nous partons aujourd’hui pour la grande traversée vers l’île des Pins. Nous ne quittons pas vraiment le lagon, mais il y en a pour presque toute la journée. Le vent se lève, et nous sommes un peu barbouillés (en tous cas, moi). Je suis le conseil du marin : sur la couchette, les yeux fermés. Ca marche ! Et je fais une très bonne sieste.
Nous arrivons dans l’après midi près de l’île des Pins. Nous mouillons dans un endroit désert, entouré de petits îlots. La mer est bleue, presque turquoise. Le lagon est très peu profond : on peut voir les algues du fond depuis le bateau.

Nous allons sur une plage, voir l’endroit où a été tourné Colantha, le réality show où des personnes sont naufragées volontaires , et sont méthodiquement affamées jusqu’à ce qu’elles craquent. L’endroit est idylique, il y a tout : mer turquoise, sable blanc, cocotiers… Plus l’orage, qui terrifie Philémon. Yves le rassure : « j’ai un paratonnerre sur mon bateau ». Ouf !
Pia
09:40 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Croisière, Le Touaou, Baie de Gadji, Pia
24.03.2008
Premier jour en bateau : c'est rouge !
Ce jour là, levé à 5h30, nous partons pour 3 jours de voilier sur le lagon. Waouh, le ciel est dégagé, grand soleil en perspective. Mais le lagon est si calme ! Espérons que le vent se lève un peu.

Sur un voilier, c'est "valises au minimum", alors nous en apportons une grande partie à la réception (ils ont dit oui pour les garder, mais ils ne savaient pas qu’il y en a 9 !), récupérons les kilos de bouffe prévus pour nous nourrir sur le bateau et sur l’île des pins où nous finirons la semaine…
Bref, nous sommes juste un peu en retard au ponton du bassin militaire (Yves, le propriétaire et skipper du bateau, est un marin retraité de la Marine Nationale). Comme prévu, Jérôme nous pose et part ramener la voiture chez Hertz (et retourne aussi à l'hotel retrouver son téléphone oublié! On fera à la fin du voyage une liste de tout ce qu'on a perdu, perdu et retrouvé, retrouvé sans savoir qu'on l'avait perdu, etc...). Pour ce qui est de la voiture, nous la retrouverons à notre retour, quand nous débarquerons à Nouméa en Betico (prononcez Bétit chio), le catamaran qui fait la liaison avec l'île des pins.
Transfert en deux coups d’annexe (le bateau gonflable qui fait la liaison terre-Le Touaou), nous rangeons la nourriture dans les placards et dans le congélateur, transférons les valises, recevons notre première leçon de catamaran à savoir "comment utiliser la salle de bains". Yves semble nous avoir vite cerné.
Jérôme arrive sur ces entrefaites, et nous levons l’ancre, ou plutôt, nous nous décrochons de la bouée.

Le bateau est un grand catamaran, à voiles, qui contient 4 cabines doubles (c’est toujours aussi pratique d’avoir deux filles et deux garçons. Comme disent certains, le seul problème, c’est que Jérôme et moi sommes obligés de dormir dans une chambre mixte).
Il y a aussi deux salles de bains, ce qui est pratique, mais comme pour se laver il faut pomper avec le pied une eau qui n’est pas chaude, personne ne s’attarde vraiment dans la douche.
La salle de séjour fait aussi cuisine, et vraie cuisine ! Il n’y a pas de four dans l’appartement de Nouméa, ici oui ! Et puis il y a le cockpit, où Yves tient la barre (mais il a tout un tas d’appareillages électroniques pour pouvoir faire autre chose en même temps), et le pont, où Colas n’a pas le droit de se balader sans gilet de sauvetage : il ne sais pas bien nager. Au bout du pont, les trampolines, qui s’étendent entre les deux coques et le centre du bateau. Parfait pour bronzer, paraît-il !

Il fait très beau et très chaud : nous partons donc pour une petite escale à l’île aux Canards, une île proche de Nouméa. De loin, c’est magnifique : plage de sable blanc, pas mal de bateaux (nous sommes le lundi de Pâques), eau claire…

L’attrapage de la bouée de mouillage, première manœuvre confiée par Yves à Jérôme se solde par une catastrophe : Jérôme raccourcit la gaffe avec laquelle il soulève la chaîne de 50 bons centimètres. Ca commence bien ! Yves est désormais au parfum : nous sommes vraiment des novices en navigation et il va falloir faire avec ou bien essayer d’abord de nous donner le goût de la mer. Merci Yves d’avoir pris cette deuxième option : devant nous, 3 jours mémorables.
Nous débarquons avec l’annexe, et aïe aïe, le sable blanc n’est pas du sable, mais des squelettes de corail, et ce n’est pas du tout doux aux pieds !
Nous prenons masques et tuba pour aller voir le sentier sous-marin (si, si, ça s’appelle comme ça), le long duquel (ou plutôt sous lequel) on peut admirer des tas de poissons et du corail. L’eau est tiède, et le soleil chaud. Seul problème, les garçons, qui ne veulent pas nager…Ce n’est pas grave, nous partons maintenant pour l’anse de Prony, un très joli coin paraît-il, où nous allons passer la nuit.
Le vent n’est pas là. Nous sommes malheureusement obligés de faire une grande partie du trajet au moteur. C'est lent et ça fait du bruit mais chacun trouve des occupations. Yves bricoleur en profite pour réparer la gaffe cassée le matin puis cours de noeuds marins pour tous, petits et grands.

Et puis il y a toujours le scrabble qui fait de nouveaux jeunes adeptes.



Quand, une fois passé par le canal de Woodin, nous arrivons à la baie de Prony, c’est la fin de l’après midi et il fait un peu gris.

Nous passons même à travers un grain (un orage).

mais ensuite c'est l'éclarcie à nouveau et là, Yves n’en croyait pas ses yeux, le parking est complet: la seule bouée est prise, par un seul bateau ! Du jamais vu.

Nous sommes obligés de jeter l’ancre. Ca n’a l’air de rien, mais ici l’eau est rouge ! Rouge fer, rouge centre australien… L’ancre restera rouge pendant plusieurs jours, après ça !

Yves nous propose d’aller voir la cascade de Prony, en kayak. Nous qui sommes des pros du kayak de mer (nous avons navigué sur le Saint Laurent!), nous sommes ravis.

Ici, par de harnachement : nous sommes en maillot de bain, et pas non plus de direction compliquée, tout se fait avec les pagaies.

Nous partons, 3 en kayak, le reste en annexe, pour remonter une rivière qui se jette dans la baie non loin de là.

Mais, dès l’embouchure atteinte, le courant devient très très fort, et la navigation devient difficile. Nous essayons d’attraper le contre courant le long de la berge (en longeant du coup les ruines d’un bagne : il y a plein de bagnes dans le coin !), mais ça ne suffit pas, et Yves doit nous tirer avec le bateau à moteur. Grosse rigolade quand l'eau envahit le kayak de Valentine.

Nous arrivons à la cascade, et elle est tellement gonflée par la pluie que nous ne pouvons pas nous y baigner ! C’est vrai qu’il a pas mal plu, ces derniers jours…


Nous rentrons avec le courant, en silence puisque même l’annexe n’a pas besoin de son moteur. Nous sommes tous rouge, séance de décapage obligatoire avant de monter sur le bateau. C'est que cette terre rouge, descendue de la montagne par les rivières en crue, peut tâcher durablement le pont !
La nuit tombe vers 18 heures: c’est le moment de préparer le dîner. Pour ce premier soir : couscous. Pas question de se laisser aller. Et autant profiter du très bon niveau d'équipement du bateau. Il faut dire que Yves vit sur son bateau et ne déteste pas la bonne bouffe. Nous allons nous entendre, c'est sûr.
Une fois la vaisselle faite (à l’eau de mer puis rincée à l’eau douce), il est 20h30. Yves nous a bien expliqué que en mer, il faut se lever tôt, donc se coucher tôt. Et puis il nous a raconté qu’une fois, lassé par ses équipiers lève-tard, il a avancé en cachette toutes les montres de 2h, histoire de vivre tous avec le soleil. Alors nous décidons d’essayer de nous conformer à ses horaires, et nous allons nous coucher avant 21h.
Promis, on restera à cet horaire ensuite de retour sur la terre ferme ! Mais, vous savez, le naturel chassé revient au galop...
Pia
11:50 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Croisière, Le Touaou, Pia
Troisième jour sur le Touaou (par Philémon)
Le matin, comme d’habitude, on découvre qu’on a plus de boutons de moustiques que la veille.

Là on prend le petit déjeuner à moitié réveillé en se grattant. Puis après on met le maillot de bain et on part en bateau jusqu’à la patate de corail. C’est du corail et à coté des fosses énormes avec du sable au fond et qui hébergent des requins et des tortues. Le corail est de toute les couleurs :violet, jaune, orange, turquoise et mon préféré, le violet à bouts bleus.
Des poissons multicolores rayés horizontales et verticales, des méduses (les filles sont piquées de partout, je dis bien partout) et un requin à pointes blanches (sont nom indique sa couleur) vivent ici. L’après midi, on est à l’îlot Moro pour aller à la plage. On fait un jardin de corail en algues, en corail, en os (de sèche), en pierre ponce (en milliers), en noix de coco.
Il pleut, nous allons nous réfugier dans un campement Kanak, aborigène d’ici. C’est en planche, en tôle et tout ça au marteau et clous.
A la fin Papa, Lucile et moi allons en kayak au voilier. Les choses se compliquent : on se coince dans le corail et ………………………………………………………………………on chavire ! On le remet droit avec difficulté et on arrive au voilier. L’eau est chaude et si on était au québec (eau à 5°) on serait peut-être mort.

Puis papa, Maman et moi nous nous baignons et cette eau très agréable nous empêche de sortir. Puis soirée musicale avec violon, guitare, harmonica, chant et ukulélé.
Une grosse journée !
Bisou !
Philémon
09:30 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Croisière, Le Touaou, Philémon
23.03.2008
Dimanche de Pâques à Nouméa
Après Noël à San Francisco, nous sommes pour Pâques à Nouméa. Nous n’avons pas d’amis ici, alors cela ne s'annonce pas aussi sympa qu’à Noël.
Nous avons quand même eu un petit avant goût de Pâques grâce à nos amis Thomas et Sungsoon, qui nous ont montré le film « La passion du Christ » de Mel Gibson. Film terrible, et terriblement filmé. C’est vrai que Jésus a souffert, et est mort, pour nous, mais nous trouvons que le réalisateur en fait trop, en rajoute dans le gore.
Décidés à fêter dignement la résurrection de Jésus, nous faisons les courses, pour un bon repas Pascal, et aussi pour une petite virée en bateau qui commencera le lundi qui suit.
Dimanche matin : nous supposons que le culte est à 9h30 à l’église réformée. Avant, nous faisons nos bagages, car notre appartement est pris ce soir, nous allons dormir dans deux autres chambres du Stanley pour une nuit seulement.
Comme nous ne savons pas bien où est situé le temple, nous partons vers 8h55, très fiers de notre avance. Passant devant la réception, le gentil réceptionniste Edouard nous annonce tout content que nous pouvons avoir les nouvelles chambres tout de suite. Et que donc il faut vider l’autre.
Vingt minutes après nous avons beaucoup moins d’avance. Surtout que le temple n’est pas du tout où on le pensait.
Nous arrivons donc à l’église à presque 10h. Le culte était à 9 h ! Nous sommes quand même là pour la Sainte Scène, et pouvons écouter la très bonne chorale chanter. L’église est bondée, et nous avons du mal à trouver place. De nombreuses personnes participent au culte à leur façon, assis autour des entrées sur des chaises de jardin en plastique : manque de place, ou excès de chaleur à l’intérieur? Les deux !

Il continue à pleuvoir, ce dimanche, et la pluie a une conséquence inattendue (et pour tout dire inespérée) : la chorale et le groupe de jeunes devaient aller animer le culte de Pâques dans une autre église, dans l’est du pays. Mais la pluie a rendu les routes impraticables, et donc tout le monde est resté à Nouméa, et le repas qu’il était prévu d’apporter à l’autre église est resté aussi. Tout le monde est invité à le partager, y compris nous.
Une gentille dame qui se définit comme « viet », Lucie, nous encourage à venir.
Le repas est délicieux : nous goûtons à diverses salades des îles, viandes et poissons,

tout en discutant avec la fille de Lucie, Lani, qui a passé 2 ans à Saint Julien en Genevois, et a particulièrement aimé voir les quatre saisons.
Pour le dessert, gâteaux (dont la tarte tropézienne que nous avions achetée, détail important vous allez voir) et glaces. Ensuite, Chant des enfants,

danses du groupe de jeunes filles de l’église. Ce sont des danses polynésiennes, mais loin d’être dansées habillée d’un collier de fleurs seulement, les jeunes filles portent des tuniques inspirées des robes « mission »,

robes portées par de nombreuses femmes kanak, et qui ont semble-t-il été imposées par les missionnaires. Voilà les femmes de la chorale, portant ces fameuses robes.

Les fleurs sont ici portées dans les cheveux, fleurs de frangipanier ou d’ibiscus. Ou même fleurs artificielles : Celle qui décorait notre tarte tropézienne a été très rapidement recyclée !
Incroyables retrouvailles, nous rencontrons là une vieille connaissance de notre église à Lyon: Olivier (Risnes pour nos lecteurs qui se souviennent de lui) fait un stage d’aumônier de l’armée à Nouméa.
Olivier est là depuis peu et connait déjà beaucoup de choses sur la Nouvelle Calédonie et ses habitants (nos lecteurs français savent que l'histoire de cette île est particulièrement complexe, même dans l'actualité récente): il en parle avec précision et clairvoyance. Alors il nous emmène voir les ruines du bagne de la presqu'île de Nouville.
Merci à tous pour cette belle journée.
A qu’il est doux pour des frères, de célébrer ensemble !
Pia
16:45 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Pâques, Amis, Olivier Risnes, Pia
Quoi ? Pâques ? Déjà ? Mais on n’est qu’en mars !
Eh oui, cette année Pâques nous a tous surpris. A voyager en continu, on en a oublié cette date qui rythme habituellement nos années.
Nous essayons d’imaginer les premiers jours de printemps en France, le soleil qui illumine le salon, les crocus dans la pelouse, les premiers après midi à gratter la terre, tout ça avec seulement nos souvenirs. Ici, en Nouvelle Calédonie où nous sommes depuis une semaine, il fait 28, humide et il pleut très fort. Normal, c’est la saison des pluies, mais plutôt bien arrosée cette année, d’après « les locaux ».
Et voilà qu’un email tombe de mes parents : il y a 40cm de neige à Bellegarde dans l’ain. Pâques est peut être en avance mais pas le printemps !
Quoi qu'il en soit, bonnes fêtes de Pâques à tous ! Christ est vivant !
Jérôme
13:55 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Pâques, Pluie, Jérôme
22.03.2008
Notre appart à Nouméa
Juste pour vous montrer l'appart que Jérôme nous a trouvé, en commençant à chercher deux jours avant d'y être :
l'appart est dans l'hôtel Le Stanley, et il est pas mal :
La vue

La table ("rappelez moi de ne jamais acheter une table carrée et en verre", répète Jérôme. C'est fait).

Pia
Note de Jérôme:
Je dois dire que sur ce coup là on a eu beaucoup de chance : De retour le mercredi du centre de l’Australie, nous n’avions que deux jours pour trouver un logement pour le samedi soir à l’arrivée en Nouvelle Calédonie. Merci à Flavienne et Jonathan qui nous ont hébergé à Sydney ces deux jours et prêté leur accès internet super rapide pour balayer toute l’offre de logement de la Nouvelle-Calédonie. J’ai rapidement vu qu’il n’y avait aucune offre de location de maison comme aux Etats-Unis où en australie. J’ai alors regardé les hôtels mais ce mode d’hébergement est fait pour les vacanciers d’une ou deux semaines qui veulent passer des vacances de rêve, les pieds dans l’eau et pension complète. Nous, nous cherchions un logement où vivre en famille, faire la cuisine, et les enfants leurs cours par correspondance.
J’ai trouvé alors une liste de... deux hôtels-résidences. Le Stanley a été le premier à répondre avec, de libre, le seul appartement 3 chambres qu’il possède. Je n’ai pas attendu la réponse de l’autre hôtel, j’ai même passé outre un avis de client sur tripadvisor.com qui disait que l’accueil était nul et j’ai sauté sur l’occasion. Bien m’en a pris, on a découvert un appartement grand, climatisé, avec tv écran plat, accès internet ADSL, terasse avec tables et chaises, et piscine en vue pour surveiller les enfants.

Qui plus est, l’accueil a été de grande qualité : que ce soit le grand Edouard (2 mètres minimum) ou ses collègues, on a toujours répondu favorablement à nos demandes (multiprises, machines à laver, garde de nos valises pendant une semaine lors de notre croisière à l’île des Pins (on va vous la raconter !), et bouquet final le jour du départ quand Valentine a oublié sa valise dans la chambre alors qu’on était déjà à l’aéroport : le personnel a réussi à trouver quelqu’un qui partait pour le nord et passait à coté de l’aéroport !
La valise achetée à Chinatown à San francisco, rose et jaune (mais comment peut-on ne pas la voir ?) a bien pris l’avion avec nous !
16:30 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Hotel Le Stanley, Pia, Jérôme
21.03.2008
Manger tropical
Cette fois, nous y sommes, sous les tropiques, et un nouvel horizon culinaire s’offre à moi. Ici, les tomates coûtent la peau des fesses, le reste aussi, donc autant essayer de cuisiner et manger «la nourriture locale ». Ce n’est pas si facile : au supermarché, il y a plutôt moins de fruits et légumes exotiques qu’au carrefour de l’Isle d’Abeau. Seules petites différences : les kiwis et le citrons verts sont vendus au kilo. Nous allons en faire une grande consommation !
Il faut aller au marché, paraît –il, pour trouver les mille délices qui font la réputation de la Nouvelle Calédonie (au moins auprès des australiens, tout du moins ceux qui ont entendu parler de cette petite île à moins de 2000 km de leurs côtes).
Un vendredi matin, nous voilà donc, Jérôme, Colas (qui fait ses exercices scolaires dans la voiture en venant : sa présence à la maison serait semeuse de troubles auprès de ses frères et sœurs plus studieux) et moi.

Première partie : marché aux poissons. Nous achetons des crevettes et des poissons rouges (il y en avait aussi des verts, mais c’était plus cher…).

Puis, fruits et légumes, et là c’est la débauche : ananas, bananes poingo, mangues, gingembre, cane à sucre, coco frais râpé (« s’il vous plait, avez-vous aussi du lait de coco ?- Mais vous venez d’acheter du coco râpé : c’est avec ça qu’on fait le lait de coco !).
Deuxième partie : la cuisine. Sans four, d’ailleurs ; mais pas besoin, puisque ça (presque tout, on dirait) se fait cuire dans le lait de coco. Donc premier repas, les crevettes, marinées au gingembre, à l’ail et au citron vert. Dans une toute petite poêle, et ça fume, alertant la réceptionniste qui vient demander si tout va bien…Je savais que j’aurais dû les cuire au lait de coco.

Deuxième repas : lait de coco fait avec la noix de coco râpée : on verse de l’eau chaude dessus, puis on presse dans un torchon. On récupère le lait. Les copeaux de noix de coco qui restent n’ont absolument plus aucun goût, autant manger du papier.
Et je fais cuire une grosse igname violette, des bananes poingo et des carottes dans le lait de coco. L’ensemble est très joli, violet, orange et jaune. C’est assez bon, sans plus ; j’ai du oublier quelque chose.

Troisième repas : Poissons rouges grillés (toujours avec une seule poêle, mais cette fois sans faire sonner l’alarme incendie ou alors ils sont habitués aux désordres de l’appartement 109), accompagnés de purée d’igname et bananes poingo, restant des légumes de la veille. Surprise : la purée est bien meilleure que le ragoût !

A l'attention de nos lecteurs canadiens, le poisson rouge n'est pas du saumon !
Par la suite, essais (plutôt réussis, je dois dire) de sorbet coco-citron vert, de tarte bananes-coco, de frites d’ignames, de patates douces ou de patates curry, de tarot au lait de coco….
J’ai acheté un bouquin. Qu’on se le dise, je vais essayer des recettes, quand j’aurais un four et une grande poêle. Et maintenant, je saurais reconnaître les légumes du rayon exotique de Carrefour !
Pia
09:20 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Bouffe, Poisson, Igname, Coco, Pia
20.03.2008
Journée de pluie en Nouvelle Calédonie
Il pleut, il pleut. Et nous avons déjà épuisé le plaisir de la piscine sous la pluie…

C’est vrai, la pluie est chaude, et quand on est en maillot, on ne la craint pas. Mais quand on sort, la pluie mouille, et on ne voit rien. Voilà maintenant que tout le quartier est à cours d’électricité. On ferait mieux d’aller voir ailleurs…
C’est un jour à visites, et aussi à cinéma. L’aquarium de Nouméa est renommé, et en plus il est tout neuf. Nous hésitons, c’est notre troisième aquarium de l’année…Mais nous le visitons, et franchement, il est magnifique.
Dans cet aquarium, rien d’étranger, que des espèce calédoniennes. Pour les métro que nous sommes, c’est très exotique : poissons de toutes les couleurs, certes, mais aussi étoiles de mer de formes bizarres, et de couleurs remarquables

(ah, ces étoiles bleues !), étoiles de mer épineuses et toxiques (nous voilà prévenus).

Bénitiers,

oursins, coquillages et langoustes…Et puis les coraux. Des dizaines d’espèces de coraux, fabriqués par des petites bébêtes qui ont la particularité d’être fluorescents. Là, l’aquarium de Nouméa fait fort, puisque une immense salle est éclairée en lumière noire, et les coraux phosphorescent à qui mieux mieux, vert acide, violet, rose, jaune fluo.

C’est très beau. A coté, des poissons se cachent : on ne voit que leurs yeux, qui sont fluorescents aussi.
L’aquarium accueille aussi un serpent tricot rayé (vous savez, les tricots marins ?), pas du tout agressif, mais très venimeux, et qui passe sa nuit dans l’eau, et sa journée dans le sable chaud(y a pire). Un grand aquarium cylindrique abrite des nautiles rouges et blancs, véritables fossiles vivants. Le plus grand aquarium contient un dugong (mammifère marin style lamantin),une magnifique raie blanche et noire (elle se cache, la voyez vous ?), et des tortues marines. Un échantillon de ce qu’il y a juste à coté dans le lagon !

Notre visite est un peu écourtée : nous allons finir l’après midi au cinéma, pour voir un film français en français : « bienvenu chez les chtis ». Nous rions bien, et c’est une sensation particulière de voir ce film sur le nord et le sud de la France dans un cinéma de l’autre côté de la terre !
17:50 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Aquarium, Pia
Sabre d’abattis
Ce jour là, nous sommes allés sur la place des cocotiers à Nouméa, pour assister aux Jeudis de Nouméa. Ce jeudi là, le thème est Yaté. J’ai dû demander ce que ça voulait dire. En fait, c’est une ville dans le sud de la grande terre, l’île principale où est aussi située Nouméa. J’ai fait semblant de comprendre, je ne savais pas du tout où c’était…
Ce jeudi, il pleuvait. Ca nous a pas empécher d'acheter de la barbe à papa

Pour nos lecteurs non français, c'est du sucre chauffé et transformé en fils enroulés autour d'un baton, sauf que là est elle est vendue dans un sac en plastique, quel horreur !
La pluie ne m'a pas empêché d’acheter un igname violet : « et comment ça se prépare ? Ben, dans le lait de coco ! », une noix de coco fraîche « c’est pour boire tout de suite ? Oui, oui.. » Ah bon, c’est pour boire ?
Et puis de la saucisse de cerf, grande spécialité du coin.

Toute noix de coco bue, nous rentrons à l’hôtel. Et là je m’avise que ce serait dommage de jeter l’intérieur. M’emparant du grand couteau, je fais une tentative, et je crois bien que c’est là que le grand couteau a perdu sa pointe. La noix de coco est toujours intacte (sauf le trou pratiqué par le marchand pour me permettre de boire l’eau de coco, par lequel je peux voir la chair délicieusement blanche de la noix…)
Utiliser le pourtant-si-utile-couteau-suisse me semble hasardeux (il pourrait se replier). Alors je monte demander l’outil adéquat à ceux qui s’y connaissent : la réception de l’hôtel. Ce soir, c’est Edouard qui est là. Il dit tout de suite « c’est un sabre d’abattis, qu’il faut – Et vous en avez un ? – Pas ici, je vais essayer avec le couteau de la cuisine. »
Et Edouard, du haut de ses deux mètres, sort dans le parking avec le couteau, la noix, et trois ou quatre Gelin sur les talons. Il a peiné, nous avons craint pour ses doigts, et aussi pour le béton armé du mur sur lequel il a fini par fracasser la noix. Mais, tout en répétant « si seulement j’avais mon sabre d’abattis », il y est arrivé, et nous avons pu manger la crème de noix de coco fraîche, à la petite cuillère. C’était une première. Merci, Edouard !
Pia
08:55 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Noix de coco, Sabre d'abattis, Marché, Pia
18.03.2008
Cherchons bateau…
Cet après midi, nous la passons à chercher un bateau à voile. Notre projet, aller sur l’île des pins. On peut y aller en avion en une demi heure mais de l'avion on trouve qu'on en fait déjà assez cette année. En ferry aussi mais ce qui serait nouveau pour nous, c'est vraiment en voilier !

Aller en bateau à voile dans des îlots déserts, goûter du fameux lagon turquoise et des sables blancs: l’idée nous a été soufflée par une bretonne qui fait des crèpes à Nouméa (On n'a malheureusement pas pu gouter ses crêpes car après 14h, les plaques sont arrêtées, dommage). Mais elle a été très accueillante, nous sommes des "métro" qui débarquent et très à l'écoute, il n'en fallait pas plus pour que nous nous lancions à la recherche d'un bateau.
Sur le port Moselle, il y a plusieurs baraques de location de bateaux. Nous passons dans toutes. C'est amusant, certains loueurs nous font visiter le bateau à quai : catamarans géants tout neufs, monocoque élancés, tout est nouveau pour nous. Valentine va regretter de ne pas avoir voulu sortir...
Les prix vont décroissant, et l’état des bateaux que nous visitons aussi avec. Nous pourrions louer un bateau et partir, car sur le lagon, aucun permis n'est nécessaire, c'est en Nouvelle Calédonie et seulement ici. Mais nous ne savons pas naviguer, ni tracer une route, ni plier une voile. Nous avons besoin d’un skipper expérimenté, c'est qu'à notre famille, on y tient.
Rentrés à l’appartement, nous comparons les offres. Le monocoque est moins cher mais plus petit et "bouge plus" (Jérôme craint le mal de mer). Certains loueurs sont partis à la recherche d'un skipper qu'il ne connaissent pas... pas rassurant. Coté responsabilité, on apprend que nous sommes responsables si le bateau s'échoue alors qu'on ne le conduit pas, est-ce bien normal ?
Jérôme avait déjà trouvé avant sur internet une offre où le skipper est le propriétaire du bateau. Sur son site, il a l’air sympa et intéressant. Nous téléphonons. Rendez-vous le lendemain sur son bateau, le Touaou. Yves emporte le marché ! L'occasion pour Pia de me rappeler que la première offre est souvent la bonne et pourquoi chercher plus loin ? Je ne suis pas d'accord même, si depuis le début de notre voyage, cela s'est vérifié très souvent.
Alors c'est décidé, nous partirons le lundi de pâques, en dépit des prévisions météo mais confiant en notre skipper, et en espérant que la météo continue à être si peu fiable sur cette grande île.
Pia
00:00 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Croisière, Le Touaou, Pia
17.03.2008
La ville de Nouméa
Visite du musée de la ville de Nouméa : un musée posé dans l’ancienne mairie, une jolie maison coloniale à colonnes ,

dans le centre de Nouméa, à côté de la célèbre place des cocotiers (la photo n'est pas de nous, on a oublié d'immortaliser cette place beaucoup plus animée que ça).

Les premiers arrivés en Nouvelle Calédonie, ce sont les maoris, venant de Nouvelle Zélande ou des villes avoisinantes. Les deuxièmes, ce sont les anglais, avec James Cook, en 1774. Et les troisièmes, ce sont les français, vers 1793.
La ville de Nouméa, elle, a d’abord été choisie par les militaires. Ceux-ci ont cherché un endroit pratique, pas trop près des tribus pour éviter les conflits, sur la côte pour les bateaux… Ils ont trouvé Nouméa, d’abord baptisé Port de France (à ne pas confondre avec Fort de France, en Martinique). Les seuls problèmes étaient le manque d’eau.douce, et le manque de place. Pour l’eau douce, ils ont sans doute fait des tuyaux. Pour la place, les militaires et plus tard les prisonniers déportés ont remblayé des morceaux entiers de la baie. Nouméa est une ville créée de toutes pièces par les colons!
Maintenant, la ville ressemble à une petite ville française, avec ses boutiques (toutes fermées le dimanche, à la grande indignation des touristes et surtout des organisateurs de croisières australiens et japonais qui ne comprennent pas qu'on ne s'adapte pas à leur présence quand ils accostent leurs paquebots le dimanche),

son grand cinéma, ses nombreuses plages, , ses dizaines de restaurants (eux aussi en grande partie fermés le dimanche : à la grande joie de nos enfants, nous avons dû le lendemain de notre arrivée nous rabattre sur le Mac Do),

ses églises et son vieux temple protestant, ses nombreuses boulangeries, supermarchés casino et même un géant casino et un carrefour !
La ville n’est pas très grande, les gens n’y ont pas l’air pressés. On y trouve des maisons de style colonial, mais aussi des immeubles, pas trop hauts.
Mais cette ville n’est pas une ville française : les cocotiers et les flamboyants y remplacent les platanes et les muriers. Les plages sont si nombreuses qu’elles sont vides, et pourtant l’eau est à au moins 28°C !
A Nouméa, la journée commence vers 7h : la poste ouvre à 7h30, les commerces aussi. Les enfants commencent l’école à 7h et finissent vers 15 h. Les restaurants servent le déjeuner de 10h30 à 13 h . Tout est décalé par rapport à nos horaires habituels : c’est que le jour se lève à 5 h, et finit à 18h.
Pour finir pour le moment sur Nouméa, il faut que je vous parle du service de gamelles. On n’a pas essayé. Mais dans la ville, une quinzaine de traiteurs prpoposent la livraison tous les matins du repas de midi, pour des prix semble t’il raisonnables. On n’a pas testé, je le répète, mais on aurait dû. Après tout, à Nouméa, il fait trop chaud pour travailler !
Pia
15:40 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Ville, Pia
15.03.2008
Arrivée en Nouvelle Calédonie
C’est la France ! Déjà dans l’avion, les annonces sont en français, à l’aéroport de Nouméa, le premier signe est l’uniforme bi-bleus des gendarmes : sentiment d’autorité. Puis on parle français aux douaniers, et exclamation de Colas qui revient des toilettes : «ici, on tire la chasse, on la pousse pas ».
Le douanier ne fait aucun problème pour nous laisser entrer au pays avec nos 6 passeports « bien de chez nous ».
Pour la voiture, nous nous y sommes pris trop tard et nous n’avons pas pu réserver alors nous allons comme des fleurs vers les bureaux des loueurs : ils sont tous là, Hertz, Avis, Europcar, à discuter ensemble. Pia me dit, on n’a qu’à lancer à la cantonade « qui à un monospace ? ». La dame d’Avis l’entend et nous sort un «il faut réserver à l’avance les monospaces » suivi de « le problème c’est que vous êtes six » et elle interpelle ses concurrents « eh vous avez des monospaces, vous ? ». Réponses négatives anonymes et amusées, à peine sous entendu « regardez moi ces fous, ils débarquent sans avoir réserver leur voiture ! ». Pas de doute on est en France : oubliées l’empathie et la compassion, loin le service au client made in US ! Valentine crie « j’veux pas retourner en France, moi j’veux aller vivre à San Francisco ».
On court vite prendre le bus navette pour Nouméa, car il va partir, c’est qu’il y en a au rythme des arrivées d’avion ici, pas plus.
Tiens, pourquoi les gens me parlent-ils en anglais ? Ah oui, j’ai sur la tête mon chapeau australien acheté dans le désert du centre rouge… Je l’enlève, de toute façon, le ciel est couvert, il fait chaud et très humide. A chaque climat son chapeau.
La navette nous amène jusqu’au centre de Nouméa où nous prenons une navette relais jusqu’à l’hôtel qui est ma fois bien loin de tout ! En compensation, l’appartement que nous avons trouvé est grand, avec trois chambres, deux salles de bains et un wc séparé (c’est la France, je vous dis !). Reste à trouver une voiture dans les jours suivants mais au fait : on est samedi, demain c’est dimanche, et on est en France : rien n’est plus ouvert jusqu’à lundi. Le week-end sera pédestre.
Valises débarquées dans l’appartement, il faut nourrir la troupe : on est bien dans un quartier résidentiel au bout d’une presqu’île longue, très longue. On finit par arriver à la superette qu’on nous avait indiquée :

Derrière une façade digne de quartiers pauvres, se cache un trésor digne d’Ali Baba : imaginez nos yeux revoyant après 6 mois de punition : des baguettes (on se retient de toucher leur croûte croustillante), du camembert, du saucisson, de la crème de marron Clément Fogier, des yaourts sans gélatine !!!

Ce jour là, c’est pique-nique de fête. 10 minutes et il ne reste plus rien.
Jérôme
12:45 Publié dans Nouvelle Calédonie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Nouvelle Calédonie, Nouméa, Bouffe, Jérôme
12.03.2008
Fin du centre rouge, retour à Sydney

Notre semaine de vacances de février passée à randonner dans le centre rouge de l'Australie se termine. Ce fût aussi notre première expérience de camping-car en famille, expérience réussie, toute la famille est séduite par lce mode de logement (à condition de ne pas essayer de dormir à trois dans le lit capucine, a dit Lucile)
Un xième avion dans le petit aéroport de Alice Springs. J’aime bien prendre l’avion, et j’aime bien le moment où on est sans bagages, prêts à partir.
Là, quand même un peu de stress : Jérôme nous a déposés à l’aéroport, puis est allé rendre le camping-car. Et bien sûr, il ne revient pas… Je passe et repasse la sécurité, pour aller voir s’il arrive, pour revenir vérifier que les enfants n’ont pas dessiné de kangourous sur les murs de la salle d’attente. Et Jérôme arrive enfin: la navette a sillonné toute la ville pour prendre tous les gens quittant le centre rouge par le même avion que nous.
Nous marchons sur le tarmac, et bientôt, nous sommes dans le ciel. Nous avons vue sur l’aile, mais il y a un chouette film. Quel repos !
A Sydney, nous sommes attendus par Flavienne et Jonathan. Flavienne est malheureusement malade, mais nous discutons avec joie en français. Les enfants jouent avec Sébastien, Baptiste et Emilie. Ils travaillent aussi un peu, les vacances sont finies.
Nous allons aussi retrouver Sungsoon et Thomas, Carolina et Daniel.
Et nous partons pour la Nouvelle Calédonie, petit voyage de trois –quatre heures, mais retour en « France » très attendu par les enfants (et aussi par nous..)
Pia
17:05 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Camping-car, Alice Springs, Pia
11.03.2008
Glen Helen Gorge (par Pia)
Là, c’est le fin fond du fin fond du fin fond…

A Glenn Helen Gorge, nous y sommes arrivés en fin de journée, après une journée commencée par la visite très intéressante du Desert Park à Alice Springs.
Glen Helen gorge, c’est au bout de la route goudronnée, c'est le dernier pub et restaurant avant X centaines de km, donc l’endroit est assez fréquenté. Par des artistes, semble-t-il: En voyant ce piano, nous nous demandons si le peintre Denis Martinez n'est pas passé par là (référence aux lézards).

Pas d’internet (pauvre Jérôme), mais un grand trou d’eau fréquenté par les Wallabies à la tombée de la nuit: ça n'a pas manqué, alors que nous nous baignions, un wallabi est venu courageusement s'abreuver. Silence, nous sommes chez lui, respect.

Les garçons ont préféré la piscine au clair de lune et d'étoiles.

Le ciel étoilé n'est pas sans nous rappeler celui du désert de la Death Valley sauf qu'on est dans l'hémisphère sud: la voie lactée est magnifique, d'un horizon à l'autre, avec la Croix du Sud (vous savez, celle qui est sur le drapeau de l'Australie). Mais ici, ce n'est pas la Californie d'un 31 décembre, il fait chaud !
Le lendemain, la vue du lit n'est pas mal du tout:

Si bien que c'est en retard que nous nous précipitons pour visiter à quelques kilomètres de là, la carrière d’ochre. L’ochre est très utilisé par les aborigènes pour peindre, sur les rochers, dans les cavernes ou sur eux-même. La carrière est leur propriété, et elle est magnifique, offrant quatre ou cinq couleurs différentes de kaolin, du blanc au rouge très sombre en passant par …l’ochre.


De là, nous suivons une crête jusqu’à une gorge.

Tout est rouge, bien sûr ! Nous sommes ici complètement seuls, sauf de grandes termitières.

Nous arrivons à la gorge : le lieu est bardé de mises en garde ; la suite est seulement pour les marcheurs aguerris et bien équipés. Dans la gorge, nous trouvons un crâne, de kangourou, bien sûr !

Partis tard, la randonnée a été très chaude. Nous décidons alors de retourner nous raffraichir dans le trou d'eau de Glenn Helen Gorges. Voilà ce que nous n'avions pas vu la veille dans le noir:

Puis retour à Alice Springs pour une dernière nuit dans le centre rouge. Nous pensions nous offrir le restaurant après tous ces jours de pique-nique, mais après avoir rangé le camping-car, c’est un peu difficile de bouger… Ce sera curry de chameau surgelé pour le dîner.
Pia
16:20 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Glenn Helen Gorge, Pia
10.03.2008
Desert Park Alice Springs (par Jérôme)
Le désert n’est nullement désert, même pas d’hommes. C’est ce qui me vient à l’esprit alors que je commence ce post sur le Desert Park que nous avons visité à Alice Springs. Le Desert Park, c’est le désert dans le désert, les explications en plus.

On y apprend tout sur le désert :
- comment trouver de l’eau (ce que font très bien les aborigènes, « non madame, les aborigènes n’ont pas besoin de moins d’eau que nous », réponse du ranger à la question bête d’une visiteuse).
- que font les animaux en attendant la pluie (Les grenouilles dorment. Qand il pleut, elles sortent, s’unissent à toute vitesse, pondent leurs œufs, et s’enterrent de nouveau dans le lit des rivières.)
- qu’est ce qui est comestible et qu’est ce qui ne l’est pas (comme ce magnifique fruit, que j’ai coupé et trouvé si beau que je l’ai effleuré de ma langue…Heureusement, il était si amer que j’ai craché et recraché. Les rangers du parc m’ont confirmé qu’il est empoisonné !)

Toute cette connaissance vient des aborigènes qui la délivre à quelques personnes qui ont gagné lentement mais honnêtement leur confiance.
On nous a aussi expliqué beaucoup de choses sur les aborigènes, leur armes, leur règles sociales, comment ils se marient (pia a tout compris, demandez lui)

On voit de tout dans ce parc, des oiseaux, des lézards (l'australie abrite presque toutes les espèces de lézards de la planète), dont celui-ci hyper mortel (mais qui voudrait le toucher ?):

De tout sauf des kangourous. J’exagère, il y en avait un, écrasé de chaleur, allongé à l’ombre d’un eucalyptus, heureusement qu’il y en a partout ailleurs, en particulier dans les campings, où ils regardaient Jérôme répondre à ses emails la nuit, j’y ai même vu et une maman kangourou qui broutait avec une petite tête sortir de la poche de madame kangourou : et le bébé broutait lui aussi !
Bref, un park éducatif à recommander en début de séjour dans le coin, on sait jamais, vous aurez peut-être besoin de trouver de l’eau ou de manger des fourmis-miel (là, faut creuser à 2m de profondeur au moins).

Pia & Jérôme
16:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Desert Park, Pia, Jérôme
En cours de route du désert (par Jérôme)
Oui on fait beaucoup de route dans le centre rouge mais on ne s’ennuie pas. Voici quelques rencontres :
Des fruits jaunes qui parsèment le bord de la route nous intriguent : nous arrêtons le camping car et descendons voir,

Pia sort son couteau suisse, goutte du bout de la langue, beurk, c’est très amère. Nous apprendrons plus tard que c’était très toxique !

Nous les guettions avec impatience (surtout Philémon), il s'agit des Road Trains:

En voici un qui surgit !

Les rencontres peuvent être soulageantes:

ou fatales (là, nous n'y sommes pour rien):

Cet émeu nous a dit: "non je ne suis pas le pompiste, adressez-vous à l'homme là bas"

Et ces chameaux "non je ne veux pas retourner en afgahnistan!":

C'est qu'il fait toujours beau ici !

Jérôme
15:45 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Routes, Jérôme
09.03.2008
Kings Canyon (par Philémon)
C’était moyen : parce que j’avais le bouchon de la bouteille qui a sauté dans mon sac a dos et ça m’a coulé dessus.
Jérôme: "Et ce qui était bien ?": Que ces falaises ont 400 millions d’années et les dômes de pierre se sont formés il y a 350 millions d’années.
Philémon
15:15 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Kings canyon, Philémon
Kings Canyon (par Colas)
C’est Nul !
Bon allez je le fais sérieusement : Au début, c’était difficile parce qu’on a escaladé un grand escalier d’un km au moins et après, on a marché sur le plat, on est allé sur une des collines, on a été bien impressionné par la vue.

Ensuite on est allé près d’une casquette en pierre, et après on a marché, marché, marché… et après on est allé à un look out, ça aussi, c’était impressionnant la vue.

Maman et Philémon avait peur d’aller à un endroit mais en fait, ils y sont allés. Et après on s’est aperçu que derrière les panneaux où il y avait des flèches pour dire où était le chemin, c’était vert pour dire que c’était dans le mauvais sens. Nous on suivait le sens bleu. Et après on a marché, marché, marché, et on est arrivé, ça nous a pris 2 heures (Jérôme : 3 heures en fait). 3 heures, ok !
Fini, Fini, Fini

Colas
15:10 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Kings canyon, Colas
Kings Canyon (par Pia)
Kings Canyon : 300 km de route, pour nous, maintenant, c’est une promenade de santé. Nous arrivons sur le site au coucher du soleil. Tiens il n’y a personne, sommes nous vraiment au bon endroit ?
Kings Canyon : son camping. Jeune homme parlant parfaitement le français à l’accueil. « Vous êtes français ? – Non, c’est ma mère ». Juste après, il remarque que notre domicile habituel est dans l’Isère. Nous lui faisons avouer qu’il a quand même fait deux ans d’étude en France.
Kings Canyon : son internet correct, et pourtant on est au fin fond de l’outback australien.
Kings Canyon : ses dingos. Eh oui, ici aussi il y en a !
Kings Canyon : sa ballade:
Partis le matin très tôt, toujours avec notre eau, nos moustiquaires, chapeaux…
Nous commençons par une côte très raide.

Et puis c’est l’enchantement : nous longeons le sommet du canyon, un canyon rouge, blanc ou noir, selon qu’il est recouvert de fer oxydé (la roche n’en contient pas, ce sont les vents et les pluies qui apportent ce métal), fraîchement cassé, ou ancienne cascade où les algues ont noirci en séchant.

Un canyon très fréquenté mais assez grand pour que ce ne soit pas oppressant.

Un canyon abritant le célèbre canyon de Lilliput , presque le même que le grand !

Un canyon vertigineux et très beau, comme sculpté par les vents.


Un canyon vivant : le fond abrite un grand trou d’eau et de nombreuses plantes vertes.


Un petit tour, et nous voilà repartis : retour à Alice Springs pour gagner une autre série de gorges le lendemain.
Pia
14:50 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Kings canyon, Pia
08.03.2008
Aborigènes
Nous étions en Australie depuis presque deux mois, et nous n’avions jamais vu d’aborigène. Ni à Sydney, ni à Melbourne, encore moins en Tasmanie. A croire que l’Australie est un pays exclusivement anglo-saxon (soyons sérieux, et asiatique, aussi).
Et puis voilà, enfin à Alice Springs nous avons approché les habitants historiques de l’Australie. Ils sont…différents. Plus sombres de peau, en général que les habitants des îles, les cheveux bouclés et allant du noir au blond. Ils ont l’air de vivre différemment, pas l’air occupé, l’air d’avoir le temps. On ne verrait pas une française se promener nonchalamment par 35°C à l’ombre, sans sac à main, sans rien à la main qui puisse faire supposer un but quelconque. Les aborigènes que nous avons aperçus à Alice Springs n’ont l’air ni inquiets, ni pressés. Ils ne font pas de bruit non plus, ils sont juste là.
Lors de la Mala walk, le ranger a commencé à nous expliquer le mode de vie ancien des aborigènes. Il était très difficile de survivre dans le désert, avant la colonisation de l’endroit par les « blancs ».
Les aborigènes étaient devenus des experts en débrouillardise : on trouve de la nourriture dans le désert : des baies, qui mûrissent, non à une certaine saison, mais après la pluie, quand le désert se dépêche de vivre un peu entre deux sécheresses. Les bols pour la cueillette étaient taillés dans l’écorce des eucalyptus, de façon à ce que l’arbre ne meure pas.
Du pain était fait à partir de graines récoltées sur les graminées ou dans les acacias, moulues sur un rocher à l’aide d’une pierre.
L’eau, problème constant, était récoltée dans les trous d’eau restant de la dernière pluie,ou éventuellement dans les rivières asséchées (pour peu qu’on sache reconnaître la présence proche d’eau), filtrée en l’extrayant du sable avoisinant, et refiltrée en la buvant à travers une poignée d’herbe.
Le kangourou était très important : il servait à la nourriture de toute la tribu, et puis ses tendons, machés, étaient très utilisés comme ficelle-qui-durcit-ce-qui-permet-de-fabriquer-des-choses-durables. Pour la nourriture, tout était codifié, et malheur au jeune homme qui osait manger les morceaux tendres réservés aux anciens ou aux petits !
Maintenant, les aborigènes ne cueillent plus que parfois, pour le plaisir. Il est évident qu’il est plus facile de prendre la voiture pour aller acheter du pain, que de passer la journée à cueillir, moudre des graines, puis cuire le pain.
D’après le ranger, une partie d’entre eux ont encore un rapport avec l’argent différent du nôtre : quand ils ont de l’argent, ils le dépensent. Et quand ils n’en ont plus, ils attendent d’en avoir de nouveau…
Toujours dixit le ranger, les aborigènes ont un sens pratique qui touche au génie. Et un grand sens mécanique, aussi : Un aborigène n’avait plus de carburant, en plein désert : sa voiture a continué à la bière. Un aborigène avait un pneu crevé. Il a patiemment bourré la chambre à air d’herbes sèches, et est reparti comme ça…
Un autre avait eu une panne de sa pompe à essence. Il a versé de l’essence dans le réservoir du lave-glace, puis a connecté le lave–glace avec le moteur, et a continué sa route, accélérant en appuyant sur le bouton de lave-glace pour accélérer…
Leurs savoirs sont aussi différents des nôtres : le ranger (toujours lui, il faut dire qu’il nous a parlé pendant 2 heures !) nous a raconté que, cherchant un de ses amis aborigènes dans sa tribu, il le demande à une vieille dame. Celle-ci a scruté quelques instants le sol recouvert d’empreintes de pieds nus, puis lui a dit : « il est parti par là, regarde, tu le trouveras à cet endroit »
Le mariage est régi par des lois très strictes, chez les aborigènes : c’est très compliqué, mais en gros dans une tribu, les enfants se voient donner à leur naissance un nom qui dépend de ceux de leurs parents. Ensuite, ils auront le droit de se marier seulement avec un individu portant le « nom qui va avec ». Il doit y avoir une douzaine de nom, et donc le mariage ne se fait vraiment pas à la légère. Les contrevenants sont banis, ou subissent le châtiment du harpon dans la cuisse : on leur transperce la cuisse avec un harpon (non barbelé) de bois. Au mieux, ensuite, le chatié boite toute sa vie, au pire il meurt très vite, si une artère a été touchée.
Donc, en Australie, c’est vraiment comme si deux mondes se côtoyaient, avec bien sûr des interconnexions, mais pas très étendues pour l’instant.
Pia
Note de Jérôme: A l'arrivée des blancs en Australie, il y a avait des aborigènes partout et même en Tasmanie mais là, ils ont tous été exterminés. Durant notre séjour (on y est pour rien), le gouvernement actuel a présenté ses excuses au peuple aborigène, ce qu'avait refusé les gouvernements précédents, c'est passé à la télé, en avez-vous entendu parler en France ? Quoi qu'il en soit, la population aborigène augmente de nouveau et il y a une volonté affirmée des blancs d'intégrer les aborigènes dans la gestion des espaces naturels si spécifiques à l'Australie car il en savent beaucoup plus dans ce domaine.
16:00 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Aborigènes, Pia
Chaud et froid (par Pia)
Nous avons très chaud dans le centre australien, ces jours-ci.
Mais ce n'est pas le cas de tout le monde...
Chez Nancy, près de Chicago, il y avait il y a peu de temps assez de neige pour faire un super bonhomme.

Chez Chantal et Sylvain,à coté de Montréal, la neige bloque la rue.

Ca nous fait bizarre. Et à vous ?
Pia
14:45 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Chicago, Montréal, Neige, Pia
Kata Tjuta
On nous l’a dit et répété : le parc naturel des Olgas, appelé aussi Kata Tjuta, c’est beau, encore plus beau qu’Uluru.

Le lendemain de notre mémorable tour d’Uluru, nous voilà partis pour le chemin de vents, dans les Olgas, un chemin qu’il faut prendre avant 11 h du matin, sinon il est fermé en cas de grosses chaleurs (et c’est le cas !).
Mais nous partons préparés, aujourd’hui : Nous avons rempli les bouteilles d’eau la veille (c’est de l’eau de source, mais elle est moins chère en cubi de 5 litres ; l’eau du robinet est trop minéralisée pour être bue, dans le centre rouge), et elles ont toutes passé la nuit au frigo. Deux d’entre elles sont même congelées : c’est la réserve d’eau fraîche.
Nous avons complété la collection de lunettes de soleil.
Et surtout, surtout, nous avons acheté des filets antimouches. Six.

Nous trouvions hier que ceux qui en portaient avaient l’air un peu ridicules. Nous trouvons aujourd’hui qu’ils avaient surtout l’air tranquille et le bras reposé.
La balade est très belle, calme. Les Olgas, ce sont des monticules séparés par des vallons. Dans les vallons, c’est vert, les monticules sont rouges, et le ciel est bleu. C’est éclatant.

Il fait très chaud, aussi, et nous buvons comme des trous. Les trois grands courent presque devant, tandis que Colas traîne un peu, sans excès.

Nous finissons la balade de trois heures vers 11h. Et nous rencontrons à la fin un allemand vivant à Ferney-Voltaire, petite ville près de Genève que nous connaissons bien. Il vient de voyager en Thaïlande avec sa femme et sa fille, qui sont reparties en Europe pendant que lui va donner des conférences à Adelaïde. Il rêve de faire le tour du monde en famille. Mais si, c’est possible ! Rendez-vous est donné chez lui à notre retour pour convaincre sa femme !
Un dernier petit tour avec Philémon dans le chemin des gorges de Kata Tjuta, puis nous partons, direction Kings Canyon à 300 km. En route, une station-service sur terre battue, traversée nonchalamment par un émeu, un tenancier un peu ours, et dans les toilettes, une petite annonce : "recherchons quelqu'un pour tenir le camping". Vu l'état des toilettes, nous sommes contents d'avoir prévu un autre point de chute.
Pia
00:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.03.2008
Mala Walk (par Pia)
Ce jour-là, nous avons suivi une marche guidée par un Ranger, dans le parc national d’Uluru.
Programme : départ 6 h du camping de Yulara, pour arriver avant le lever du soleil (à 6 h 44) devant le célèbre roc. Ensuite, petit dej. A huit heure, balade guidée d’une heure de la gorge de Mala, puis tour du rocher.
Réalité : Nous sommes partis à six heures et quart, bon derniers, sans réveiller les enfants pour gagner du temps. Je sais, c’est interdit, mais il n’y avait que 15 km…Ils ont beaucoup aimé, mais pas beaucoup apprécié de devoir s’habiller à toute vitesse à 6h35…
Le petit dej ayant été fort agréable, devant le rocher, mais à l’intérieur pour se protéger des mouches, il s’est étiré, et on a bien cru arriver en retard à la balade. Mais non.
Le ranger nous a emmené dans la gorge des Malas, un repli de ce gigantesque roc qu’est Uluru.

Et il nous a raconté la légende des Malas. Le mala est une sorte de petit wallaby de la taille d’un lapin, mais qui saute (aussi). Les aborigènes du coin ont pris son nom.
Au départ, au début de la terre, la terre était toute plate. Les ancètres des aborigènes (des géants, il me semble) sont arrivés, et ont tracé des routes, ont creusé par ci, et laissé tomber des choses par là. Le relief était né.
Uluru est un lieu sacré. Les Malas avaient décidé d’y faire des cérémonies religieuses.

Apprenant que les Malas venaient, la taupe marsupiale a accouru, et a creusé une caverne, on voit encore la caverne et les trous énormes dus à ses griffes, sur le rocher. En fait, la taupe marsupiale est toute petite, toute blanche, et aveugle.
Les malas, comme tous les aborigènes, ont des cérémonies religieuses sexuées. C'est-à-dire que les lieux et les rites sont différents pour les femmes et les hommes. D’ailleurs les rôles dans la société sont très différents aussi. Les hommes chassent, les femmes cueillent. Et ce sont les grands parents, pendants les longs après midis d’été (où il fait trop chaud pour mettre un très jeune ou un très vieux dehors), qui passent le savoir aux enfants, oralement, et avec des dessins sur les rochers. On a vu ces dessins, mais il est interdit de les photographier, comme aussi tous les sites sacrés (c'est-à-dire les ¾ du tour d’Uluru)
L’histoire des malas d’Uluru commence donc par de grandes cérémonies religieuses près d’Uluru. Les femmes avaient commencé leur cérémonie quand le chien méchant (son nom ne me revient pas, Padang, peut être) est arrivé. Les femmes ont eu peur, et on couru avec leurs enfants jusqu’au lieu de la cérémonie des hommes, et les ont interrompus (chose impensable !). Les hommes ont décidé de fuir aussi, laissant deux guerrier pour retarder le chien méchant. Ces deux guerriers tués, Padang a continué sa poursuite, et a chassé les malas d’Uluru pour longtemps. Depuis, les aborigènes n’interrompent plus jamais leurs cérémonies, quelle qu'en soit la raison.
Pia
16:05 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Uluru, Aborigènes, Mala, Animaux, Pia
Complètement dingo (par Pia)
Partout, dans le camping de Yulara, des avertissements : « prenez garde aux dingos, ne les nourrissez pas, ne les caressez pas… »
Dingo, c’est quand même pas un nom très sérieux : pourquoi tout ce battage ?
Ce soir, nous admirons un coucher de soleil, du « look out » du camping. C’est sur Les Olgas qu’il est le plus beau : teintes oranges et roses, formes simples et pleines, nous apprécions.
En rentrant au camping car, nous croisons un chien, maigre, jaune. Il n’a pas l’air craintif, mais il est loin de remuer la queue, et se tient à l’écart. Il n’a pas de collier : serait-ce un dingo ?
Il se déplace lentement et silencieusement. Tout à coup, il repère un lapin. Un couinement : le lapin a été cueilli au vol.
Un homme essaie d’effrayer le chasseur, et l’enguirlande copieusement. Mais il n’est pas le propriétaire du chien. Ce chien, c’est un dingo sauvage, en pleine action. Il est redoutablement efficace.

Tout le monde est content qu’il mange les lapins. Mais une barrière anti-dingos a été installée, qui divise le territoire en deux. Les moutons du sud sont ainsi à l’abri.
Pia
15:50 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Dingo, Animal, Pia
Centre rouge : Sunrise sur Uluru (par Jérôme)
Emerveillés par le sunset sur Uluru de la veille, nous sommes très motivés pour nous lever tôt ce jour là pour le sunrise.
De la motivation, il en faut car le réveil sonne à 5h30. De la motivation, certains en ont beaucoup : leurs camping car grondent déjà dans la nuit encore noire. D’autres camping-cars, toutes lumières éteintes, ne semblent pas concernés par le branle-bas de combat, ceux là ont déjà vu le spectacle, la veille. Ils le revoient dans leurs rêves, c’est sûr.
Et nous voilà partis à fond les manettes direction le « sunrise car park ». Celui-ci se trouve à l’est du rocher, qu’on contourne par le sud. C’est donc bon trois-quarts de tour du rocher qu’on fait le matin, aube devant. L’arrivée se fait au milieu d’une foule où se mêlent sans se mêler des touristes de toutes nationalités : on distingue facilement les occidentaux qui cherchent en vain à n’avoir que le rocher devant eux et les asiatiques qui s’installent au pied de leur bus, déjà très satisfait d’être là ensemble.

Dans une indifférence qui dépasse toute l’agitation humaine, le soleil arrive et montant dans notre dos, colorie le rocher de haut en bas très rapidement. C’est beau car unique.

Au silence d’une admiration unanime, succède le grondement d’une évacuation motorisée. C’est dans le silence du désert rétabli que nous petit déjeunons tranquillement en attendant l’heure d’une visite guidée au pied du rocher (racontée ici par Pia).

Jérôme
14:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Uluru, Sunrise, Jérôme
Le tour d’Uluru
Les aborigènes n’encouragent pas l’ascension du rocher d’ Uluru, qui est sacré, et ne peut, traditionnellement, être gravi que par des hommes initiés. Nous avions décidé de ne pas monter, mais la vue de la chaîne permettant la grimpette sur ce roc nu et rouge nous a fait très envie.

Pour régler le problème, comme vous pouvez le voir, le chemin était fermé pour cause de trop grande chaleur.

Nous avons donc entrepris le tour du rocher, un tour de 9 km, sous un soleil écrasant, car après la mala walk, il était presque 10 heures…Bien sur, nous avons prévu un litre d’eau par personne et par heure (soit quand même 12 bouteilles d’un litre et demi !), les chapeaux, la crème solaire… Il y a aussi des abris pour se reposer à l'ombre :

Ce que nous n’avons pas prévu, ce sont les mouches. Elles sont très présentes, se posent sur le dos, les bras, et surtout le visage, avec une prédilection pour les lèvres et les oreilles…Alors on chasse, en permanence. Nous avons vraiment essayé de ne pas y préter attention. Impossible, quand elles essayent d’entrer dans notre bouche (parfois avec succès), dans les oreilles (et ça fait beaucoup de bruit, une mouche qui ne trouve pas la sortie). Alors on chasse, et on marche. De loin en loin, des abris en bois et branches, où on se repose du soleil. Nous buvions, mais l’eau est très vite devenue très chaude. Et on chasse, et on marche, et on contemple les panneaux, où il est écrit « Attention, il est interdit de photographier, ce lieu est un lieu sacré pour les femmes aborigènes » ou bien « Attention il est interdit de photographier, ce lieu est un lieu sacré pour les hommes aborigènes ».
J’ai oublié de dire que malgré tout, c’est magnifique.

Ce rocher est strié verticalement, il est plein de trous bizarres, de reliefs étranges,

de rayures

et d’anciennes cascades (dès qu’il pleut, le rocher ruisselle).. Il est rouge terriblement rouge orangé.
Nous avons fini épuisés, mais contents et fiers, surtout Colas, qui avait eu du mal !

Nous avons mal aux bras, à force d’avoir chassé des mouches, il va falloir faire quelque chose !
Pia
01:05 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.03.2008
Le centre rouge : deuxième jour (par Jérôme)
Le soleil, le camping-car, la route qui file sous les roues : ça sent les vacances. Ca tombe bien, c’est la deuxième semaine de vacances de février qui commence et nous allons découvrir le centre rouge de l’Australie avec au programme Ayers Rock et le rocher Uluru, la chaîne de montagne des Olga, le King Canyon et plein de randonnées comme on aime.

Ayers Rock, c’est à 430 km de Alice Spring : direction le Sud via une route toute droite, puis un virage à droite à 90°, là on ravitaille en gazoil (car notre autonomie est de 400km), puis tout droit vers l’ouest. Vers la fin, ça tourne de nouveau vers le Sud mais on est presque arrivé (j’exagère un peu mais à peine).

En route, on voit de beaux paysages :

Et on retrouve bien dans la terre qu’il y a partout autour de nous, la couleur rouge vue de notre avion la veille.

Malgré un départ tardif le matin et plusieurs arrêts en route à contempler ces nouveaux paysages pour nous, nous arrivons à Ayers Rock juste à temps pour passer au camping réserver un emplacement. Là, on nous indique spontanément les heures de coucher et de lever du soleil : non ce n’est pas pour nous faire vivre en harmonie avec la nature mais c’est parce qu’ici, le coucher et le lever du soleil sur le rocher Uluru sont les deux attractions pour lesquelles on fait 400 km de route, voire on vient du bout du monde…
Et voici ce qu’on a admiré longuement (avec beaucoup d’autres personnes) :

Bon d'accord, j'ai pu prendre cette photo n'importe où sur internet, alors je vous mets celle-ci:

On a même dîner sur place face au spectacle après avoir bien orienté le camping-car.

Le camping-car, ça commence à rentrer !
Jérôme
15:15 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Camping-car, Uluru, Jérôme
Le camping-car, ça s’apprend (par Jérôme)
Après la prise en charge du camping-car, nous sommes resté sur Alice Spring et avons visité le centre des Flying Doctors (pia va vous faire un super post là-dessus) et avons fait les courses pour deux jours avant d’aller s’installer au camping.
Première leçon de camping-car : s’installer à l’étape est ce qu’on fait après tout le reste, une fois installés, on ne bouge plus.
Ca, c’est la théorie, car figurez-vous que le câble électrique qu’on a était trop court pour l’emplacement qu’on nous a octroyé, j’ai tourné le camping-car dans tous les sens sans succès (y’avait une plaque de béton surélevée qui empêchait pas mal de possibilités…). Je décide alors de prendre un emplacement vide à coté qui convient bien et on déplie tout, bref, on s’installe confortablement.

Deuxième leçon de camping-car : ce n’est pas parce qu’un emplacement est vide qu’il est libre.
Eh oui, voilà qu’arrive un camping-car parti pour la journée et qui pense retrouver le soir son emplacement laissé vide le matin… D’abord en colère, le conducteur se calme voyant qu’on est français : est-ce parce qu’il est italien et qu’il parle français ? Les liens de l’Europe, certainement. Finalement, il se résigne à prendre un emplacement vide plus loin au risque qu’on lui demande de déménager….Risque est faible car la nuit est bien avancée maintenant et il y a beaucoup d’emplacements libres, ce n’est pas la pleine saison.
La première nuit de notre vie dans un camping car se passe bien. Tellement bien qu’on se réveille un peu tard : il fait déjà bien chaud. C’est décidé « demain, on se lève plus tôt sinon on va souffrir en randonnée ».
Et il faut « plier » : eh oui, c’est comme ça qu’on laisse un emplacement dit « vide ».

Troisième leçon de camping-car (et ça suffira pour cette première journée, non ?): ne démarrer qu’après avoir tout rangé dans les placards, verrouiller les portes de placards, et débrancher le fil électrique.
Non non, on n’a pas arraché le fil électrique en démarrant mais ça aurait pu nous arriver, je vous l’accorde. Par contre, les premières bosses de la route ont éliminé tous les objets en hauteur qui n’étaient pas retenus. On appelle ça… la sélection naturelle.
Jérôme
14:25 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Camping-car, Jérôme
05.03.2008
Centre rouge: premier jour (par Jérôme)
Il faut qu’on vous raconte notre semaine dans le centre rouge de l’Australie, vous savez, là où on peut voir Uluru (prononcez oulourou), le fameux rocher rouge, gigantesque, couché au milieu du désert. Et tant pis si c’était y’a déjà un mois et si nous sommes déjà en Nouvelle Calédonie: le temps magnifique que nous avons eu là bas me fera oublier la pluie d’ici.
Je pari que vous êtes perdu suite à notre méli mélo de posts de notre post : alors le centre rouge, c’était après la côte sud de l’Australie (Great Ocean Road à l’ouest de melbourne), qui venait après le tour de la Tasmanie…
Vous y êtes ? Non, tant pis, je continue : Après la Great Ocean Road, on est retourné en voiture à Sydney, en 1 journée ½ de route car c’est de là que partait notre avion pour le centre rouge. Ce retour a Sydney a été l’occasion de revoir nos amis Sung Soon et Thomas qui nous ont gentiment hébergé pour la nuit, sans craindre notre réveil matinal pour prendre l’avion. Encore merci à eux.
En avion, après avoir franchi les Blue Mountains qui nous laisse un magnifique souvenir de randonnée, on survole très rapidement des zones désertiques qui prennent tout aussi rapidement une teinte rouge feu.

Si la couleur change peu, le pays vu de haut présente des textures très variées qui se renouvellent sans cesse, tout au long des 1500 km à parcourir pour arriver à Alice Springs, la ville au milieu du désert.
On n’a pas encore atterri que je pressens qu’on va marcher sur la piste. Ca ne manque pas. C’est sympa ces petits aéroports avec des gens qui vous guident pour aller jusqu’à l’aéroport : On a l’impression d’être attendu.

Un vent très chaud et très sec nous accueille aussi, il fait 38°C à l’ombre. C’est conforme aux prévisions, nous sommes content.

La récupération des valises n’est pas compliquée : il n’y a qu’un seul tapis roulant. Il nous faut maintenant aller prendre possession de notre camping car. Eh oui, c’est notre première en camping-car, nous n’avons pas encore essayé ce mode de vacances. Dans une semaine, nous saurons si on aime ça et peut être en referons-nous en Europe ?
A la sortie de l’aéroport, c’est le taxi ou le bus. Le temps que nous nous décidions, il n’y a plus de taxi. Et comme il n’y a plus d’avion ensuite, les taxis ne vont pas revenir. Alors ce sera le bus. Celui-ci nous dépose où on veut dans la ville, pour le même prix : notre impression de touriste roi se renforce. Comme c’est agréable.
Chez le loueur de camping car, « tout roule ». Je veux dire que pour le loueur, c’est la routine : 1h après l’arrivée du vol de Sydney, descendent du bus des touristes qui n’ont jamais utilisé un camping car de leur vie. Pas de problème :
- Vous les mettez devant une vidéo (légèrement soporiphique Pia ?) qui vous explique tout en détail du sol au plafond et de la calandre à la soute du véhicule qui va vous être confié
- Vous leur sortez un plan avec les trois seules routes goudronnées à 500 km à la ronde
- Vous leur barrer toutes les pistes en terre qu’il ne peuvent pas prendre, cochez le supermarché où faire le ravitaillement pour la semaine, les campings où ils peuvent stationner sur chaque site touristiques et c’est parti.
Sans exagérer, j’ai l’impression de prendre place dans un manège : on nous installe, on ferme le portillon derrière nous, on démarre le moteur et on nous attend à l’arrivée une semaine plus tard : ne vous méprenez pas, ceci n’est pas négatif, j’aime les manèges, on leur fait toujours confiance n’est ce pas ?
Avant de partir, on croise (au sens propre du terme) un norvégien et son fils qui sont restés 5 jours dans le manège : son interview se résume à « beaucoup de route ». Mais ce ne sera pas plus que nos journées entières de voiture en Californie, alors toute la famille saute dans le manège, et à nous le désert rouge !
Jérôme
15:10 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Camping-car, Jérôme
Les docteurs volants
Je ne sais pas quels films ou séries j’ai vu quand j’étais encore jeune et impressionnable, mais j’en ai gardé une grande fascination pour les « flying doctors », ces docteurs qui arrivent en avion sauver les bushmen isolés dans le fin fond de l’Australie.
Donc, dès notre arrivée à Alice Springs, j'ai voulu aller visiter le musée et les quartiers généraux du "Royal Flying Doctor Service"
Le « Royal Flying Doctor Service » est un service datant plus ou moins des années 1930, et qui a commencé à Alice Springs. Rien d’étonnant, Alice Springs est géographiquement le milieu de l’Australie, et quand on dit le milieu, ça veut dire que la ville est à presque 2000 km de la mer, dans toutes les directions.
Ici, la densité de population est minimale, une ferme tous les 100 km environ le long des routes qui vont à Alice Springs, et ça diminue. Nombreux sont les éleveurs dont les plus proches voisins sont à plus de 300 km…
Jusque dans les années 1940, donc, les individus habitant dans des stations isolées étaient à la merci du moindre pépin de santé. Il faut lire pour imaginer ça le livre « We of the never-never » (que je viens de finir, c'est vraiment bien) , où la femme d’un chef de station raconte sa vie dans un coin reculé du territoire du Nord, vers Katherine.
Le service royal des docteurs volants a ainsi été mis en place pour palier au manque d’aide médicale.
Il n’a d’ailleurs été opérationnel qu’à partir du moment où les habitants du bush ont pu disposer d’une radio pour appeler les secours. Le problème était que les radios fonctionnent à l’électricité, dont bien sûr n’étaient pas équipés les ranchs. La solution, très simple, a été d’équiper les radios de pédaliers ! Au musée des flying doctors de Alice Springs, on voit une photo d’une femme discutant à la radio, tandis que sa fille pédale…
Donc, quel est le principe des docteurs volants ? Les gens en difficulté appellent le standard, qui envoie un avion contenant en général un pilote (certains docteurs pilotaient aux temps héroïques, mais actuellement les taches sont séparées), un docteur et une infirmière. Les pistes d’atterrissage sont entretenues par les gens du coin, et sont de qualité assez inégales, mais les docteurs interviennent partout, pour tous, et gratuitement pour tous les citoyens du commonwealth. (Et ça parce que le fonctionnement est payé par l’état, et le matériel et l’équipement des avions par des généreux donateurs, dont nous sommes, ayant payé notre entrée au musée, plus acheté quelques bouquins dans la boutique…)
Les flying doctors commencent à entrer en jeu quand un accident arrive à plus de 100 km d’une ville. A l’arrivée du docteur, les patients sont soignés et éventuellement transportés dans un hôpital.
Les docteurs volants ne volent pas tous : il y a toujours un docteur restant à la base, pour donner les conseils de base et évaluer les situations, un peu comme dans les régulations du Samu (ou des pompiers…). Toutes les maladies ne demandent pas la présence d’un médecin, et donc ceux-ci donnent des consultations par radio. Les australiens isolés peuvent (ou pouvaient) acheter une pharmacie type, où les médicaments sont classés par numéros. Le médecin prescrit alors un numéro à son patient. Ce qui entraîne parfois des situations rigolotes : un bushman qui avait sollicité les services radio d’un médecin l’a rappelé, le lendemain pour le remercier et lui dire que « vous aviez prescrit le numéro 9 à ma femme, alors comme la case était vide, je lui ai donné un 4 et un 5, et maintenant elle va beaucoup mieux ! »
Leur rôle est aussi un rôle préventif, puisqu’ils tiennent des consultations dans les endroits reculés, régulièrement.
Les Flying doctors couvrent plus de 2 millions de km carrés, et en 2006/2007, ils ont volé sur 4,5 millions de km et aidé plus de 50 000 personnes.
Pour finir, je ne résiste pas à l’envie de vous raconter une histoire de docteurs volants :
C’était l’époque où l’avion était à deux places, le passager devant, et le docteur-pilote derrière. Aucune possibilité de communication entre le passager et le docteur.
Ce docteur était aller chercher une dame, enceinte de 9 mois, pour l’emmener à l’hôpital où elle attendrait la naissance. Avant de partir, il vérifie l’état de la femme, et voit qu’à priori elle n’allait accoucher que une à deux semaines plus tard. Mais pour simplifier les choses, il décide de l’embarquer quand même. Les voilà partis, proches, mais isolés l’un de l’autre dans cet avion. Et, assez peu de temps après le départ, le docteur voit la dame commencer à se tortiller. Il se dit que ça doit la gratter quelque part, et se concentre sur le pilotage. Mais la dame a l’air d’aller de moins en moins bien, elle se tourne, se retourne, change de position… Le docteur pense alors qu’il s’est trompé sur le moment du terme de la grossesse, et que la dame commence bel et bien à accoucher. Il n’a alors qu’une option : se poser en catastrophe. Il atterrit donc, saisit son sac médical, se rue sur la patiente. Et remarque son air gêné. « Pourquoi vous tortillez vous comme ça ? Etes vous en train d’accoucher, ou non ? » Et la dame : « non, c’est que mes dessous faisaient des noeud sous moi »
Devinez ce que les garçons ont aimé, au musée des Royal Flying Doctors ? Le simulateur de vol, bien sûr !
Pia
01:10 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Centre rouge, Docteurs volants, Flying doctors, Pia
02.03.2008
Dimanche à Port Campbell
Port Campbell est une toute petite ville (sa rue principale, son terrain de jeux, son lotissement de pavillons, et bien sûr ses motels), mais nous y avons trouvé une église baptiste !
Nous sommes pratiquement à l’heure, quand nous nous engouffrons dans l’église, en famille et sous l’œil médusé de nombreuses personnes qui attendaient dans la rue. L’église est vide, et le Pasteur, qui nous rejoint, essoufflé, nous apprend qu’aujourd’hui c’est un jour spécial : le culte à lieu à une heure d’ici, à Anna, chez des membres de l’église qui font d’habitude le trajet tous les dimanches. « Voulez-vous venir ? Ensuite nous pic niquerons », nous invite-t-il.
Quelques minutes pour nous changer (nous allons dans une ferme puis à la plage toute proche) et récupérer quelques victuailles (plus pour la forme, il y a aura sans doute assez à manger pour tous…), et nous rejoignons le cortège de voitures.
Le culte est simple, dans le salon rempli de chaises de nos hôtes, et animé par une lecture théâtrale sur la fête de Pâques. Nous chantons à capella, car la guitariste est absente, mais notre Seigneur est bien là !
Nous prenons la sainte cène (la coupe est ici remplacée par des mini gobelets individuels, et bien sûr remplie de jus de raisin), puis la cène commune, autrement dit le repas. Notre hôtesse est d’origine asiatique, et elle a cuisiné des monceaux de nems, acras et autres nourritures délicieuses.
L’assemblée est à moitié composée de fermiers, et leur accent ne rend pas la communication très facile. Mais tout le monde est très heureux de se retrouver, et nous sommes très bien accueillis.
Les espaces sont très grands, ici, et les fermes éparpillées, isolées. La ferme où nous sommes est très près de la mer, et nous constatons encore une fois ce paradoxe australien : il y a des plages à perte de vue, et elles sont désertes !
A la plage, je discute avec une jeune femme coréenne, nantie de deux petites filles et visiblement très enceinte. Son mari est un fermier australien pas tout jeune, et ça me fait un peu penser au film « je vous trouve très beau »…
Mais nous devons partir, car un des fermiers, un éleveur de vaches laitières, nous a proposé de venir voir son installation de traite (sa femme nous confie qu'"il adore montrer sa ferme"). Il est déjà parti, pour commencer cette traite, et nous devons arriver avant la fin, c'est-à-dire avant 16h30, la traite ayant commencé vers 14h30…
Les enfants râlent pas mal, dans la voiture (mais qu’est ce qu’on va faire, on en a déjà vu, des vaches…). Mais tout est oublié dès notre arrivée (une fois de plus), car un veau vient de naître, et nous l’observons se levant et faisant ses premiers pas (qui le mènent directement au pis de sa mère !). Séquence émotion.
La traite est en cours, les vaches affluent vers une grande plateforme tournante. A leur entrée, on récupère par connexion sans fil leur numéro, qui est enregistré dans une puce dans leur oreille (puce RFID pour les geeks).
Suivant les données, la vache est traite, et nourrie pendant la traite en fonction de ses qualités : plus elle produit, plus on lui donne de nourriture énergétique. Les suceurs de traite sont attachés manuellement sur les pis de chaque vache, mais ils tombent d’eux même lorsque tout le lait a été extrait, et la vache est libérée ; Suivant sa productivité, la vache fait donc un ou deux tours de plateforme.
Les vaches malades, ou qui ont été traitées aux antibiotiques, sont traites à la fin, pour pouvoir jeter leur lait (ou peut être le donner aux veaux…), tout en continuant à stimuler la lactation.
La vie d’une vache laitière, ce n’est pas rose : un veau par an, production de lait pendant presque 9 mois par an, et dès que la production baisse, direction la boucherie !
Les veaux, qui finalement sont un sous-produit du lait, sont vendus si ce sont des mâles, et conservés si ce sont des femelles. La femme du fermier, Lyn, a entre autres pour tâche d’apprendre aux veaux à boire au biberon, puisqu’ils ne peuvent pas être laissés à leur mère.
Et nous voyons, pour la première fois, un biberon à 50 tétines arrangées en cercle, parfait pour les troupeaux !
Merci pour la visite, et merci à toute l’église de Port Campbell pour son hospitalité !
Pia
15:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Great Ocean Road, Port Campbell, Ferme, Vache, Animaux, Pia
01.03.2008
Devinette n°6
Que veulent dire les étoiles, sur le drapeau Australien ?
Pia

14:45 Publié dans Devinette | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Devinette, Australie, Pia
Des chiffres ! (par Jérôme)
Tiens, aujourd'hui je compte.
En six mois, nous avons :
- pris 5 fois l’avion
- loué 7 voitures et fait 25 000 km
- visité 12 églises soeurs
- loué 13 maisons ou apparts
- passé 32 nuits à l'hôtel
- mangé 40 fois au restaurant assis (je n’arrive pas à compter combien de fois on a acheté "to go")
- écrit 244 posts sur ce blog (merci à Lucile, Philémon et Colas qui participent; Valentine, tu vas t'y mettre avant la fin?)
- lu vos 442 commentaires (merci, continuez!)
- pris plus de 9000 photos (on vous les épargne, les plus significatives sont sur ce blog, mais nul doute que vous en verrez sur nos murs dès notre retour)
- chargé et déchargé nos 12 valises tant de fois qu'on doit arriver à 14 tonnes déplacées (apparemment, ça suffit pas pour ressembler à Musclor)
Mais surtout nous avons rencontré 12 familles qui sont maintenant de nouveaux amis.
Ce n’est pas pour nous vanter mais pour nous donner du courage pour les 4 mois qui restent : si nous l’avons fait alors nous pouvons continuer à le faire !
...Et même si l’internet en Australie, c’est pas la panacée (mais il cherchait quoi, de l’or, ce fermier qui avant-hier a creusé dans son champ et coupé le câble qui reliait notre petit village côtier à la civilisation ?)
...Et même si trouver un appart au japon en pleine saison des cerisiers en fleurs est un vrai challenge ! N’est-ce pas Erik ?
00:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Blog, Chiffres, Jérôme
29.02.2008
London bridge is falling down
Nous sommes allés voir le pont de Londres ; aujourd’hui. Et, croyez moi ou pas, il est tombé ! (Bon, d'accord, pas aujourd'hui)

Cette double arche, célèbre dans le coin, avait été appelée « London Bridge ».
Un jour de janvier 1990, l’arche plutôt fine qui reliait le pont à la côte s’est écroulée. Personne n’était dessus, heureusement ! A cette époque, il était possible de traverser les deux arches, protégé par un double parapet. Les deux personnes qui venaient de la faire, ce jour de 1990, ont dû être surprises de se retrouver isolées de la terre. Elles ont été secourues quelques heures plus tard, par hélicoptère.
Le plus rigolo, quand même, c’est la comptine qui dit que le pont de Londres est tombé. Le vrai pont de Londres a été reconstruit plusieurs fois. Celui de Port Campbell ne le sera pas !
Pia
London Bridge is falling down,
Falling down, falling down,
London Bridge is falling down,
My fair lady.
How shall we build it up again,
Up again, up again,
How shall we build it up again,
My fair lady ?
1. Le pont de Londres s'écroule, gentille dame.
2. Comment le rebâtirons-nous ?
3. Bâtissez-le avec de l'argent et de l'or !
4. L'argent et l'or seront volés...
5. Bâtissez-le avec du bois et de l'argile !
6. Le bois et l'argile disparaîtront...
7. Bâtissez-le avec du fer et de l'acier !
8. Le fer et l'acier plieront, se tordront...
9. Bâtissez-le en pierre solide !
10. La pierre demeure à tout jamais, gentille dame.
14:45 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Great Ocean Road, Port Campbell, London Bridge, Pia
28.02.2008
La côte des naufrages
La côte près de Port-Campbell est très découpée, très pittoresque et très sauvage. Et donc très dangereuse : avant que les bateaux soient équipés de Radar et de Sonar , de GPS et autre gadgets, de nombreux navires, en mer depuis trois mois (ils venaient d’Angleterre pour la plupart), et pleins d’immigrants épuisés, se sont écrasés contre les récifs ou bien la côte. Les plongeurs peuvent aller regarder les épaves. On pense que 700 bateaux se sont abîmés dans les parages, mais on n’en a retrouvé moins d’un tiers.
Nous nous sommes contentés de parcourir le sentier du naufrage du “Loch Ard”. Ce bateau a été pris dans un brouillard continu qui ont trompé son capitaine, qui pensait être à plus de 50 miles des côtes. Le premier juin (en plein hiver, donc), il a heurté une île, Mutton bird Island, et rapidement coulé. Seulement deux personnes ont survécu (le Loch Ard en transportait 54) : un jeune garçons de cabine, et une jeune fille d’immigrants. Le jeune homme, Tom, jeté sur le rivage de la « Loch Ard Gorge » (ici),

a entendu des cris, et s’est porté au secours de la jeune fille, Eva, qui était accrochée à un morceau de bois. Après avoir passé la nuit dans une grotte , Tom parvint à gravir les falaises (que vous voyez ici plutôt souriantes..), et à appeler au secours

Malgré le souhait populaire et romantique de marier les deux jeunes gens, Eva fut rapatriée en Angleterre dans les mois qui suivirent, et ne revit plus jamais Tom…
Le chemin du naufrage se trouve au sommet des falaises, et serpente autour d’innombrables gorges, trous d’eau salée. Le tout sur fond de mer puissante et de ciel bleu… Impressionnant !

Valentine n’est pas venue avec nous ce jour là : trop de boulot. Lucile, Philémon et Colas se sont bien disputés sur le choix du sentier à emprunter (sentier du naufrage, sentier ornithologique, sentier géologique), mais on a eu juste le temps d’apprécier celui des naufrages. Dommage ?
Pia
14:55 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Great Ocean Road, Port Campbell, Côte, Naufrage, Pia
27.02.2008
Je hais les tracteurs (par Jérôme)
Cela faisait deux jours que nous vivions dans un appartement tout neuf d’un motel tout neuf à Port Campbell sur la Great Ocean Road au sud de l’Australie.
La propriétaire a vraiment envie que son affaire marche alors avec son homme à tout faire, elle se démène pour satisfaire ses premiers clients. L’investissement doit être énorme car tout est de qualité dans l’appartement, y compris les peintures modernes sur le thème des poules (certains d’entre nous y voient des coupes à fruits), on se croirait dans l’émission D&Co (j’exagère un peu) !
Pour le bonheur de tous, l’Internet est là, ultra présent et ultra rapide, chacun prend ses aises et l’exploite à fond. Mais voilà qu’au retour d’une petite visite aux alentours, on découvre avec horreur l’Internet gisant inerte sur le sol (j’exagère beaucoup là). On appel la gérante au secours, elle est au courant, elle a déjà appelé les secours.
En client compréhensif, on patiente jusqu’au lendemain où on s’enquiert de l’arrivée des secours : « il y a eu un incendie quelque part, rétablissement pas avant lundi ». Mais on sera parti !
Réunion au sommet, on ne peut pas rester là, on a trop de choses à préparer par Internet : la location du camping-car pour le Centre Rouge, la recherche d’un logement pour la Nouvelle Calédonie juste après et celle pour le japon ensuite (ce n’est pas dans nos habitudes de s’y prendre si tôt mais la saison des cerisiers en fleur à Tokyo est particulièrement demandée et nous serons 9 car de la famille nous rejoints là bas).
Dévouée, la gérante nous indique une bibliothèque dans la ville voisine où nous pouvons nous connecter et propose de nous rembourser les km, et nous payer un restaurant. Nous avons tester, c’est à 30km, utilisable seulement dans les heures ouvrables et via modem. On se résigne à quitter ce bel appartement prématurément.
A notre retour à l’appartement, rebondissement : l’Internet est réanimé, la coupure était due à un fermier qui avait creusé dans son champ et coupé un câble, isolant toute la ville du reste du monde (là, je n’exagère pas, les téléphones fixe et mobile étaient coupés aussi !). D’après la gérante, ce fermier mérite une grosse amende, au moins égale au manque à gagner qui la faisait trembler quelques heures avant. Je suis d’accord avec même une interdiction de conduire un tracteur à vie !
Jérôme
15:45 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Great Ocean Road, Port Campbell, Internet, Tracteur, Jérôme
La Great Ocean Road
De retour dans l’état de Victoria, et plus précisément à Melbourne, nous retrouvons la famille Waltzer, toujours aussi sympas, qui nous invitent à dormir et s’inquiètent de la suite de notre périple : nous devons réserver un camping car pour aller dans l’outback : le centre reculé de l’Australie. Avant, nous allons passer une semaine le long de la Great Ocean Road, le début de la route qui va de Melbourne à Adelaïde.
La Great Ocean Road a été construite par les soldats australiens revenant de la première guerre mondiale. A cette époque, l’Australie était anglaise, et les jeunes hommes australiens étaient partis naturellement se faire tuer à l’autre bout de la terre. (Un peu de la même façon que les algériens, les calédoniens, sauf que les australiens venaient réellement d’Europe, eux)
La grande route de l’océan est donc considérée comme un monument aux soldats tués lors de cette première guerre. Elle est de plus renommée pour ses paysages magnifiques, ses falaises et ses îlots rocheux.
Notre but, en allant dans ce coin d’Australie, est d’une part de se remplir les yeux de paysages de mer, et d’autre part de se poser un peu pour que les enfants puissent travailler.
Nous voilà donc partis, avec presque toutes nos valises (une est restée chez Sungsoon et Thomas), et tous nos enfants (malgré les avertissements de nos parents, inquiets de notre tendance à être tête en l’air, nous n’avons pas encore oublié un enfant en route).
C’est vrai que la route est magnifique. Elle n’est pas sans rappeler par certains côtés (l’isolement, en particulier), la route entre Los Angeles et San Francisco : elle tourne et offre des points de vue magnifiques. Pour protéger le conducteur, en lui permettant de regarder le paysage, des « look-out sont répartis le long de la route. Les enfants ne tardent pas à râler à chaque point de vue, sûr que nous voudrons nous arrêter. En fin de journée, nous sortons tous seuls de la voiture…
Toute la famille se passionne quand même, en fin d’étape, pour les koalas aperçus dans les eucalyptus. Dominic nous avait prévenus : regardez juste avant Appollo Bay ! Nous avons regardé, et nous avons vu !

Une étape à Appollo Bay, où la plage est très accueillante, et où nous profitons du lecteur de DVD de l’hôtel pour nous enshakespariser (nous avons acheté à vil prix les films de « songe d’une nuit d’été » et « beaucoup de bruit pour rien »), malgré les avertissements sur le disque, qui demandent de protéger les enfants contre les petits bouts de fesses entraperçus ça et là.
Le lendemain, nous découvrons une ancienne station télégraphique, doublée d’un phare. Dans cet endroit autrefois reculé, vivaient plusieurs familles, au rythme de la relève…
Le point le plus célèbre de la Great Ocean Road est près de Port Campbell, où nous allons passer une petite semaine : les 12 apôtres sont 8 « îlots » de grès (4 se sont déjà écroulés), restes de falaises lentement découpées par la mer. Ces morceaux de falaises s’appelaient au début du siècle « la truie et ses porcelets ». L’office du tourisme de l’époque a sans doute jugé que ce nom manquait de dignité…

Nous arrivons en fin de journée dans un appartement de motel à deux étages, contenant « tout ce dont peut rêver une femme », avait dit la gérante. Eh bien, c’est vraiment pas mal, et en plus la gérante est sympa. On va être bien, ici !
14:25 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Great Ocean Road, Animaux, Koalas, Douze apôtres, Pia
A propos des kangourous
Notre premier kangourou n’a pas été le dernier … (je rappelle que nous l'avions vu, de nuit, chez Tony et Hayley Hatton).
Nous sommes allés ensuite au Featherdale Wildlife Park , pour caresser ces mêmes kangourous. Kangourous, d’ailleurs, nous appelons comme ça tout ce qui a une grande queue et qui saute : Quelle erreur ! en ballade avec des vrais australiens, puis dans les innombrables parcs nationaux d’Australie, nous avons compris : l’australie est pleine de marsupiaux. Sauteurs ou non. Parmi les sauteurs, on trouve les kangourous, les plus grands, mais aussi les wallaby, les pademelon (il n'a pas de melon). Sans parler des petits bandicots…
Les kangourous, en Australie, il y en a partout,

ça grouille litéralement, à certains endroits, parfois en pleine (petite) ville, surtout au crépuscule,

et comme, vous nous connaissez, nous ne sommes pas toujours en avance, alors le soir sur le route pour l'hôtel, on a eu plein d’occasion de rencontrer des kangourous sauvages, des wallabies sauvages, des pademelon sauvages…
Notre nouvelle amie Sally, de Dingley près de Melbourne, qui a été élevée dans une ferme de l’Australie du sud, m’a raconté que là bas, les gens évitent absolument de conduire entre le crépuscule et l’aube : les « kangourous » ne se sauvent pas, et sont très souvent tués s’il y a collision. Les voitures ne s’en sortent pas très bien non plus.
Nous n’en avons pas encore écrasé un seul.
Si vous voyiez les routes de Tasmanie, pleines de cadavres dans tous les états possible de décomposition, vous comprendriez que nous en sommes fiers !
05:30 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Animal, Kangourou, Featherdale Wildlife Park, Pia
25.02.2008
Uniformes
C’est ici une institution : tous les élèves australiens, depuis la « pre-school », jusqu’à l’équivalent du baccalauréat, portent des uniformes à l’école.
Pour nous, qui n’avons jamais vu ça, c’est très étrange : tous les jours, vers 9h et vers 15 h, les rues se remplissent d’enfants, d’adolescents et de jeunes gens en uniformes. En ce moment, c’est l’uniforme d’été : il diffère selon les écoles, mais en général, c’est un short et un polo aux couleurs de l’école, pour les garçons, avec en prime chaussures fermées et chapeau obligatoire (sans, l’enfant ne sort pas en récréation). Les filles portent des robes-chemisier, en général à carreaux genre vichy, bleu tendre ou rose à rayure…
C’est très surprenant, en particulier de voir ces grandes filles de 15-16 ans évoluer avec assurance dans des robes de petites filles…
Les mamans sont unanimes : l’uniforme, elles adorent, rien de plus pratique, pas de récrimination, aucune bataille pour shabiller le matin, absolument pas de problèmes de racket puisque même les vestes et les sacs sont uniformisés.
Du côté des enfants, des jeunes filles de 11 à 17 ans nous ont assuré qu’elles aimaient l’uniforme, pour le confort de pensée que ça leur procurait : pas besoin de faire la course aux marques, habillage très rapide le matin…
Bref : que des avantages…
Valentine et Lucile sont horrifiées par mes idées réactionnaires. Elles détesteraient avoir un uniforme…
Pourtant, regardez Emily, Samuel-Georges et Jacob Waltzer, qui partent à l’école. Est-ce qu’ils ne sont pas mignons ?

NB : Samuel est en uniforme de sport, il le met une fois par semaine, je crois.
Pia
15:05 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.02.2008
Retour de Tasmanie avec les OMS
Pour le retour vers Melbourne, nous faisons le trajet de jour : c’est moins cher, et en plus Valentine pourra travailler.
Nous arrivons vers 7H30 au ferry, faisons la queue avec les autres voitures, jusqu’à l’endroit indiqué « form two lines » (former deux files), où tout le monde reste en une file. Un van se décide et s’engouffre dans la seconde ligne, nous le suivons de près. Nous serons ainsi premiers entrés dans le bateau, et premiers sortis ce soir !
Connaissant maintenant le bateau comme notre poche, nous nous précipitons au niveau 10, où nous savons trouver des tables et de chaises.
Les enfants s’installent tout de suite à leur travail. Valentine est plongée aujourd’hui dans un problème de physique qui nous donne du fil à retordre. C’est à ce moment que s’approche une dame, qui me dit en français « excusez moi, votre fille étudie les mêmes cours que la mienne ». Et c’est vrai : Odile est en seconde, et est en train de faire le devoir de physique suivant… Elle a déjà réussi le devoir que fait Valentine, et va pouvoir lui donner un petit coup de pouce.
Odile, Miléna sa grande sœur et Stéphanie, leur Maman sont parties toutes les trois faire le tour du monde, dans l’autre sens par rapport à nous. Elles ont commencé par l’Afrique, le Mali, où leur bus s’est renversé de nuit. Stéphanie, qui est gynécologue, s’est retrouvée à recoudre les passagers du bus, y compris ses filles. Au Tchad, ensuite, elles ont été rapatriées à cause du soulèvement anti-français suite à l’affaire de l’arche de Zoé, et Stéphanie n’a pas pu travailler à la maternité où on l’attendait.
Elles ont persévéré, et ont continué avec l’Inde et le Vietnam. Après 15 jours en Tasmanie, elles passeront quelques jours à Melbourne, puis partirons pour la Nouvelle Zélande, puis de là vers l’Amérique du sud. C’est là qu’elles vivront leur paradoxe temporel, puisqu’elles arriveront avant d’être parties…
Elles finiront par les Etats Unis.

Nous avons passé la journée à discuter avec ces trois filles pas comme les autres.
Merci, les OMS (Odile Miléna Stéphanie), et à bientôt, on espère !
Pia
PS : le van qui avait formé la deuxième file à l’embarquement : c’était le leur ! Il fallait bien des françaises pour rompre la queue si disciplinée…

14:55 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Ferry, Pia, Rencontre, Les OMS
23.02.2008
Concours
De Queenstown à Devonport, la Tasmanie ressemble à une campagne très très reculée. Il nous semble que les fermiers habitant par ici sont très isolés, et loin de tout.

Mais, le long de la route (pas possible de se tromper, il n’y a qu’une route), brillant au soleil qui vient de succéder à la pluie, nous commençons à voir des choses bizarre. Des personnages,


des animaux,

des objets plus ou moins offensifs…



Pas de doute : la route entière participe à un concours de boîtes à lettres !

Qui osera encore vanter nos tristes boîtes à lettres normalisées ?
Votez pour la plus belle !



Pia
14:20 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Boites aux lettres, Concours, Pia
21.02.2008
Craddle mountain
Ca veut dire berceau, je crois. Et pour la voir, cette montagne, et son lac de la Colombe, puisque le parking est tout petit, il faut très souvent se garer à l’office du tourisme et prendre la navette gratuite qui passe toutes le 10 minutes.
Aujourd’hui, bizarrement, la route est ouverte, on peut aller jusqu’au site lui-même.
Nous nous y précipitons donc, espérant faire une jolie promenade de deux heures autour du lac…Mais la raison de ce manque de touristes (à part nous) n’est que trop évidente : Vent froid et hurlant, pluie glaciale.
La montagne et le lac sont très beaux. Nous sommes contents d’être là.

Le joli wombat que nous avons évité d’écraser sur la route n’a pas peur de la pluie, et nous sommes très contents d’être là.

(Et ce n'est pas que de la méthode Coué)
13:55 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Cradle Mountain, Pia
Les plages de Tasmanie (par Pia)
Après notre premier jour de grande chaleur, la Tasmanie est redevenue la Tasmanie, c'est-à-dire l’état le plus froid de l’Australie, puisque le plus au sud.
Après ce premier jour, donc, plus de baignade, pour cause de vent et de froid (relatif, on est quand même en été ). Mais les plages sont toujours là. A Saint Helen, nous découvrons une plage de sable blanc , déserte et magnifique,

avec du sable qui fait un peu squick squick quand on marche dessus. Nous avions déjà entendu ce phénomène sur une plage de la côte est de l’Australie. Apparemment, les sables font squick, squick quand ils sont très fins, et très secs.
Le lendemain, en route, nous nous arrêtons sur une plage pleine de coquillages, et d'os de seiche. Nous trouvons même une méduse "blue bottle". Bien sûr, il n'y a personne sur la plage !

LA plage de Tasmanie dont tout le monde parle, dont on voit une photo dans tous les dépliants, c’est la Wineglass Bay, ainsi appelée à cause de sa forme parfaitement hémisphérique. Cette plage se mérite : 1 heure de montée rude (à cause des sentiers aménagés en escaliers, si chers aux américains et australiens) pour arriver au look out, 3h aller –retour pour descendre sur la plage, 4 à 5 h pour revenir par un autre chemin…

Eh bien c’est la seule plage que nous avons dû partager, avec environ 50 personnes, et plus de 200 jusqu’au point de vue.

Mais on n’a pas regretté : sable blanc, eaux turquoises (qui m’ont sauté dessus alors que je voulais juste me mouiller les pieds, mais il paraît que de toutes façons je ne m’arrête de jouer avec les vagues que quand je suis trempée, c’est vrai, je ne peux pas résister).

Kangourous, ou plutôt wallabies (en gros, les gros sont des kangourous, moins de 20 kg et ce sont des wallabies) tout le long du chemin

et même sur la plage.

Nous rentrons en passant par une autre plage (le chemin le plus long, mais bien moins raide),

pas blanche mais déserte (si on ne compte pas les plumes ou même les cadavres de pingouins), en compagnie d’un couple de français.
Eux ont choisi de faire le tour de l’Australie en un an : ils travaillent quelques semaines, dans l’agricole (Ils acceptent presque tout, de la récolte des pastèques, un peu lourdes, à celle des fleurs de pavot, légères, légères…), puis voyagent dans leur mini camping-car. Ils connaissent bien l’Australie, maintenant, le centre, les endroits reculés…
Nous, ce soir, on n’a pas de camping-car, et tous les hôtels sont complets. Nous nous apprêtons à dormir dans la voiture, quand Jérôme, à 9 h du soir, nous trouve une maison de trois chambres. Ouf !
13:40 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Wine Glass Bay, Pia
Nouveau resto !
Ce matin, nous sommes à Queenstown, où nous avons passé la nuit. Queenstown est une petite ville assez touristique car elle est stratégiquement placée entre le célèbre (localement) lac Campbell, et le non moins célèbre (au moins jusqu’à Melbourne) Mont Craddle.
Mais surtout, Queenstown est une ville minière, en activité. On trouve ici du cuivre, et il est exploité depuis plus le début du 20ème siècle. La ville compte aussi une usine de rafinage du cuivre.
Le paysage de Queenstaown est renommé : on se croirait sur Mars, alors que les alentours sont très verdoyants. Mais ici, les arbres ont été coupés pour faire chauffer les hauts fourneaux, dont les fumées ont tué les autres végétaux. Les habitants aimeraient bien que la ville conserve cette allure irréelle. Mais les écologistes ne veulent pas qu’on empoisonne la végétation qui revient lentement depuis que le minerai est traité en Inde.
Ce que je voulais raconter, en fait, c’est notre passage dans un nouveau restaurant. Ce fast food a été repris il y a six semaines par la charmante propriétaire, aidée de sa non moins charmante mère.
Le problème, c’est qu’être charmante ne suffit pas pour tenir un restaurant. OK, les desserts étaient bons. Mais les hamburgers… Le repas est arrivé 1 h après la commande. Et la commande n’était pas juste. Les steaks hachés étaient brûlés. Quand au hamburger de Philémon, « sans salade, sans fromage, mais avec tomate et ketchup », il a aussi été apporté sans steak. Et il était tellement tard, qu’on a mangé ce qu’il y avait, et on est partis.
13:35 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Queenstown, Bouffe, Restaurant, Pia
20.02.2008
Eucalyptus géants
Lestés de fruits, nous dépassons Hobart, la capitale de la Tasmanie, pour atteindre ce soir la montagne . Les petites promenades abondent, dans le coin : il y en a presqu’une tous les 30 km (ici, ils disent 30 kayes, j’ai pas compris tout de suite). A part ça, l’endroit est assez isolé. Nous allons visiter une cascade, le chemin est jalonné de pademelons, puis nous rejoignons le sentier des eucalyptus géants. Les eucalyptus sont les plus grands arbres à fleurs du monde. Il en existe de nombreuses variétés, mais ici, leur tronc est marron en bas, et pèle en haut. Il atteignent presque 100 m de haut, et ont en plus une délicieuse odeur. Mais aujourd’hui, ce qui nous a le plus marqué, c’est ce petit animal piquant, qui est sorti de sous un amas de feuilles. Une petite balade pour montrer son nez de fourmillier et ses épines décolorées au bout (son coiffeur le lui a dit, c’est la dernière tendance), et puis il s’est re-enfouis. Sans doute sentait-il arriver l’orage. Nous, nous l’avons senti arriver sous forme d’énormes gouttes qui traversaient même les feuilles. Et nous avons rebroussé chemin.
Heureusement, l’orage s’est transformé plus loin en arc-en-ciel de première qualité, double, même.
Une petite virée au lac Campbell, et déjà il faut se diriger vers notre hébergement de la nuit : un bed and breakfast « héritage », ce qui veut dire que c’est une vieille maison, avec bow-windows, magazines de déco traînant partout (quel régal !), et vraie cheminée.
Il ne fait pas chaud, ce soir, et la responsable nous confie qu’ici, en montagne, le temps fait ce qu’il veut : l’an dernier, rentrant dans sa petite ville de Queenstown (c’est là que nous sommes) après avoir passé 6 ans en Angleterre, cette dame espérait bien un noël chaud « bien de chez nous ». Eh bien, le jour de Noël, il a neigé ! Ces réflexions me donnent vraiment l’impression d’être « à l’envers » !
13:05 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Pademeons, Animaux, Lac Campbell, Pia
Fruits de Tasmanie
D’Orford, où nous avons passé la nuit, nous passons par Sorell pour aller à Hobart. Et là, ça fait clic dans ma tête : Sorell, j’ai vu ça dans un guide, Sorell fruit farm ! Depuis notre récolte de pommes au Canada, avec Sylvain et Chantal, on aime bien ramasser des fruits ! Par contre, je n’ai aucune idée de quoi ça peut bien être la saison. Nous sommes en février, ne l’oublions pas.
A ce propos, j’ai eu un petit dialogue de sourds avec Dominic, le week-end dernier : je lui ai demandé quand est-ce que les pommes de son jardin seraient mûres. « Apple » m’a-t-il répondu. Pensant que je ne m’étais pas fait comprendre, je redemande. « Apple » répète t’il. La troisième fois, il me regarde quand même d’un air interrogateur. Je reformule ma question : « apple ». Et j’ai fini par comprendre qu’il ne disait pas « apple », mais « april ». Le mois d’avril. Il avait très bien compris ma question. Mais moi, j’ai un petit problème avec l’accent australien !
Donc, en février, qu’est ce qui pousse à la ferme de Sorell, au sud de la Tasmanie ? Des fraises ! Et des framboises, et des nashis, ces pommes-poires asiatiques.
Nous ramassons très vite deux grosses barquettes de fraises (deux et demi, on mange un peu en ramassant, ça fait partie du jeu !), un demi seau de nashis. Et puis on finit par les framboises. La boutique propose aussi des confitures, et même des glaces. Les enfants apprécient.
Et nous, on préfère les vrais fruits…
Miam
Pia
10:45 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Sorell, Autocueillette, Ferme, Pia
19.02.2008
Cheval de mer (par Pia)
Philémon vous a presque tout dit sur les Hippocampes. Je rajoute simplement un ou deux faits :
- Les hippocampes ont la mâchoire soudée. Ils mangent donc comme à travers une paille à la laquelle on aurait rajouté une mini mâchoire, pour attraper les mini-crevettes du plancton.
- Les hippocampes peuvent être très grands : jusqu’à 50 cm de long. Mais dans la ferme aux hippocampes, on ne les laisse jamais atteindre cette taille.
Les mâles hippocampe, comme Philémon vous l’a dit, portent leurs bébés dans leur poche ventrale. Une belle poche est d’ailleurs considérée comme très sexy par les femelles. Mais alors, me direz vous, pourquoi on n’appelle pas ces mâles des femelles et vise versa ? Parce que ce sont les femelles qui fournissent les ovules, qui sont ensuite dûment fécondés par les spermatozoïdes du mâle dans sa poche. Résultat, le rendement est bien meilleur que pour les poissons, puisque presque tous les ovules sont fécondés.
Le mâle accouche de 400 à 1000 petits, toujours la nuit (nous, les femelles humaines, on porte les bébés, mais on a de la chance, ils ne naissent pas toujours la nuit, et en plus, quand ils le font, il n’y a pas que nous que ça enquiquine).
Le mâle, après avoir largué sa portée, considère que son boulot est fini. Conséquence, 95 % de ses petits sont mangés. Dans la ferme, par contre, 95% survivent.
Le sexe des bébés est, me semble-t-il, lié à la température de l’eau. D’ailleurs, les hippocampes sont très sensibles à la température, et vivent en général à une profondeur donnée, à une température fixe (entre 22 et 27-30 selon les espèces).
Les hippocampes aiment bien s’accrocher, et donc leurs aquariums sont pourvus de filets. On trouve d’ailleurs des hippocampes dans les filets à requins qui bordent certaines plages de Sydney. Et un hippocampe s’est accroché au doigt de Valentine pendant l’activité « caresser un hippocampe », activité qui se fait avec un gant en latex. Ce qui empêche la souffrance des hippocampes qui n’aiment pas l’acide de nos mains, mais empêche aussi de sentir quoi que ce soit…
Pia
PS : Le guide nous a dit que les hippocampes sont élevés pour la recherche. Nous, on pense qu’une partie importante part dans le marché chinois, l’hippocampe ayant tout un tas de vertus.
PS : On n’a pas le droit de photographier les hippocampes, parce que le flash leur fait mal aux yeux. Nous nous sommes quand même permis de faire une photo, sans flash.

13:30 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Animal, Hyppocampe, Ferme, Pia
La ferme aux hippocampes (par Philémon)
Le jour de notre arrivée en Tasmanie, on est allé à une ferme aquatique, il n’y a pas beaucoup à raconter car les hippocampes sont presque tous pareils. D’abord, les mâles accouchent et les femmes non. On peut les reconnaître grâce à leur gros ventre.
D’abord des aquariums avec des hippocampes de toutes les couleurs car ils changent de couleur selon leur environnement. Ils peuvent aussi changer à cause de nos habits.
Dans la deuxième salle, des bassins remplis d’hippocampes et des élevages de petits sea-horses (hippocampes en anglais) et une espèce de piscine remplie de milliards de petits hippocampes de 5 à 8 mois.
Dans la troisième salle, une sèche (espèce de calamar) qui non seulement peut changer de couleur mais aussi changer sa texture, exemple lisse ou pas. C’est très drôle de la voir changer. On pouvait toucher des étoiles de mer et des coquillages et le plus gros bernard l’ermite mesure de 15cm de long. On a vu des sea-dragons, des hippocampes qui ont des bras contrairement aux autres et des espèces de nageoires pas comme les autres. Ils se déplacent sans rien bouger, ils volent, non, ils planent ! Ils les avaient reçus depuis 5 jours alors il y avait un morceau de carton pour éviter les flashs. Ils étaient argentés et bleu très clair. Il y avait des autres sea-dragons noirs.
Note à part : les hippocampes ont une nageoire mais sur le dos.
La visite était très courte
Au revoir
Philémon
10:00 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Animaux, Hyppocampes, Ferme, Philémon
Premier jour en Tasmanie (par Jérôme)
Je dois avouer qu’après 5 mois à changer de lit assez souvent (voir les chiffres ici), ma première question le matin en me réveillant est très souvent « où on est déjà ? ». Ce matin là, je suis réveillé par une voix qui sort du haut parleur dans ma cabine et je comprend vite qu’il y a urgence : on débarque en Tasmanie !

Prendre une douche, s’habiller, faire sa valise, prendre l’ascenseur, charger un coffre de voiture avec des valises, prendre le volant, sortir d’un ferry, débarquer sur une île et… chercher à petit-déjeuner quelque part: Si vous m’avez déjà vu le matin au réveil, vous ne vous doutiez pas que je puisse faire autant de choses avant de boire mon café, non ?

A 6h00 du matin, la petite ville-port-pour-ferry de Davenport, côte nord de Tasmanie, n’accorde aucune importance à notre arrivée : tout est encore fermé. Le ferry est–il ici comme le soleil : à apparaître chaque matin, personne n’y fait plus attention.
Nous découvrons aussi qu’en Tasmanie, il suffit d’un seul kilomètre vers la sortie de la ville et il n’y a plus rien. La leçon est dite, mais a-elle été entendue ? Pas sûr.
Nous nous arrêtons, après déjà une heure de route, au premier café que nous trouvons. Et là, nous laisserons des souvenirs à la dame : c’est la première fois qu’elle doit tenir le café à la place de sa mère partie à l’hopital 10 minutes plus tôt car sa sœur montrait des signes d’accouchement imminents. Pris de pitié, nous ne prenons que des boissons et lui évitons les six petit-déjeuners pantagruéliques dont nous rêvions.
Nous reprenons la route suivant le cap que nous avions seulement décidé très rapidement à la sortie du Ferry : faire le tour de l’île en 5 jours dans le sens des aiguilles d’une montre, faire un peu de voiture chaque jour, visiter ce qui nous est proposé et randonner, arriver à une ville le soir et chercher un hébergement, mais surtout ouvrir les yeux, les oreilles pour découvrir cette île du bout du monde.
Comme c’est la première semaine de vacances de Février, les enfants n’ont pas cours (sauf Valentine qui est en retard), et donc nous voyageons légers avec seulement 3 valises et un sac à dos pour 6 : nos nouveaux amis de Melbourne, les Waltzer ont accepté de garder le reste de nos valises. Merci encore Dominic et Sally.
Un panneau au bord de la route nous invite à visiter l’unique ferme au monde d’élevage d’hippocampes : Pia n’imagine même rater ça, un mélange de bio et d’agro, c’est incontournable. Je la laisse légitimement faire un post sur cette visite. Voici aussi celui de Philémon.
En sortant, il fait si chaud que un passage par la plage est inévitable. La plus proche est Greens Beach. Nous découvrons la plage de Tasmanie typique : un long arc de cercle, sable fin, mer calme et bien sûr déserte. Ici, cette dernière caractéristique ne nécessite pas que l’eau soit froide et qu’il y ait un vent mortel pour les parasols (référence à une plage que nous connaissons bien dans sud de la France).

Les conditions sont idéales les garçons qui peuvent écrire bien plus que leur nom en lettre géantes, un peu moins pour Valentine qui doit travailler.

Mais « the road movie must go on » et nous reprenons la route en espérant arriver à Lanceston assez tôt pour visiter les gorges de la rivière locale.
Malheureusement, c’est sans compter la chaleur qui sévit contre la falaise et nous rebroussons chemin, préférant profiter d’une immense piscine publique qui fait la joie des enfants.

Le temps passe et nous nous apercevons un peu tard que, Lanceston, deuxième ville de l’île, baisse le rideau à 18h00. C’est ça la Tasmanie. Au premier hôtel où nous nous arrêtons, on nous demande « c’est pour quand ? ». La personne n’imagine même pas que nous cherchions pour le soir même. Nous apprenons qu’à cause d’une conférence dans la ville, nos chances de trouver quelque chose pour 6 sont quasi nulles.
Nous changeons immédiatement notre méthode de recherche : nous allons téléphoner à chaque hôtel, notre GPS nous indiquant les plus proches mais aussi leurs numéros de téléphone ! Au bout d’une heure, nuit tombée, nous avons deux propositions.
Nous choisissons la première et après quelques minutes de route, nous arrivons dans une sorte de Motel dont l’enseigne lumineuse est en panne. Mauvais signe. Dans la pénombre une silhouette nous invite à nous garer dans la cour derrière. Là des gens zonent. Je dis tout de suite à Pia : demandons d’abord à voir les chambres. L'entrée dans une pièce où la télé hurle de colère de n'être regardée par personne et la visite de trois chambres aux odeurs puantes différentes n’inversera pas la tendance. Pour vous faire une idée, c’était campement façon « Les raisins de la colère ».
Nous fuyons vers la seconde possibilité et découvrons une maison parfaitement propre avec ses 3 chambres, salon, salle de bains…Et ce pour le même prix.
Ouf, on a eu chaud !
09:45 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Davenport, Lanceston, Jérôme
18.02.2008
Sovereign Hill (par Colas)
Le travail de la mine était très difficile car il fallait creuser très fort, chercher de l’or. Nous avons fait le coulage d’or, c’était très impressionnant parce que c’est très lourd, et tu vois, y’a des paquets de farine qui sont très grands et c’est pas plus lourd que l’or. Déjà ça coûtait vers les 100 000 dollars.
Après on a fait les bonbons : c’était très impressionnant parce que la pâte était pas collant déjà et puis comme de la gélatine. Quand on a gouté, on a trouvé qu’il y avait plus de goût, qu’on avait plus envie de manger que quand on le préparait.
Aussi, on a fait la « mine tour », c’était une mine privée, enfin pas privée, en fin privée, je sais plus.
On a fait aussi une mine Red Hill. C’était très impressionnant car y’avait un écran plat avec l’or derrière, et les mineurs sur l’écran plat en train de travailler.
On a trouvé aussi de la rivière, de l’or, par exemple une petite graine, ça coûte 60 centimes, toute petite comme ça.
Ensuite, on a trouvé une française et c’était très impressionnant parce que ses écoliers qui avaient 17 ans sont allé de France en Australie avec l’école et pendant trois semaines, ils sont en Australie et ils travaillent même pas. Trop de chance !
C’est tout.
Colas
15:35 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Sovereign Hill, Or, Gold Rush, Mine, Colas
Samuel Georges
C’est le prénom du premier enfant de Dominic et Sally. Quand il est né, pendant trois jours ses parents ont cherché un prénom. Et ont choisi ce prénom semi-composé. Le lendemain, coup de téléphone de la grand-mère de Sally : « pourquoi as-tu choisi ce prénom ? Savais tu que mon père était français et s’appelait Samuel Georges ? »
Non, Sally ne le savait pas. Finalement, Samuel Georges, Jacob et Emily sont plus français qu’australiens, puisque leur père a deux parents français, et leur mère un ancêtre du même pays.
Reste à leur faire connaître la France. Nous espérons qu’ils viendrons bientôt nous voir !
12:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Samuel Georges, Waltzer, Amis, Pia
La pendule de Grand-mère
Dans le salon de Sally, une pendule, en pierre grise plaquée, pas très impressionnante. Mais pleine d’histoire. Cette pendule vient d’Ecosse. C’était le bien le plus précieux de l’arrière grand-mère de Sally. Cette dame a emporté sa pendule sur le bateau, malgré tout ce qu’a pu dire son mari. Trois mois de bateau après, la pendule débarquait en Australie. Son voyage n’était pas fini : pour trouver un endroit où se fixer, l’ancêtre de Sally a traversé l’Australie : des milliers de km, alternance de déserts et de forêts immenses, de falaises et de fleuves en crue. Et tout ça avec une pendule pesant au moins 15 kg.
La pendule marche toujours, elle a juste besoin qu’on redresse ses aiguilles !
Un vrai symbole de l'opiniatreté des colons, ceux qui avaient tout laissé pour partir de l'autre côté de la terre se faire une nouvelle vie. Ils avaient tout laissé, sauf peut être leur pendule.
Pia
12:35 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Waltzer, Amis, Pendule, Pia
Ferry pour la Tasmanie (par Jérôme)
Il y a des pays comme ça dont on se souvient qu’on nous en parlait déjà quand nous étions à l’école primaire et que 30 ans après on ne sait toujours pas situer sur une carte. La Tasmanie est de ceux-là. C’est en voyant qu’au large de Sydney, la mer s’appelle Mer de Tasmanie qu’on se dit « ah bon, c’est par ici LA Tasmanie ?
La réponse vient vite en dépliant la carte : c’est une île géante située au sud.
Comment fait-on pour y aller ? En avion ou en Ferry depuis Melbourne (la liaison depuis Sydney, plus longue, existait jusqu’à peu mais a disparu certainement sous la concurrence de l’avion). Pour nous ce sera le ferry car on peut y mettre notre voiture. La traversée prend 9h, nous choisissons de faire l’aller de nuit en cabine couchette (ce sera une première pour chacun de nous) et le retour de jour pour voir l’immensité de l’océan.
Personne ne veut rater le départ du bateau, alors quitter la ville des chercheurs d’or de Sovereign Hill où nous avons passé la journée se fait sans résistance. C’est qu’il y a deux heures de route pour rejoindre Melbourne.
Notre ami le GPS nous amène directement au terminal d’embarquement. Philémon et Colas s’émerveillent de la taille du bateau et de sa couleur : rouge !

Pia lit attentivement la liste des produits à ne pas monter dans le bateau (essence, gaz, nous n’en avons pas) où à ne pas débarquer sur l’île (fruits et légumes, il est toléré qu’on les mange avant), où même à laisser dans sa voiture pendant le voyage (l’alcool, j’imagine pour avoir le calme à bord). A un poste de contrôle, un agent s’assure qu’on a bien tout compris, non sans nous faire ouvrir le coffre.
Puis dans la file d’attente, passe un gars qui lit le numéro d’immatriculation de la voiture et le répète dans son talkie walkie. Le « matching » (je sais plus comment on dit en français) avec le numéro que nous avions donné sur internet lors de l’achat des billets, fait qu’on nous donne rapidement des cartes magnétiques qui seront nos clés de cabines : « c’est comme un hôtel en fait » dit Pia. Non, nous n’aurons pas de vieilles clés ouvragées comme il devait y en avoir sur le Titanic. Nous ne coulerons pas non plus.
La recherche de nos cabines n’est pas évidente : il y a 6 cerveaux qui entreprennent en même temps la compréhension du plan du bateau qui compte 10 ponts (étages dans un bateau) et 2 ascenseurs. On y arrive quand même, même sans ascenseur.

Nous passerons une bonne soirée à visiter le bateau, à contempler la vue sur Melbourne depuis le pont n°10, les prouesses d’un « kite surfer » qui se fait plaisir jusque dans l’ombre du bateau,

à partager un pique nique sur des sièges tournants (« Arrêêêête, Colas…. »),
et à profiter des activités « passe-temps » proposées à bord. Pour les parents, ce sera la séance gratuite de cinéma avec un film pour lequel on ne se serait pas déplacé. Ce soir, repos pour les muscles et les neurones.
08:50 Publié dans Tasmanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Tasmanie, Ferry, Jérôme
Sovereign Hill (par Philémon)
Quand nous sommes arrivés dans la ville, nous sommes allé au coulage de l’or : l’or était tellement chaud qu’il pouvait enflammer un bâton.

Pour le refroidir, le forgeron d’or l’a mis dans l’eau glacée et ça a fait beaucoup de fumée. Le lingot pesait 3kg et n’était pas plus gros qu’une petite boite.

Ensuite nous sommes allés à la mine d’or : c’était une mine d’une compagnie (pas une mine d’indépendants) et les enfants de 12 ans (les garçons) poussaient les chariots (les filles portaient malheur).
Après on est allés chercher de l’or dans une rivière (de l’or naturel). J’ai récupéré la plus grosse pépite de la famille (note de Jérôme : Philémon a une très bonne vue). Les pépites sont très petites : 1mm mais ça brille au soleil.

On est allé à la mine de Red Hill (une mine d’indépendants, en général des expérimentés). C’est dans cette mine qu’on a trouvé la plus grosse pépite du monde : 68,9 kg.
On est allé manger dans une boulangerie de l’époque avec des tartes délicieuses : elles sortaient du four à bois !
On est allé à la salle des machines de la mine d’or où on écrasait les rochers contenant de l’or pour récupérer seulement l’or. Ca marche comme ça : la vapeur fait tourner les turbines qui font tourner des poulies qui font tourner les marteaux qui écrasent les rochers, puis on met de l’eau pour laver encore les petits cailloux et l’or reste dans le fond de la machine. Le bruit est très fort : on s’étonne pas pourquoi les ouvriers sont sourds après.

Ensuite, on a fait un tour dans la ville en passant par la banque (vitres et grilles protègent les employés) des voleurs, par l’hôtel (le salon, la salle des hommes et celle des femmes). Ici les toilettes ont pour icône sur les portes des dames avec des robes à pouf (merci maman) et celle des hommes un chapeau, une canne et un manteau à queue. A l’étage les chambres pour riches ou non et une salle de réunion (NDJ : pour les francs maçons). Ensuite, chez un magicien qui nous a fait des tours de cartes qui étaient très faciles à deviner : j’imagine que c’était de l’époque. Encore la boutique de bonbons où on a vus faire des petits bonbons à la framboise : dans la pâte il y a 8 kg de sucre, 2 kg de fruits, et 2 kg d’eau. On a goûté, ils sont délicieux. Les sucettes aussi sont bonnes. Puis encore les pompes funèbres où il y avait des corbillards et des cercueils en construction. Ensuite, la charronnerie où il y avait des charrettes en construction. Après, la caserne des pompiers (fire brigade) où il y avait des anciens tuyaux et véhicules : les habits sont très différents de nos pompiers. Ensuite il y avait une école pour l’hiver je pense car celle-là avait une toit et l’autre c’était une tente. La dernière maison : la salle de bowling, les boules en bois sont sans trous, on a essayé, elles sont très lourdes et le bâtiment mesurait 50m et la rampe pour la boule 30m donc on arrivait pas à la lancer jusqu’au bout.

Voila, la visite est terminée.
Philémon
07:20 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Sovereign Hill, Or, Gold Rush, Mine, Philémon
17.02.2008
Vegemite
Franchement, la nourriture en Australie n'est pas mauvaise. Elle est bien meilleure qu'aux Etats Unis. Les restaurateurs préparent des plats goûteux, et même parfois originaux. Je n'ai plus peur d'acheter de la viande...
Mais il y a quand même un truc. Un truc étrange, qu'on ne trouve paraît-il qu'en Australie : le vegemite. Lointain cousin du marmite anglais, le vegemite affiche fièrement :

Les australiens mangent du vegemite, beaucoup de vegemite, de préférence au petit déjeuner, sur des toast :

On trouve aussi des produits dérivés. Je vous dit, c'est un produit star !

J'ai cru un instant que c'étaient des céréales de petit déjeuner. Ouf, en fait ce sont des biscuits apéro (j'espère).
Bien sûr, j'ai acheté du vegemite, je l'ai gouté... Vous savez quoi, l'odeur est exactement la même que celle de l'extrait de levure employé au lycée pour faire pousser les bactéries exigeantes. Eh oui, c'est plein de vitamines. C'est très bon pour les bactéries. Mais pour moi ?
Pia
14:49 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.02.2008
Chez le plus australien des français (par Pia)
Jérôme a pris contact il y a peu avec avec Dominic Waltzer, le cousin d'Australie de Françoise, une amie de Lyon.
Dominic est français, puisque ses deux parents sont français. Mais il a grandi en Australie, et ne parle que quelques mots de notre langue, à son grand regret.
Dominic nous a spontanément invité à aller le voir chez lui à Melbourne, et nous voilà, ce samedi matin, après un ménage acharné dans l’appartement pas si propre de Melbourne, en retard bien sûr, mais nous voilà chez la famille Waltzer. Dominic, Sally son épouse, et les enfants Samuel, Jacob et Emily sont prêts à partir. C'est en vitesse que nous déchargeons une partie de nos valises chez eux (ils ont accepté de les garder pendant notre prochain voyage en Tasmanie), et nous voilà partis pour visiter le parc national des Dandenongs.
Dominic nous a confié un talkie walkie, et nous pouvons communiquer pendant la route. Les enfants en profitent pour dire des bêtises internationales. Colas se surpasse en anglais…
La journée commence avec un magnifique point de vue sur Melbourne. Vue des montagnes, la ville est toute petite ! On continue avec un petit tour dans un labyrinthe, un vrai avec des murs végétaux, pas encore tout à fait fini de pousser. Les enfants sont très excités. On fait connaissance…

Nous piqueniquons tous sous de grands eucalyptus dans le chant des kookaburras.
Pique-nique typiquement australien, je crois, puisque c’est la troisième fois qu’on nous le propose : poulet rôti (avec farce à la sauge, c’est comme ça que le poulet est cuit dans les supermarchés australiens), salade, et pain (baguette à l’australienne, c'est à dire pas aussi croustillante qu’une française, mais il paraît que les australiens n’aimeraient pas si elle était croustillante, c'est ce qu'a dit le boulanger de Flavienne, une nouvelle amie française de Sydney).
Petite balade vers une cascade. Toute petite car on a tous envie de continuer, alors on part vers un autre site, qui annonce « chemin de l’oiseau lyre ».
Sous de magnifiques fougères arborescentes (qui ressemble à des croisements palmiers fougères, ça peut être très grand, et c’est mou, même le tronc)

et des eucalyptus, Sally repère différents animaux sont : pademelons (grands wallaby à pelage sombre), et comme nous avions été prévenus, deux oiseaux-lyre, dont l'un, dans sa fuite tranquille, passe à moins d'un mètre de la petite Emily !

Sur le retour, nous faisons une petite halte lèche vitrine : 5 filles entrent dans les magasins, 6 garçons restent dehors.... Nous dégustons des glaces et donnons à manger à des perroquets roses et gris, très familiers, les gallah. C'est l'équivalent de nos pigeons en France.

Lucile, elle, donne à manger à un kokatoo, qui la remercie en la mordant...

Et le soir venu, comme nous n’avons plus de maison, les Waltzer, le plus naturellement du monde, nous invitent à dormir chez eux, tous les six. Quelle hospitalité !
Le lendemain, la glace est définitivement brisée. Comme c'est dimanche, nous demandons à Dominic de nous indiquer une église. Il y en a une toute proche, l’église anglicane. Nous ne connaissons pas cette dénomation mais peu importe, nous découvrons une église a l'ambiance très comparable à notre église évangélique à Lyon. Cerise sur le gâteau, l'école du dimanche (catéchisme) est notée par Philémon et Colas comme la meilleure depuis notre départ de France.
Au retour, nous sommes accueilli par un typique barbecue australien. Les enfants, pendant le repas, font des concours de bruits incongrus et internationaux. Ils ont aussi le plaisir de se disputer le trampoline et la Playstation.
Il vient de se passer deux jours mémorables avec nos nouveaux amis, Dominic et Sally qui ont rivalisé de gentillesse et d'hospitalité avec nous.

Nous devons maintenant partir, pour la ville de Ballarat d'abord, la ville des chercheurs d’or à l'ouest de Melbourne, Dominic nous annonce que c’est son parc d’attraction préféré.
Ensuite, nous irons en Tasmanie pour la première semaine de vacances de Février.
Pia
12:30 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Amis, Waltzer, Dominic, Sally, Dandenong
13.02.2008
Qu’est ce qu’on boit en Australie ?
Nous étions il y a un mois dans un pays (les Etats-Unis) où l’on boit le pire café du monde, de la bière pas formidable, du vin correct, du thé pas facile à trouver, du chocolat chaud aux chamallows mais sans chocolat, et diverses boissons sucrées. Un petit mot pour vous montrer l’évolution de nos boissons.
Vous avais-je dis qu’aux USA le moindre achat d’alcool est pudiquement placé dans un sac en papier ? Ici, c’est pareil, mais en plus l’alcool n’est vendu que dans des boutiques spécialisées : en supermarché, que du vin désalcoolisé (moi non plus je ne savais pas que ça existe) et de la bière sans alcool. Dans de nombreux endroits (parcs publics, places) il est interdit de consommer de l’alcool . Un australien (ou Aussie), interrogé, a nié un quelconque problème d’alcool dans le pays, mais le vin coule à flots, ici, dès le ptit déj (on a testé pour vous et on vous racontera).
La bière est cependant omniprésente, présentée en bouteilles, avec une bande de néoprène autour : pour ne pas avoir la main trop froide, et aussi pour que la bière ne réchauffe pas trop vite (mais en fait, il n'y a pas tellement de danger..).

Les femmes ne sont pas sensées boire de bière, c'est considéré comme inélégant, semble t'il. Du coup, elles boivent du vin, et sans se laisser aller. J'ai bu un jour une bouteille d'un litre de mousseux aux framboises avec une australienne : j'ai bu deux verres (non sans mal), elle a bu le reste...Ceci dit, le vin australien que j'ai bu était délicieux.

Le café, par contre, est ici tout a fait correct : on trouve de bons expressos, et des capuccinos pas forcément super sucrés. Bien sûr, il y a la petite tendance au café glacé, mais on a essayé, et c’est super bon (mélangez un petit café fort, un grand verre de lait, des glaçons ou une boule de glace à la vanille, rajoutez éventuellement un peu de chantilly… C’est pas bon pour la ligne, mais c’est adapté au climat).

Dans les maisons en location, on trouve la cafetière à piston presqu' invariablement, et c’est dans ce type de cafetière que les dames des églises préparent le café pour tout ceux qui osent le préférer au thé. Détail insolite : cette cafetière s’appelle un plunger. En américain, ce mot désigne une ventouse à toilettes (instrument indispensable là bas).
Les enfants continuent à boire du chocolat chaud dès qu’ils le peuvent, et ils ont maintenant tendance à le finir : je crois qu’ici ils mettent du chocolat dedans (et pas du sirop de chocolat…à teneur réduite en cacao, j’imagine). Il y a aussi un équivalent australien de l'ovomaltine, le milo. Je n'ai pas goûté.
La boisson reine, c’est bien sûr le thé. Rappelez vous, on est ici en Angleterre sur la côte d'azur. Il se boit en permanence : morning tea, afternoon tea.

Dans les hotels, il est toujours possible de se faire un thé dans sa chambre, et même le lait frais est souvent fourni. Car le thé se boit avec un nuage de lait, attention, froid dans le thé chaud. J’aime de plus en plus le lait dans le thé.
D’ailleurs, le lait, depuis notre départ de France, on a appris à l’acheter frais. On trouve très peu de lait UHT, donc on se procure du lait frais : par gallons aux USA, en bouteilles de deux litres en Australie. Avantage, c’est bien meilleur. Inconvénient : quand on oublie de ranger les deux litres de lait par une chaleur tropicale, il tourne !
On n’a pas encore testé le ribena (je crois que c’est du sirop de cassis super concentré). Mais c’est dans les projets…

12:35 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Bouffe, Pia
Symphonie (par Pia)
Lors d’une belle balade dans Melbourne, nous avons lu sur une affiche : grand concert de l’orchestre symphonique de Melbourne, gratuit, dans le « music bowl » (théatre en plein air semi couvert proche du jardin botanique), 19h.
Ni une ni deux, nous prévoyons l’après midi : balade dans le jardin botanique suivie d’un picnic sur place (les portes ouvrent à 16h), et puis concert.
Nous arrivons donc, le jour dit, vers 17h30 au « music bowl », munis de sandwiches. L’endroit est très grand, et rappelle un peu le théatre de verdure de l’Isle d’Abeau (pour ceux qui connaissent), en beaucoup plus grand et plus confortable.
La « salle » se remplit vite , (nous sommes loin d’être les premiers),

et chacun (grande majorité de retraités) commence à sortir son repas, et surtout sa boisson. L’occasion était manifestement trop belle : Nous sommes sans doute les seuls à ne pas avoir apporté de vin !

L’ambiance est très bon enfant. Nous en profitons pour aller chercher quelques compléments à notre picnic : épi de maïs, pop corn, muffins. Je fais un deuxième voyage avec Philémon, direction le poste de secours : en venant, Philémon, qui glissait avec volupté sur ses chaussures à roulettes,a trébuché et s’est sérieusement rapé la hanche. L’infirmier nous reçoit avec joie : les concerts symphoniques ne sont pas des évenements très palpitants pour les secours !
Le concert commence après pas mal de discours : c’est le premier d’une série de quatre. Aujourd’hui, le thème est l’Espagne. Deux morceaux de Ravel, des extraits de Carmen, et un compositeur espagnol dont ma mémoire chauvine n’a pas retenu le nom…
J’ai prévenu les enfants : dans un concert, on ne parle jamais, jamais, et on ne fait jamais de bruit (ce n’est pas leur premier concert, mais le premier qui soit symphonique). Celui qui vient troubler les spectateurs, c’est un petit oiseau à l’air innocent, perché sur un haut parleur, et qui répond en sifflant aux phrases musicales. Il va persister pendant presque tout le concert, heureusement, après quelques minutes, nous parvenons à l’oublier.
Le concert est un parfait concert pour enfants : la musique est rythmée (surtout Carmen !), le temps limité (moins de deux heures, avec un entracte – chocolat chaud). Nous sommes tous sous le charme. C’est une belle soirée, bien qu’un peu pluvieuse.

Et , cerise sur le gâteau, à la fin du concert, le monsieur agé assis derrière nous (et qui, c’est sûr, ne nous connaît pas), nous félicite pour la bonne tenue de nos enfants pendant le concert !
Pia
06:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Concert, Pia
11.02.2008
Une maison victorienne à Melbourne
Quand nous avons dit à nos amis de Sydney que nous allions à Melbourne, ils nous ont dit « en Europe ?»
La ville de Melbourne ressemble (pour l’instant, c’est l’impression qu’elle me fait) à une ville anglaise qui aurait été transportée sur la côte d’azur: Maisons de briques rouges anciennes, ou munies de balcons en fer forgé ouvragés (bon, d’accord on en a vu aussi à Sydney), rues assez tranquilles, plages vides (et pourtant l’eau est chaude), grand jardin botanique aux grandes pelouses…
La ville paraît ancienne, elle ne date que de 1850 environ. Elle s’est agrandie rapidement, à cause de la découverte de filons d’or dans l’état de Victoria, en gros le sud-est de l’Australie.
Je ne savais pas qu’il y avait eu une ruée vers l’or en Australie. Et apparemment l’or était bien réel. Certains ont fait fortune, mais ceux qui s’en sont le mieux sortis, comme toujours, ce sont ceux qui ont fourni les denrées indispensables aux chercheurs d’or et au delà, ceux qui ont su satisfaire les besoins des nouveaux riches.
M. Sargood est arrivé d’Angleterre avec sa femme et ses trois enfants, pour vendre aux riches des fournitures pour leur maison : coussins, tissus, meubles. Il a rapidement augmenté sa fortune, et fait construire une belle maison dans les environs de Melbourne en 1868.

Voilà l'entrée :

Neuf autres enfants sont nés dans la famille, et M Sargood a ajouté de nombreuses extensions, souvent assez décoratives, à sa maison.

Nous sommes allés visiter cette maison, le domaine Rippon Lea, aujourd’hui. Tout se visite en présence de deux guides, sauf les communs (royaume des domestiques), dans lesquels les touristes peuvent aller seuls…
La cuisine et ses dépendances sont d’ailleurs très intéressants, montrant le fonctionnement d’une maisonnée de la fin du 19è siècle : Les communs en bas, reliés aux étages nobles par un système de sonnettes relié à un grand tableau électrique (l’électricité a été installée dans cette maison avant 1900). Dans les communs, salon des domestiques (quel confort !),

cuisine, pièces froides avec glacière, réserve d’épicerie, cave bien garnie…
Une étiquette émouvante raconte la vie de Mary, la fille de cuisine. Son travail ? Elle est la première dans la cuisine, à l’aube, pour allumer le fourneau, et la dernière le soir, car la vaisselle doit être lavée et la cuisine propre avant son coucher. Mary prépare les repas des domestiques et des enfants, nettoie la cuisine (sols tous les jours, intérieurs des placards deux fois par semaine, forcément, avec le feu de charbon, tout devait de couvrir de poussière), s’occupe des légumes du dîner, et fait tout ce que la cuisinière lui demande. Son grand espoir ? Apprendre suffisamment pour devenir un jour cuisinière, la reine de la maison !
La maison nous est racontée par une volontaire (très fréquent manifestement en Australie comme aux Etats unis). Nous sommes tout seuls, ce n’est plus la saison touristique.

Le domaine, entouré d’un très grand jardin, a appartenu après la famille Sargood à Benjamin Nathan, qui l’a légué à sa fille Louisa. Celle-ci a redécoré entièrement la maison, allant jusqu’à peindre les colonnes de marbre noir pour éclaircir l’entrée, et donner à toute la maison un look résolument 1930. Le salon a beaucoup marqué Colas : dans cette pièce les enfants n’étaient pas admis. Les chiens, si.

Commentaire outragé : « normalement ce devrait être le contraire ». Nous avons pu admirer les robes de Louisa, la salle de bains de Louisa (rarissime fait, elle a été construite dès l’origine de la maison, avant 1900), la chambre de Louisa, donnant sur la pelouse ensoleillée.
Le jardin était alimenté en eau grâce à une récupération de l’eau de pluie, stockée sous forme de lac d’agrément.

M Sargood n’avait pas l’eau de la ville, et faisait de l’écologie sans le savoir. Aujourd'hui, l'eau vient du réseau de la ville mais il y a un projet pour rendre de nouveau la propriété autonome et exemplaire dans ce domaine, comme quoi...
Nous terminons la journée à la plage. Une fois de plus, les enfants (pas tous) ont hurlé quand on leur a expliqué nos projets, puis ont finalement aimé la visite. Est-ce à cause de la chambre aux jouets ?
Pia
14:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Maison victorienne, Rippon Lea, Pia
10.02.2008
Spotless ?
Vous allez rire. Moi qui ne suis pas vraiment la parfaite femme d’intérieur, je n’aime pourtant pas tellement la crasse. Du moins celle des autres. Et les maisons des autres, en ce moment, on en voit pas mal, d'après les comptes de Jérôme.
La propriétaire de l’appart de Melbourne, où nous avons passé quand même une semaine, nous a réclamé une caution de plus de 1000 $, au cas où l’appart n’était pas laissé brillant comme un sou neuf (sparkingly clean), et spotless (sans une tâche), comme elle nous le donnait.
A l’arrivée, j’ai bien sûr considéré comme évident que l’appart était parfait. Je dois être très naïve. J’ai trouvé de la crasse, de la vieille. Impossible de manger avant d’avoir fait la vaisselle. Ni d’utiliser le contenu des tiroirs avant de nettoyer.
Un petit exemple. C’est pas affreux, mais loin d’être sans tâche.

L’appart suivant, j’ai demandé à voir avant. Et la dame était vexée. Car c’était propre.
Que faire ?
Pia
13:40 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Logement, Pia
Balade à Melbourne
Il fait très beau à Melbourne, depuis que nous y sommes, d’ailleurs ça fait du bien après au moins deux semaine de pluie à Sydney.
Aujourd’hui, direction le batiment du trésor, où étaient gardés les lingots d’or au moment de la ruée. Le batiment contient d’ailleurs encore une assez grande quantité d’or, qu’on peut voir au sous sol, dans un coffre fort digne de Picsou.

Ce batiment est une œuvre d’un très jeune architecte : il avait 19 ans quand il l’a dessiné. Cet immeuble de proportions classique sert toujours au gouvernement, une fois par semaine pour une réunion. Sinon, c’est un musée.
Après avoir cherché (et trouvé) un endroit où on a le droit de se garer plus de deux heures (pas facile : à certains endroits il est interdit de se garer plus de 5 minutes !), nous nous sommes dirigés vers le batiment.
Il contient plusieurs expositions : une sur le premier lunapark de Melbourne, dont les montagnes russes en bois sont toujours en activité, une sur la ville de Melbourne (et je n’ai malheureusement retenu qu’une anecdote : une jeune manequin anglaise, de passage à Melbourne en 1961, a osé assister aux courses de Melbourne jambes nues (sans bas !), sans chapeau ni gants, et avec une mini robe (au dessus des genoux). Devant le scandale, elle aurait déclaré : « Melbourne n’est pas prête pour moi ».
Melbourne semble être une ville beaucoup plus anglaise, et beaucoup moins rude que Sydney. Une bonne raison, donnée par Jonathan, habitant de Sydney : les habitants de Melbourne descendent d’honnêtes chercheurs d’or (ou d’honnêtes commerçants…), alors que les habitants de Sydney descendent des prisonniers déportés à Sydney.
Nous avons aussi visité le rez de chaussée du bâtiment du trésor, où habitait le gardien et sa famille nombreuse. Ils disposaient de quelques pièces, dont une immense salle de bain. Les témoignages des enfants sont rassurants pour les parents que nous sommes : ces charmants bambins n’hésitaient pas, malgré les interdictions, à galoper dans les couloirs pendant les réunions ministérielles.
Après ce moment d’histoire, nous sommes partis voir les rues animées de Melbourne, et aussi les bâtiments renommés. Beaucoup de brique rouge.

Des batiments audacieusement modernes. La ville est truffée de beaux édifices : les bains, l’université, et d’autres. Les rues sont bondées, aussi .
Nous revenons ensuite dans le tram touristique gratuit, qui fait une boucle jusqu‘au port, passant par plein d’immeubles tous neufs de toutes formes et couleurs.
Jolie ville, trouvons nous !
13:25 Publié dans Australie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Australie, Melbourne, Musée, Pia

