08.05.2008
Nous l'avons bien senti !
Il s'agit du tremblement de terre de cette nuit, on en parle ici.
Après trois semaines au japon et à trois jours de notre départ, on croyait qu'on allait passer "entre les gouttes" mais non: nous n'étions pas encore couché à cette heure, cherchant sur internet des informations pour le lendemain quand je sens mon cerveau bougé tout seul dans ma boite crânienne, je dis à Pia "c'est un tremblement de terre!", on entend ensuite des craquements comme pour un grand coup de vent et quand je me lève, je sens le sol de l'appart qui bouge.
Comme ça s'arrête après 10 secondes, on abandonne l'idée de réveiller les enfants pour se mettre tous sous la table.
20 minutes plus tard, on va se coucher en gardant toujours cette impression que le sol bouge, c'est très bizarre. J'ai un peu de mal à m'endormir quand j'entends à nouveau des craquements et des pas du voisin au dessus: c'est une nouvelle secousse bien plus forte cette fois. On saute du lit et on réveille difficilement les garçons en les tirant sous la table. On n'arrive pas à réveiller les filles. Ca dure un peu plus longtemps mais ça s'arrête. On retourne se coucher en pensant que chaque secousse repousse un peu plus loin la prochaine (est-ce vrai Mathieu ?).
On a eu un peu peur quand même, le tremblement de terre de Kobé de 1995 a fait 6000 morts.
Jerome
00:51 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Tremblement de terre, Jerome
20.04.2008
Encore à manger : pour la route
Eh oui, nous quittons Kyoto aujourd'hui. Nous sommes tous un peu tristes, cette ville nous a beaucoup plu, par son petit coté ville de province, calme et sympathique. Il faut dire que c'est cet aspect que nous avons recherché à Kyoto, la ville des Geishas.

Il est probable que la ville moderne est sous-jascente. Nous voici prêts à prendre le bus.

Et voilà un petit bout de la ville que nous quittons.

Nous allons donc reprendre le train, le shinkansen, rapide et confortable.

Le départ est prévu aux alentours de midi. La gare est immense et bondée (cherchez nous, on est quand même faciles à reconnaître).

Lors de notre précédent voyage en train, nous avions acheté notre repas dans la train, ce qui était insuffisant : un bento pour nous tous !. Je suis bien décidée à faire mieux aujourd'hui.
Nous nous précipitons donc dans une boutique de la gare,

et choisissons neuf bentos, allant du plus classique (viande et riz pour certaines personnalités plus classiques)

, au plus exotique (rien de bien bizarre : sushis à l'omelette sucrée, peut être ?).

Dans le train, grand émerveillement : les bentos, c'est encore plus beau que bon .

Et puis les petites douceurs que nous avons choisies sont délicieuses : crêpes de riz au chocolat, boulettes de presque pâte d'amande. Maman a bien choisi.
A l'arrivée à Tokyo, le propriétaire des appartements où nous allons vivre, Makoto, nous attend. Il nous emmène chacun dans sa chacunière. Nous, les Gelin, avons un confortable appart de trois pièces, avec une cuisine, et, miracle, un lave linge ! Makoto nous explique le fonctionnement du tri ménager (après une semaine, nous n'avons toujours rien compris, et espérons que nos erreurs inévitables (qu'est ce qui brûle, qu'est ce qui ne doit pas être brûlé ?)ne vont pas flanquer le système par terre...
Et, bien installés, nous allons faire les courses au rayon exotique du super marché : pâtes à la sauce tomate pour tout le monde, et fruits pour le dessert.

Pia
23:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Train;Bento;Pia
Papa annonce la couleur
Voilà Papa qui se promène dans le parc du pavillon d'or, à Kyoto. Il a trouvé une carte des lieux, une carte en anglais, très pratique, et la porte dans sa poche arrière.

Regardez de plus près...

Pia
00:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Pia
19.04.2008
Bains chauds, il fait beau
Après la douche des deux dernières journées, aujourd'hui, fait incroyable, il fait beau. Remarquez, on le savait, la météo japonaise est très fiable.
Nous voilà donc, pas trop tôt le matin, chacun de son coté en train de faire les courses pour un picnic. Nous nous retrouverons dans une petite gare de l'est de Kyoto, et prendrons un train pour la campagne. Aujoud'hui, nous allons à Kurama, un petit coin charmant paraît-il. Nous avons fini par comprendre le fonctionnement des appareils à ticket. Le plus dur, c'est de compter combien il y a d'enfants et d'adultes et d'appuyer sur les bonnes touches. Comme il faut s'y prendre en plusieurs fois, je ne vous ra(compte) pas combien de fois on s'est trompé !

Chargés de nos provisions, nous nous retrouvons dans la gare. Une demi heure de train plus tard, nous sommes arrivés au terminus, après avoir partagé la voie unique avec les trains qui viennent en sens inverse.

Voilà le plan local qui va nous guider...Mignon n'est-ce pas ? Et pourtant officiel.

L'endroit est peu fréquenté, très calme. Zen ?

A Kurama, il semble y avoir une histoire et un folklore conséquents, mais on ne comprend pas tout.

On retrouvera notamment ce personnage rouge écarlate, concurrent de Cyrano de Bergerac, décliné en de multiples objets dans les échoppes pour touristes du village.

Comme les enfants ont soif, Papa (Erik) offre une tournée générale au distributeur de boissons.
Je crois que je ne vous ai pas encore parlé des distributeurs de boisson japonais. Ils ont plusieurs caractéristiques intéressantes:
- Ils sont omniprésents. Impossible de mourir de soif, dans le quartier le plus reculé de la banlieue la plus résidentielle, on trouve ces distributeurs, disponibles pour tous.
- Ils sont explicites : toutes les bouteilles, de tous les parfums différents, et avec toutes les tailles disponibles, sont affichées sur le devant de la machine. Impossible de se tromper, impossible d'être trompé, vous avez ce que vous avez demandé, pas de surprise (sauf si vous ne lisez pas très bien le japonais, et encore, on s'en sort pas mal, puisque les bouteilles sont abondamment illustrées)

- Ils ne proposent que des boissons froides, même du café.
- Ils proposent des prix très attractifs (moins d'un euros, ça ne se trouve plus depuis longtemps en France)
- Ils disposent d'une poubelle ! Et ça, croyez moi, au Japon, c'est très précieux : les poubelles sont rares, donc il est courant de devoir trimballer ses ordures jusque...Parfois jusque chez soi (quand on n'a pas réussi à caser sa bouteille dans la minuscule poubelle des WC pour dame) !
Donc on prend vite le pli : on boit près de la machine , et on jette la bouteille avant de quitter les lieux.
Est il besoin de préciser que, malgré le manque de poubelles, il n'y a pratiquement jamais de papiers par terre, au Japon ?
Cette première soif apaisée, nous nous dirigeons vers le temple. Il est tout en haut d'un escalier à flanc de colline. C'est samedi, mais il n'y a pas tellement de monde. Et pourtant, l'air est doux, le soleil est là, et les cerisiers neigent.
L'escalier est raide,

et est remplacé parfois par un sentier. Partout, de petits temples,

de petits ponts,

des points de vues où s'arrêtent parfois les japonais.

Moins poétique, on trouve aussi des toilettes publiques, toujours très propres. Celles-ci ont bien amusé les filles: nos hommes européens font face à un mur trop petit pour les cacher, alors on peut voir... leur visage !
Au sommet, nous trouvons le temple, et, devant, une cours pleine de cerisiers en fleurs.

Les visiteurs, chacun à leur tour, se placent devant le temple, tirent la corde pour actionner la cloche, mettent quelques piécettes dans la fente, claquent deux fois des mains, et puis s'inclinent, les mains jointes.

Certains allument aussi des bâtonnets d'encens. Nous entrons dans le temple, très sombre par rapport à l'extérieur. Tout serait paisible, finalement,

si nous n'étions pas là. Nos horribles enfants (surtout les plus jeunes) et nièce se pourchassent dans les escaliers et les jardins. Nous battons en retraite pour pique-niquer plus loin !La vue est pas mal non plus.

Nous redescendons ensuite :

objectif, le Onsen du village.
Les Onsen, ce sont les bains chauds naturels traditionnels japonais. Le Japon est terriblement volcanique, et on y trouve de nombreuses sources chaudes. Les japonais vont s'y tremper très régulièrement.
Le principe est simple : l'eau chaude est un délassement, il ne faut pas la souiller. Donc on s'y baigne tout nu, tout propre. Les bains sont généralement pris sexes séparés. Et il faut se laver avant le bain, pour que l'eau reste propre. Pour nous, qui sommes 5 filles et 4 garçons, pas de problème. Nous louons des serviettes de bain, et achetons des petites serviettes à main, qui ne restent pas sèches, mais servent à se couvrir un minimum en sortant de l'eau. On voit pas mal d'images de japonais portant cette serviette sur la tête pendant leur bain. Je ne l'ai pas vu en vrai.
Donc nous payons notre prix d'entrée, nous nous séparons,

et allons nous déshabiller dans le vestiaire, où l'on trouve de grands paniers pour mettre les vêtements (et aussi des casiers fermant à clé, quand même). Le déshabillage est un peu plus difficile pour certaines adolescentes, mais nous nous retrouvons à l'endroit lavage, où, assises sur de petits bancs, nous utilisons le savon liquide fourni, et une eau pas très chaude...
Et puis on se met dans le grand bassin en bois et pierre. L'eau nous arrive au cou quand nous sommes assises. Nous sommes dehors et pouvons contempler les arbres et la montagne, au dessus de l'enclos qui protège nos pudeur des hommes... L'eau est très chaude. Il est souvent nécessaire de sortir le haut du corps pour se rafraîchir. Puis on replonge, sans bruit si possible, l'atmosphère est au calme. Il est impensable de chahuter ou même de nager.
Voilà Colas dans cette chaude atmosphère ! (il y a aussi un bain intérieur)

Au total, trois quarts d'heure dans l'eau, c'est plus que suffisant. Nous sortons et nous nous rhabillons. Les filles sont très étonnées de la pudeur... différente d'une vieille japonaise : elle remet presque tous ses vêtements avant sa culotte !
Nous sortons échauffés et mourant de soif. Il y a heureusement un distributeur de jus de fruit glacés à la sortie !
Note de Jérôme: Du coté des hommes, on ne s'est pas gêné pour tester la serviette sur la tête.
Nous retournons au village lentement. Difficile de repartir, on est si bien.
Avisant un salon de thé, nous entrons, enlevons nos chaussures et montons sur le tatamis. Nous sommes les seuls clients. La tenancière nous offre un thé vert de bienvenue.

Et nous demande ce que nous voulons. Instant de flottement : nous voulions du thé ! Et nous l'avons déjà eu.
Nous en commandons quand même, et demandons s'ils ont des gâteaux. Là, je vous laisse imaginer : toute la conversation se fait par signes, nous n'avons pas de langue en commun. Nous finissons par comprendre qu'ils ont des patates douces. Nous commandons, et en fait c'est le vendeur de patates douces qui est devant la porte du salon qui fournit. Et c'est tellement bon, ces patates douces rôties au four sans rien, qu'on en commande encore et encore.

On rentre tranquillement : demain, nous quittons déjà Kyoto pour Tokyo !
Pia
08:35 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kurama, Pia, Onsen, Bains
18.04.2008
Le gros Bouddha de Nara
Il pleut toujours, sur Kyoto, mais aujourd'hui, nous allons à Nara, encore une des multiples anciennes capitales du Japon. Ce n'est pas très loin de Kyoto, et nous y allons en train, grâce à la Jr pass. Nous avons rendez vous avec une autre guide : Idemi. Idemi est très jeune, et elle est étudiante en histoire de l'art. Elle nous attend à la gare, où, par miracle, nous ne sommes presque pas en retard.

Nous allons visiter le temple où se trouve la plus grande statue de Bouddha du Japon. Il fait aussi mauvais qu'hier, il pleut, mais nous sommes motivés. Nous montons dans les ruelles de Nara. Les boutiques, en grand nombre, contiennent des objets hétéroclites, comme par exemple des petites rennes au nez rouge, gonflables : qu'est ce qu'ils peuvent bien faire ici, et en plus même pas à Noël !
Un grand escalier monte sur la colline. Sur le coté, de jolies petites statues bizarrement affublées de bavoirs rouges.

Nous trouvons ça mignon, mais Idemi nous explique que ces statues de pierre représentent des bébés morts, c'est pour ça qu'ils ont des bavoirs.
Nous continuons à grimper,

et nous arrivons au sommet. Là, une fontaine s'offre à nos regards, et Erik demande à Idemi de nous montrer son utilisation : c'est une fontaine de purification, dans la religion bouddhiste, il faut se purifier avant de prier. Idemi nous explique : avec la petite louche en bambou fournie, on se verse de l'eau sur la main droite, puis la gauche. Enfin, on se rince la bouche.

Les enfants essayent, et leurs parents s'efforcent d'empêcher la bataille d'eau !
A propos d'eau, nous apprenons que la décoration en forme de vagues posée sur la pagode

sert (virtuellement) à la protéger du feu, puisque la pagode, avec ses 3, 5 ou 7 étages (les nombres pairs ne sont pas parfaits), est entièrement en bois.

Il pleut, donc nous décidons que nous avons très envie de visiter un temple, et ensuite un musée. Dans le temple, une statue de Bouddha, munie de 12 gardiens, un pour chaque année du cycle chinois. Nous essayons de trouver lequel est le singe...Ils ont tous une tête très patibulaire.

Le bouddha est spécialisé dans les études, ce qui fait que des étudiants viennent le prier, après avoir glissé leur obole dans une fente. Le parc du temple est plein d'écoliers en uniforme, mais plus jeunes que ceux que nous avions rencontré précédemment. Il est aussi plein de daims...Et brusquement, nous comprenons : les rennes au nez rouge, ce sont des daims !

Idemi confirme : ils sont sacrés ici,

et les visiteurs les vénèrent, et leur offrent des douceurs (en vente dans toutes les bonnes échoppes à touristes). Nous tenterons le coup un peu plus tard : les daims, après épuisement de la manne (des biscuits "spécial daim", heureusement que nous avons une guide, ce ne sont pas les inscriptions sur le paquet qui auraient pu nous empêcher d'en manger, sinon), n'hésitent pas à chercher dans les poches de nos Kways pour trouver du rab.

Dans le musée, nous nous félicitons d'avoir une guide étudiante en beaux arts : elle peut ainsi nous expliquer un peu ce que nous voyons, malheureusement, j'ai un peu oublié...En tous cas, nous admirons plusieurs statues de boudha très anciennes, ayant des vertus différentes. Un peu plus loin se trouvent des statues qui ont défié le temps : elles ont presque 2000 ans. Et puis, au milieu, une énorme effigie de bouddha : le bouddha aux mille bras. En fait il en a 40, chacun compte pour 25. Il a aussi des têtes tout autour de la tête. Il est donc prêt à écouter et à aider 1000 personnes en même temps. (je saute quand même sur l'occasion pour dire qu'à mon avis Dieu est plus fort, il peut écouter et aider encore plus de monde en même temps !)

Et puis, il faut sortir; sous la pluie, et nous diriger vers le gros bouddha, le plus gros du Japon, qui est dans un très grand temple, très célèbre. De loin, nous apercevons le toit du temple. Il porte deux queues de poisson en métal brillant : encore une fois, c'est pour protéger la bâtisse en bois du feu. Elle ne risque rien aujourd'hui, à mon avis.
L'entrée du temple bouddhiste est gardée par deux gigantesques statues à l'air martial.

Une est visiblement en train de crier. Idemi précise qu'elles crient toutes les deux, mais une crie oum (bouche fermée), et l'autre ta (bouche ouverte). Il semble que ce soient les lettres extrêmes de je ne sais plus quel alphabet (les sons oum et ta eux mêmes sont proposés sans aucune garantie). Ca veut dire que les gardiens protègent la statue de tout l'univers.
Marchant sur le pavé symbolique, nous allons jusqu'au temple, et y entrons. Le bouddha nous domine du haut de ses 15 mètres. Il est doré, imposant, le "sommet" perdu dans l'ombre.


et tombons sur une file d'écoliers de 8 à 10 ans. Ils font la queue pour passer dans le trou d'un pilier.

Ce trou creusé dans le bois, à ras de terre, est, paraît il de la même taille que les trous des narines de la statue de Bouddha. Quiconque peut passer par là jouira d'une très bonne santé. C'est pour ça que les enfants font la queue ! Elise, Philémon et Colas attendent leur tour pour tenter le coup. Nous les plus grands avons bien trop peur de ne pas passer... (et pas envie de nous traîner sur le sol trempé, non plus). Quelques adultes japonais essayent et y arrivent. J'ai l'impression que la superstition est encore assez vivace, ici.
Nos enfants , j'espère, ne cèdent pas à la superstition en brûlant de l'encens, mais à l'attrait du feu et de la bonne odeur !

Tout ça, c'est très joli, mais, encore une fois, nous avons très froid, et très faim aussi. Idemi promet de nous amener dans un endroit où il fait chaud, et elle tient parole : nous entrons dans un restaurant d'okonomiyaki. Les Okonomiyaki sont des grosses crêpes, fourrées de légumes, viande ou poisson ou nouilles, garnies de copaux de bonite (thon séché). Elles sont servies sur une plaque chauffante et finissent de cuire devant nous.

C'est délicieux ! Très loin de la cuisine japonaise telle qu'on l'imaginait, mais très bon, et parfait quand on a froid (la grande plaque chauffante au milieu de la table est formidable !
Après ça, difficile de se bouger. Nous errons dans les rues du vieux Nara, qui montent et qui descendent,

arrêtés tous les 20 mètres par des magasins alléchants. Nous arrivons trop tard à la vieille maison que Idemi se proposait de nous faire visiter. Mais nous avons quand même le temps d'observer les vieilles rues pavées, les maisons basses, fleuries (là, c'est quand même la devanture d'un fleuriste)

et flanquées chacune d'un seau rempli d'eau, en cas d'incendie.
Merci, Idemi, pour cette visite si agréable et instructive !
Pia
00:45 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Nara, Boudha, Daims, Okonomiyaki, Pia
La grande porte de bois
Le chemin des philosophes nous a mené à un temple. Il pleut toujours autant, et nous avons froid, mais ce temple est en fait un jardin, dans lequel on peut visiter de petits temples, mais surtout une porte monumentale en bois, et un aqueduc. La porte est en fait tout un bâtiment.

Nous grimpons, en chaussettes, nos chaussures dans un sac plastique à la main, dans cet édifice tout en bois sombre. Nous admirons la vue sur les jardins trempés...

Mais aussi sur le vieux Kyoto.
Il faut faire la queue pour redescendre l'escalier raide :

toujours les écoliers en voyage scolaire. Les pauvres n'ont pas de chance avec le temps !

Sous cette immense porte en bois, deux mannequins présentent la collection de printemps (ou d'automne, ce n'est pas flagrant).

Tout un petit monde est autour : photographes,éclairagistes, maquilleuse.

Les deux jeunes filles sont ravissantes, mais je ne crois pas que cette mode s'exporte facilement...
L'aqueduc prends son l'eau dans un grand lac proche de kyoto, et l'achemine dans les quartiers.

Moi qui croyais que les seuls aqueducs étaient romains !

Nous sommes trempés, et avons très froid, aussi sommes nous ravis, après cette visite éclair du temple, de nous diriger vers un restaurant très chic.
Nous enlevons nos chaussures, et sommes introduits dans un salon particulier : grande table basse sur tatamis,

coussins, vue sur le jardin intérieur. On nous sert un repas très raffiné : tempura (beignets légers),

soupe miso, riz, et petit dessert au tofu et kiwi. C'est très bon, et très exotique. imaginez la gymnastique des serveurs pour poser avec déférence un bol de riz sur une table à 40 cm de hauteur !
Nous arrachant ensuite à la tiédeur du restaurant, nous courons sous la pluie vers le centre d'artisanat de Kyoto : à nous les kimonos et autres chapeaux (pour Valentine). Nous faisons nos adieux à Yoshiko qui ne nous est plus très utile, et qui doit avoir envie de rentrer chez elle. Les enfants obtiennent de faire de petits objets artisanaux : émaux,

toupie,

sachets d'encens...

Après un lent goûter (c'est très long et très inhabituel ici de servir 9 gaufres au chocolat), nous partons vers le très célèbre quartier de Gion, le quartier des Geishas. Mais qu'il est encombré ! Les enseignes sont les mêmes que dans notre quartier, mais cet endroit est sillonné de cars de touristes qui espèrent apercevoir LA geisha. Nous, nous en avons vu plein, juste à coté de chez nous.
Nous sommes ici pour voir un spectacle très touristique justement : Gion Corner. Ce spectacle nous permet, en une heure chrono, d'avoir une idée de 5 arts : la cérémonie du thé (la dame qui a fait la démonstration avait des gestes d'une grâce incomparable),

l'arrangement floral, le théâtre kabuki,

la danse des maikos (apprenties geishas),

et le théâtre de marionnettes.

Pour que ce soit plus efficace, les scènes ont lie en même temps. Au vu de la performance des maikos, qui ont l'air revêche et pas du tout gracieux, je regrette beaucoup que notre emploi du temps ne nous permette pas d'aller voir les vraies danses de printemps, qui ont lieu demain (il y avait encore de la place, mais nous allons à Nara).
Le spectacle était quand même intéressant. Il est huit heures du soir. Nous sortons, et allons dîner dans le premier restaurant trouvé. C'est vraiment pas très bon, mais les serveuses nous trouvent très rigolos.

00:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Pia
17.04.2008
Le chemin des Philosophes
A Kyoto, au mois d’avril, il est semble –il impensable de ne pas se balader au moins une fois le long du chemin des philosophes. Ce chemin, qui longe une rivière, est bordé de cerisiers qui sont en fleurs pendant 2 à 3 semaines.

Nous attendons tous cette balade avec impatience. Nous serons accompagnés par notre guide de la veille, Yoshiko, et la voilà, ponctuelle comme une japonaise, à 11 heures à l’arrêt de bus.
Le problème, c’est qu’elle n’est pas seule : la pluie est arrivée aussi, et c’est le début d’une journée…mouillée.

Le chemin des philosophes, c’est vrai, est magnifique, surtout si on l’imagine avec du soleil.


Les cerisiers sont encore en fleurs, mais la pluie les dépouille, demain, il n’en restera plus rien.

Le chemin est charmant et calme, peut être plus que d’ordinaire. Nous apprécions chaque moment, à l’abri sous nos parapluies prêtés par notre maison. Certains ont l’avantage d’être transparents. Ils sont l’objet d’une lutte constante entre les enfants, qui les préfèrent aux autres. Même la mater familias junior les aime. Elle a mal à la jambe, et ce sont les seuls assez costauds pour lui servir de canne…
Nous croisons des japonais sur ce chemin. Prises de vues sous les cerisiers malgré la pluie…C’est beau quand même.

Personne ne regrette d’être là, malgré nos pieds mouillés. Pour un instant, nous sommes tous philosophes.
Pia

19:20 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Chemin;Philosophes;Yoshiko;Pia
16.04.2008
Le pavillon d'or
Nous avons rendez vous ce matin avec Yoshiko, une guide bénévole. Ca, c'est une institution au Japon. Il semble que les japonais aiment à se sentir utiles à la société. Donc, s'ils sont disponibles, à la retraite ou femme au foyer, ils font du bénévolat. Et quoi de plus noble que de montrer son beau pays à des étrangers ?
Donc il suffit d'écrire à l'organisme qui se charge des visites, dans chaque ville, et ils nous mettent en contact avec un guide, qui ne demande rien, à part de partager notre repas, et d'être remboursé de ses frais (bus, entrées de monuments...).
Donc nous avons rendez vous avec Yoshiko au sanctuaire qui est près de chez nous. Surprise, Yoshiko arrive, et c'est une femme. Nous n'avons pas l'habitude des prénoms japonais !
Nous prenons le bus vers le pavillon d'or, un complexe jardin-temple boudhiste dont chaque morceau a été incendié, puis reconstitué. Le pavillon d'or est couvert de feuilles d'or, et ça brille, du moins ça brillerait s'il faisait beau...

Les habituelles sorties scolaires donnent une petite touche marine-BCBG au paysage. Nous ne pouvons pas visiter le pavillon, mais les jardins sont encore une fois très beaux : une lente montée le long d'une colline, des érables (du japon) à feuilles minuscules et aristocratiques.
Tout en haut, nous nous essayons à la calligraphie : sur une grande feuille commune, chacun peut écrire ses voeux.
Papa (Erik, mon père) recopie élégamment les caractères chinois (ou Kanji, une des trois écritures japonaises) de la ligne précédente.

Notre guide lui apprend qu'il vient de souhaiter une vie de couple harmonieuse.
Les enfants se précipitent vers les boutiques, et nous apprenons que la pièce trouée en cuivre et la pièce trouée argentée n'ont pas la même valeur : Elle valent respectivement 56 et 50 yens.
Dans le jardin, des femmes en kimono se promènent et se laissent complaisamment photographier.

Yoshiko nous explique qu'à Kyoto, pour jouer sur la carte "ville historique" de l'endroit, les personnes en kimono se voient accorder des réductions sur le prix d'entrée des monuments. Nous apprécions beaucoup, car c'est joli, mais nous décidons de ne pas nous costumer, il est probable que nous n'ayons pas droit à la réduction de toutes façons...
Il est une heure et nous avons tous très faim. Yoshoko nous emmène dans un restaurant très couru (il faut faire la queue pour s'y assoir), qui propose un buffet de très bonne nourriture japonaise. C'est délicieux. Quand c'est c'est bon, nous dit Yoshiko en se couvrant la bouche pour pas qu'on voit ce qu'il y a dedans, il faut dire "Oishi ". Nous allons voir que c'est un mot très présent dans les émissions culinaires à la télé : la jeune fille qui n'est là que pour ça goûte ce que le chef a préparé et crie Oishi en se couvrant la bouche.
Dans ce resto, on s'arrête de crier oishi pour manger. Pour le dessert : chou cream à volonté, et glace italienne (un peu difficile à doser, le robinet en libre service, hein, Maman ?). Les enfants ont mangé à l'étage (sans chaussure, on monte l'escalier en pantoufles prêtées par la maison). Et on a été bien tranquilles. Eux aussi .
23:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Pavillon d'or, kimono, Yashiko;Pia
Le parc aux films
Après notre visite du pavillon d'or, notre organisatrice du parcours, Maman (France) propose le parc aux films : un parc d'attraction, mais où on tourne vraiment des films !
Nous arrivons un peu tard, sans nous rendre compte qu'une heure pour visiter tout ça, c'est vraiment peu. A l'entrée, photo avec des écolières rencontrées dans le bus : elles ont tellement dit que Colas était Kawai (mot japonais qui signifie "mignon", et que Colas repère facilement, que celui ci s'est écrié fièrement et en anglais dans le texte "yes , I'm cute". Il a donc fallu absolument prendre des photos à la sortie du bus !

D'abord, pélerinage vers nos héros enfantins : nous admirons une statue réduite (mais quand même deux mètres de haut) de Goldorak, et puis Candy, et puis aussi force rouge (et comme disent les inconnus, force jaune devant et marron derrière).

Nos vieux héros plaisent quand même à nos jeunes enfants !

Nous sortons ensuite vers les décors proprement dits. Yoshiko (qui comprend tout ce qui est écrit, et même dit au micro, elle est trop forte) nous entraine vers ce qui doit être la dernière animation de la journée : explications sur le tournage d'un film de samourai. En passant, nous admirons un décor de marché, pas aussi brillant que celui de holyland, mais joli quand même.

Le spectacle a commencé : deux protagonistes, des maisons avec toit asiatique, une jeune fille à sauver, ce sont les ingrédients de base. Les deux hommes sont face à face, et font une démonstration de lancer de couteau :

le samourai, propriétaire de la maison, le gentil, donc, lance un couteau sur le voleur, habillé en noir, qui le reçoit habilement dans le bras. Le truc ? Il y a deux couteaux, rien n'est vraiment lancé ! Le commentaire est en japonais, mais le spectacle est explicite.
Les acteurs se livrent ensuite à des acrobaties, retombant après leurs sauts périlleux sur les matelas cachés.
Pour finir, la scène est inversée, c'est le méchant qui gagne et sauve la jeune fille. C'est marrant, l'humour japonais est compréhensible pour les français !
Nous passons ensuite dans les rues reconstituées. Les enfants s'essaient au tir à l'arc, puis nous visitons une maison "ancienne" qui ressemble beaucoup à la maison dans laquelle nous vivons cette semaine.
Nous entrons aussi dans le studio, où il est possible de se déguiser en geishas et samourais pour une photo telle qu'on les aime, mais il est trop tard, plus le temps de se costumer, le studiuo est en train de démaquiller les dernières geiko...
Un petit tour sur un pont japonais,

et c'est l'heure de partir : nous allons dîner avec les filles, puis les ramener à leur ryokan, un hotel traditionnel où tout est comme au japon ancien (sauf qu'il y a de l'eau chaude dans les douches). Un kimono en coton est fourni, les filles l'utilisent avec plaisir.

Bonne nuit !
00:25 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon;Kyoto;Studio;Cinema;Pia
15.04.2008
Musée des mangas
Après tant d'histoire, un peu de nouveauté : nous allons au musée des mangas, qui n'est pas loin du tout. En passant, les enfants s'offrent des miniatures de sabre japonais. Ca ne coupe pas, mais c'est tellement joli !
Le musée des mangas est un batiment un peu ancien, il est bordé d'une vrai fausse pelouse, où des groupes d'écoliers en uniforme sont allongés, des mangas à la main.

Nous entrons, prenons des billets pour le musée et l'exposition temporaire, et nous dirigeons vers celle ci : on peut admirer les œuvres d'un précurseur du manga, qui, il y a trois cent ans, a dessiné des images comiques mettant en scène des animaux parlant et des humains caricaturés.
Nous tombons en arrêt devant une fresque sur papier de plus de cinq mètres de long, représentant une épique bataille de... pets ! Les combattants, tous japonais, sont d'abord nourris (sans doute de haricots) par l'équipe de soutien. Ils foncent ensuite sur l'ennemi, tous nus, et dirigent sur lui un jet beigeasse sans équivoque. Un pauvre homme à l'air mal-en-point est même assailli par plusieurs tirs simultanés. (Pas de photo hélas, elles ne sont pas autorisées).
Le raffinement et la politesse exquise des japonais ont donc des soupapes, nous en avons découvert une !
Le reste du musée est en fait une gigantesque bibliothèque de mangas, et comme il y en a aussi en français et en anglais, les enfants (et aussi les grands ) passent un bon moment.
On peut admirer aussi une expo où des geishas sont dessinées par différents auteurs,


des dessins de passionnés,

une expo sur le manga chinois...
Au total, on aurait quand même aimé un peu plus d'explications, mais c'était intéressant, et puis rigolo de voir que le public nippon va presque de 7 à 77 ans !

Nous finissons la soirée au starbucks (café américain présent partout sauf à l'isle d'Abeau), pour que certains des enfants un peu dépaysés par la nourriture japonaise aient leur content de calories.
Demain, nous aurons une guide, et visiterons le pavillon d'or.
Pia
Note de Jérôme: Le manga est au japon ce que la bande dessinée est à la belgique... Les kiosques à journaux ont leur section mangas envahie de lecteurs en costards cravatte après la sortie des bureaux (quand les journeaux ne sont pas ficelés pour empécher leur lecture à l'oeil). Il parait même qu'on peut voir des gens lirent des mangas tout en conduisant !

23:30 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Kyoto, Manga, Pia


